Organisation d’un atelier sur l’utilisation de la technologie « Blockchain » dans l’administration publique
Nouakchott
Le ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, M. Ahmed Salem Bedda Etfagha, a présidé, lundi, à Nouakchott, l’ouverture d’un atelier consacré à l’utilisation de la technologie « Blockchain » dans l’administration publique ainsi qu’à la formation en gestion des données numériques.
Organisé sur deux jours, cet atelier vise à favoriser l’échange d’expériences, le partage des bonnes pratiques et l’élaboration de recommandations opérationnelles destinées à soutenir les efforts engagés dans ce domaine.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet d’accélération de la transformation numérique globale, de promotion de l’innovation et de modernisation de l’administration. Ce projet vise à mettre en œuvre le programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ainsi que celui du Gouvernement, qui fait de la transformation numérique et de la modernisation de l’administration l’un des principaux axes de ses réformes.
Il a ajouté que cet atelier participe aux efforts déployés par le Gouvernement pour développer l’administration publique, renforcer l’utilisation des technologies modernes et mieux exploiter les données afin d’améliorer les performances et d’éclairer la prise de décision.
Le ministre a souligné que son département œuvre à la mise en place d’une administration moderne, plus efficace, plus rapide et plus transparente, fondée sur les technologies numériques, valorisant les données et plaçant le citoyen au cœur de son action. Une telle administration, a-t-il expliqué, prend ses décisions sur la base de données fiables, fournit des services de meilleure qualité et contribue à renforcer la confiance des citoyens dans le service public.
Il a également indiqué que le département s’attèle à la mise en place d’un système national garantissant la qualité, la sécurité et l’accessibilité des données, tout en favorisant l’interopérabilité entre les différentes administrations. À cet égard, il a relevé que la technologie « Blockchain » offre des perspectives prometteuses pour renforcer la confiance numérique, sécuriser les données et les registres, garantir l’intégrité et la traçabilité des transactions, protéger les documents et certificats, développer les contrats intelligents, améliorer les systèmes de paiement, renforcer la transparence et lutter contre la falsification et la fraude.
Le ministre a enfin précisé que les participants examineront les questions relatives à la gouvernance des données numériques, aux besoins des différents secteurs publics ainsi qu’aux mécanismes de développement d’un système national intégré de gestion des données, afin de soutenir la planification, la prise de décision et le suivi de l’exécution des programmes.
Pour sa part, le représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Mauritanie, M. Mansour Ndiaye, a affirmé que toute transformation réelle commence par une évolution de la gouvernance publique, soulignant que celle-ci ne peut être effective qu’à travers la disponibilité de données de haute qualité.
Il a expliqué que les données constituent désormais une infrastructure stratégique dont l’importance est comparable à celle des routes ou de l’énergie, grâce à leur capacité d’interopérabilité et de coordination, permettant ainsi d’améliorer l’efficacité des interventions publiques, notamment dans les secteurs prioritaires en Mauritanie.
Selon lui, des données de qualité, appuyées par les technologies de l’intelligence artificielle, sont en mesure de libérer tout leur potentiel en renforçant la crédibilité et la transparence des paiements, tout en facilitant l’attraction des investissements.
Il a indiqué que l’orientation actuellement privilégiée consiste à consolider la gouvernance des données et à promouvoir l’utilisation des technologies prioritaires pour la Mauritanie, afin de renforcer les capacités collectives de prise de décision et de produire un impact durable au service d’un développement inclusif et durable.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère, de plusieurs cadres du département, ainsi que de représentants des départements ministériels, des établissements publics, du secteur privé, du monde universitaire et de la société civile.