L'AMI

L’Assemblée nationale organise un atelier sur l’environnement, les écosystèmes marins et côtiers, le changement climatique et le développement durable

Nouakchott

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, M. Sidney Sokhona, a supervisé, lundi matin, au siège de l’institution parlementaire à Nouakchott, l’ouverture des travaux d’un atelier consacré à « l’environnement, les écosystèmes marins et côtiers, le changement climatique et le développement durable ».

Cet atelier est organisé par l’Assemblée nationale en partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable et la Fondation Konrad Adenauer.

Cette rencontre vise à instaurer un cadre de dialogue stratégique entre le Gouvernement, le Parlement, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les acteurs économiques et la société civile, afin d’accompagner la mise en œuvre de la politique environnementale nationale, de renforcer la gouvernance environnementale et climatique, et d’accroître la contribution du Parlement dans le suivi et l’évaluation des politiques publiques liées à l’environnement.

Elle a également pour objectifs spécifiques de présenter les grandes orientations de la politique nationale dans les domaines de l’environnement et du développement durable, de mettre en exergue les principales réalisations du ministère de l’Environnement et du Développement durable, d’examiner les engagements internationaux de la Mauritanie en matière d’environnement et de climat, ainsi que de présenter les programmes et projets structurants en cours d’exécution.

L’atelier permettra également d’évaluer la situation actuelle des principaux défis environnementaux auxquels le pays est confronté.

Les participants auront ainsi l’occasion d’analyser les politiques de protection des écosystèmes marins et côtiers, d’identifier les moyens de renforcer les stratégies de lutte contre les déchets, notamment plastiques, et contre les différentes formes de pollution, ainsi que d’examiner les mécanismes permettant de consolider les politiques de lutte contre la désertification, la dégradation du couvert végétal et la détérioration des terres.

Ils pourront également s’informer sur les solutions existantes et les approches innovantes dans ces domaines.

Participent à cette rencontre des députés, notamment les membres des commissions spécialisées, les responsables et directions techniques du ministère de l’Environnement et du Développement durable, les représentants des départements ministériels concernés (pêche, agriculture, élevage, énergie, hydraulique, économie, entre autres), les établissements publics, les agences des Nations unies, les partenaires techniques et financiers, ainsi que des experts nationaux et internationaux.

Les travaux de l’atelier seront organisés autour de trois sessions consacrées à :

* la gouvernance environnementale ;

* l’environnement vert ;

* l’environnement gris (pollution et économie circulaire).

Dans son intervention à cette occasion, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a salué la qualité du partenariat entre l’institution parlementaire et la Fondation Konrad Adenauer.

Il a souligné que cette coopération constitue un important levier de renforcement des capacités de l’Assemblée nationale, grâce notamment aux programmes de formation et aux échanges d’expériences.

Il a indiqué que la question environnementale ne constitue plus un simple sujet sectoriel, mais représente désormais un enjeu stratégique lié à la souveraineté, à la sécurité, au développement économique et à la justice sociale.

Les effets du changement climatique, l’avancée de la désertification, la raréfaction des ressources naturelles et la dégradation des écosystèmes imposent aux États une mobilisation résolue, a-t-il affirmé, soulignant que la Mauritanie est pleinement engagée dans cette dynamique sous la conduite de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Pour sa part, le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, M. El Houssein Ould Meddou, a affirmé que Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a accordé une attention particulière aux questions environnementales dans l’ensemble des politiques nationales, convaincu de leur importance stratégique.

Le ministre a salué la dynamique constante de l’Assemblée nationale, aussi bien dans l’exercice de ses missions législatives, à travers le nombre important de lois adoptées, que dans son rôle de contrôle et d’évaluation des politiques publiques.

Il a également mis en avant le rôle croissant de la diplomatie parlementaire parallèle et des groupes spécialisés qui connaissent récemment une forte mobilisation sur différentes thématiques liées aux préoccupations quotidiennes des citoyens.

De son côté, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messaouda Baham Mohamed Laghdhaf, a souligné que l’organisation de cet atelier traduit la place croissante qu’occupent désormais les questions environnementales dans les politiques publiques.

Elle a estimé qu’elle reflète également une prise de conscience collective selon laquelle l’avenir du développement du pays est étroitement lié à la protection des ressources naturelles, à la préservation de la biodiversité et au renforcement des capacités nationales d’adaptation aux effets du changement climatique.

La ministre a ajouté que Son Excellence le Président de la République a placé la protection de l’environnement et la promotion des principes du développement durable au cœur de son programme électoral et de sa vision réformatrice ambitieuse pour le pays.

Elle a rappelé que la Mauritanie a enregistré, ces dernières années, des progrès significatifs dans plusieurs domaines, notamment :

* la protection des réserves naturelles ;

* la restauration des écosystèmes ;

* la lutte contre la désertification ;

* la mise en œuvre de programmes de reboisement ;

* l’amélioration de la gestion des déchets ;

* la réduction de la pollution ;

* le renforcement de la capacité à mobiliser les financements climatiques.

Elle a également cité la réalisation de projets structurants en partenariat avec différents partenaires techniques et financiers, ainsi que l’adoption par l’Assemblée nationale de plusieurs textes législatifs relatifs à l’environnement.

Intervenant à son tour, le représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer en Mauritanie, M. Steffen Höffner, a indiqué que la Mauritanie dispose d’un patrimoine naturel exceptionnel, marqué par la richesse de ses écosystèmes marins et côtiers, ses zones humides, ses espaces pastoraux, ses réserves naturelles et ses ressources d’une valeur reconnue à l’échelle mondiale.

Il a souligné que le pays doit relever d’importants défis liés au changement climatique, à la désertification, à l’érosion côtière, à la pression exercée sur les ressources naturelles, ainsi qu’à la nécessité de construire un modèle de développement plus durable et plus résilient.

Il a ajouté que la Fondation Konrad Adenauer est convaincue que les réponses à ces défis ne peuvent être apportées qu’à travers le dialogue, la coopération institutionnelle et le renforcement de la gouvernance démocratique.

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