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Début à Kaédi d’un atelier de présentation des résultats de l’étude d’impact socio-économique de forêts classées au Gorgol

KAEDI

Les travaux d’un atelier consacré à la présentation, à l’examen des résultats de l’étude d’impact socio-économique et à l’échange autour des plans d’aménagement des forêts classées de Ngouye, Yamen Diaye et Dao, dans la moughataa de Maghama, ont débuté vendredi à Kaédi.

Organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable dans le cadre du partenariat avec l’association « Une meilleure vie pour tous », avec l’appui de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et de l’Agence nationale de la Grande Muraille verte, cet atelier vise à présenter les résultats d’une étude portant sur l’impact socio-économique des forêts sur les communautés locales riveraines, à la soumettre aux différentes parties prenantes pour discussion, enrichissement et adoption selon une approche participative.

Il vise également à présenter les projets de plans d’aménagement des forêts et à introduire les modifications nécessaires en vue de leur adoption et de leur transmission au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Moulay Brahim Ould Moulay Idriss, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la convention de gestion durable des forêts classées de Ngouye, Yamen Diaye et Dao, signée le 17 février 2026 entre le ministère et l’association « Une meilleure vie pour tous », conformément aux dispositions de la loi n°055-2007 du 18 septembre 2007 portant Code forestier, qui confie à l’État la responsabilité d’assurer la protection, la conservation, le développement et la gestion durable du patrimoine forestier national.

Il a ajouté que cette convention constitue une étape importante dans l’évolution des politiques environnementales nationales, en consolidant une approche innovante fondée sur un partenariat structurant entre l’État et la société civile pour une gestion participative des ressources forestières, conformément au Code forestier, ainsi que pour la restauration des écosystèmes, en conciliant étroitement les impératifs de préservation de l’environnement avec ceux du développement durable des communautés et du renforcement de leur résilience.

Le secrétaire général a souligné que les forêts classées représentent un patrimoine naturel inestimable, constituant des réservoirs de biodiversité, des régulateurs de l’équilibre écologique, des remparts contre la désertification et des sources essentielles de subsistance pour les communautés locales.

Il a rappelé que ces forêts classées relèvent du domaine forestier protégé de l’État et bénéficient d’un cadre juridique particulier destiné à garantir leur protection, leur conservation et leur gestion durable.

Il a également indiqué que le ministère de l’Environnement et du Développement durable a fait de la restauration des écosystèmes et de la gestion durable des ressources naturelles une priorité nationale, conformément à ses engagements nationaux et internationaux, notamment dans le cadre de la Stratégie nationale de l’environnement et du développement durable, de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, de la Convention sur la diversité biologique et de l’Accord de Paris sur le climat.

Il a estimé que les travaux de cet atelier constituent une étape essentielle de cette initiative, précisant que l’ambition du ministère et de l’association « Une meilleure vie pour tous » est de faire de ces forêts des espaces de conservation, de production durable et de gestion rationnelle des ressources naturelles, tout en respectant leur statut juridique et en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la promotion d’activités génératrices de revenus, le renforcement de la résilience des communautés locales et le développement durable des ressources naturelles.

Il a ajouté que cette approche traduit l’engagement du gouvernement, sous la conduite du Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay, à concilier la préservation du patrimoine forestier national et le développement local, tout en garantissant une participation effective des autorités locales, des communautés et de l’ensemble des acteurs concernés, conformément aux principes de bonne gouvernance environnementale et aux hautes orientations de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, relatives à la préservation des ressources naturelles et au renforcement de la résilience face aux défis environnementaux.

Pour sa part, le directeur de la Protection des espèces et de la Restauration des sols au ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. El Hassan Ould Mouloud, a salué l’organisation de cet atelier et les thèmes inscrits à son ordre du jour, en harmonie avec les efforts déployés par l’État pour restaurer le rôle des forêts classées dans la préservation de la biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires.

Il a également présenté les défis auxquels sont confrontés les écosystèmes forestiers en général ainsi que les spécificités de la zone abritant les forêts Ngouye, Yamen et Dao, saluant cette initiative qui constitue un exemple concret de citoyenneté et d’intérêt porté à la préservation du patrimoine forestier national.

De son côté, le représentant de l’Union internationale pour la conservation de la nature en Mauritanie, M. Bechir Ndiath, a indiqué que la convention conclue entre le ministère de l’Environnement et du Développement durable et l’association « Une meilleure vie pour tous » ne constitue pas seulement un cadre de coopération, mais porte également une vision commune en matière de gestion durable, globale et participative des ressources naturelles, conciliant la préservation des écosystèmes et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il a affirmé que cette initiative traduit l’engagement de l’association « Une meilleure vie pour tous » à accompagner l’État dans la mise en œuvre du programme de conservation des écosystèmes et de restauration des forêts classées, dans un cadre fondé sur la transparence, la responsabilité et le partenariat, soulignant que sa réussite dépendra de la capacité collective à œuvrer ensemble dans un esprit de confiance, de complémentarité et de responsabilité partagée.

Pour sa part, le président de l’association « Une meilleure vie pour tous », M. Ba Housseinou Hamadi Souma, a présenté les étapes franchies dans l’élaboration du document relatif à l’impact socio-économique des forêts classées de Ngouye, Yamen et Dao, depuis la signature de la convention de partenariat entre l’association et le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Il a affirmé leur confiance dans le fait que la réussite de cette initiative repose sur une approche territoriale fondée sur les réalités locales et sur l’intégration effective des communautés riveraines ayant des responsabilités directes dans ces écosystèmes. Il a souligné que cet atelier revêt une grande importance, constituant un espace de dialogue, d’écoute et de vision commune.

Auparavant, le maire adjoint de la commune de Kaédi, M. Abou Cissé, avait exprimé sa satisfaction quant au choix de la ville pour abriter cette rencontre, saluant les avancées importantes réalisées par le département de l’Environnement et du Développement durable dans le domaine de la préservation des écosystèmes en général et de la restauration des forêts classées en particulier, afin de préserver leur rôle dans l’équilibre écologique.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du wali du Gorgol adjoint, M. Mohamed Abdel Vettah Ahmed Hmeyti, des hakems des moughataas de Kaédi et de Maghama, ainsi que des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya du Gorgol.

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