Nouadhibou : lancement de la première édition de l’école d’été consacrée aux modèles de langues
Nouadhibou
Le président de l’Université de Nouakchott, M. Ali El-Bakhari, a présidé aujourd’hui, mardi à Nouadhibou, la cérémonie d’ouverture de la première édition de l’école d’été consacrée aux grands modèles de langues et aux langues africaines à faibles ressources.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la volonté de l’Université de Nouakchott de renforcer la recherche scientifique et l’innovation, de développer les compétences numériques, ainsi que de contribuer à la construction d’une intelligence artificielle plus inclusive, davantage ancrée dans les réalités locales et respectueuse de la diversité linguistique et culturelle.
Dans son discours prononcé à cette occasion, le président de l’Université a souligné que la Mauritanie dispose d’une grande richesse linguistique et culturelle, incarnée par ses langues nationales. Il a indiqué que le développement de ressources numériques et de modèles d’intelligence artificielle capables de traiter efficacement ces langues constitue un défi scientifique majeur, mais représente également une opportunité prometteuse pour les chercheurs et les innovateurs.
Il a expliqué que l’école d’été permettra aux participants de se familiariser de manière pratique avec les différentes étapes du développement des modèles de langues, depuis la constitution de corpus linguistiques et l’encodage sémantique, jusqu’à l’adaptation, l’entraînement et l’évaluation des performances des modèles, pour aboutir au développement de prototypes, notamment dans les domaines de la traduction et des assistants conversationnels interactifs.
De son côté, la représentante de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), Mme Magali Mander, a souligné l’importance de la transformation numérique, estimant qu’elle est devenue une nécessité commune et incontournable, compte tenu de son large potentiel pour renforcer la bonne gouvernance et développer différents secteurs.
Elle a également indiqué que la communication constitue un élément essentiel de cette transformation, précisant que le monde se trouve aujourd’hui à un tournant décisif dans le domaine de l’intelligence artificielle : entre le choix de développer des technologies qui ne reflètent pas les réalités locales et celui de construire une intelligence artificielle capable de comprendre les spécificités des sociétés et d’être au service des citoyens.
Elle a ajouté que l’intelligence artificielle contribue à remodeler les économies, les administrations et les sociétés, affirmant qu’elle pourrait constituer en Mauritanie un véritable levier de développement, notamment en facilitant l’accès aux services publics, en créant de nouvelles opportunités économiques et en diversifiant les perspectives et les possibilités offertes aux citoyens.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du conseiller du wali de Dakhlet Nouadhibou chargé des affaires sociales et politiques, du hakem adjoint de la moughataa de Nouadhibou, du président de l’Université de Nouadhibou, ainsi que de plusieurs enseignants universitaires et chercheurs.