Le ministre des Finances, M. Codioro Moussa NGuenore, a présidé, vendredi à Nouakchott, la clôture d’une série de sessions de formation organisées au profit des cadres du département des finances et des autres départements ministériels, dans le cadre d’un programme visant à renforcer les capacités des responsables de la chaîne financière de l’État à mettre en œuvre le “budget-programmes”.
Ces sessions ont abordé les principes et les outils du budget-programmes et leurs implications sur la gestion publique, ainsi que la réforme budgétaire et l’approche de gestion axée sur la performance dans le but de permettre aux participants de comprendre les nouveaux mécanismes liés à la programmation des dépenses, à la gestion de la performance, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques, et de renforcer les principes de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources publiques.
Ce programme de formation s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement de la transition vers un modèle moderne de gestion publique basé sur les résultats, la performance et la bonne gouvernance, couvrant plusieurs axes, dont les fondements de la loi organique relative aux lois de finances, l’approche de la performance, l’élaboration du budget-programmes et ses implications sur la gestion financière de l’État.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le ministre des Finances a souligné que ces sessions s’inscrivent dans le cadre des efforts visant à accompagner la réforme globale des finances publiques, mise en œuvre par le gouvernement dans le cadre de la vision de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à renforcer la bonne gouvernance, à améliorer l’efficacité de l’action publique et à consolider une gestion plus efficiente et transparente des ressources publiques, ajoutant que le gouvernement, sous la direction du Premier ministre, Monsieur Moctar Ould Djay, poursuit la mise en œuvre de cette vision avec détermination et constance à travers un programme ambitieux de modernisation de l’administration et des finances publiques.
Il a indiqué que l’entrée en vigueur du budget-programmes à partir de 2026 représente une étape charnière dans le processus de modernisation des finances publiques, incarnant une transition d’une logique de gestion des moyens à une logique basée sur les résultats, la performance et l’évaluation des politiques publiques.
M. le ministre a souligné que le succès de cette réforme ne se limite pas à l’adoption de textes législatifs et au développement d’outils et de mécanismes modernes, mais il exige, également, la qualification des ressources humaines chargées de sa mise en œuvre en vue d’assimiler les nouveaux concepts et les traduire en pratiques concrètes à toutes les étapes de l’élaboration, de l’exécution et du suivi du budget.
Il a indiqué que les mois précédents ont vu l’organisation d’un certain nombre d’activités de formation et de programmes de renforcement des capacités au profit des différents acteurs impliqués dans le processus d’élaboration, d’exécution et de contrôle du budget, ce qui a contribué à approfondir la compréhension des principes du budget-programmes et à renforcer la maîtrise des outils nécessaires à son application efficace, soulignant l’importance particulière de la formation destinée aux contrôleurs financiers et aux chefs des départements comptables ministériels, en tant qu’acteurs clés pour garantir la bonne exécution des dépenses publiques, le respect des règles budgétaires et comptables et le renforcement de la fiabilité des informations financières.
Moussa Nguenore a insisté sur la nécessité que les connaissances et les compétences acquises lors de ces formations trouvent leur application pratique quotidienne et se traduisent par des pratiques qui contribuent à améliorer la performance de l’administration publique et à renforcer l’efficacité de l’utilisation des ressources publiques.
Le programme organisé par le ministère au cours des derniers mois comprend une série de formations visant à informer les personnes concernées par l’exécution des budgets sur le contenu de l’exécution du budget de l’État conformément à l’approche des budgets-programmes.
Lesdites formations ont abordé le contexte du budget-programmes et son cadre juridique et réglementaire, la définition des objectifs et des indicateurs de performance, les principaux acteurs du processus, les mécanismes d’ajustement des crédits pendant l’exécution, et le rôle de toutes ces procédures dans la modernisation de la gestion des finances publiques et l’orientation de l’action budgétaire vers une logique de performance.
Elles ont mis en exergue l’importance du budget-programmes, qui représente une transformation structurelle majeure dans la méthode de gestion des finances publiques en adoptant une vision moderne basée sur le passage d’une logique de gestion des moyens à une logique d’atteinte des résultats, ce qui contribue à renforcer les principes de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources publiques, en liant les crédits financiers aux objectifs et programmes spécifiques, afin de garantir l’obtention de résultats concrets bénéfiques pour le développement et le service de l’intérêt général.
Les participants à ces différentes formations ont pris connaissance des principaux changements introduits par cette réforme, en se concentrant sur la performance, la structuration du budget par programmes, le renforcement de la responsabilité des gestionnaires, la mise en place d’une chaîne administrative axée sur les résultats, et la structuration des programmes budgétaires, en commençant par le programme qui constitue un cadre pour la mise en œuvre d’une politique publique, son budget opérationnel qui est une segmentation pratique et de gestion de ses objectifs, et l’unité opérationnelle qui constitue un mécanisme d’exécution du budget au niveau de la base.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de la Santé, M. Thiam Tidjane, la ministre de la Fonction Publique et du Travail, Mme Marème Boidiel H’meid, en plus des chargés de mission, des conseillers et des directeurs généraux du ministère.