
À l’approche de l’Aïd al-Adha, les marchés de la capitale Nouakchott connaissent une activité commerciale croissante qui reflète le dynamisme économique lié à cette fête religieuse, dans un contexte marqué par des disparités notables en termes de fréquentation et de prix.
Lors d’une tournée sur le terrain qui a couvert deux des principaux marchés animés de la wilaya de Nouakchott Nord, à savoir le marché de bétail de la moughataa de Dar-Naïm et le marché aux vêtements à Teyaret, l’envoyé de l’Agence Mauritanienne d’Information a observé les signes de l’activité commerciale qui précède la fête, ainsi que les défis économiques qui en découlent et qui affectent tant les commerçants que les consommateurs.
Au marché de bétail de Dar-Naïm, l’abondance de l’offre était manifeste, mais la fréquentation est restée en deçà des attentes, en raison de la hausse des prix des petits ruminants due à l’augmentation des coûts d’élevage et de transport du bétail, qui doublent généralement pendant la saison estivale.
M. Mohamed Ould Laghdhaf, éleveur, a déclaré que la hausse des prix des animaux de sacrifice cette année était principalement due à plusieurs facteurs, notamment la forte augmentation des prix des aliments pour animaux, le prix d’un sac d’aliments de bétail atteignant environ 1600 MRU, ainsi que la hausse des coûts de transport du bétail depuis les villes de l’intérieur telles que Djiguenni et Adel Begrou, le coût du transport d’une tête de bétail oscillant entre 300 et 400 MRU.
De son côté, M. Sidi Ould Haidi, négociant en bétail, a affirmé que le marché connaît une grande abondance de bétail, avec une hausse relative des prix et l’absence de spéculation.
Il a précisé que le prix moyen d’un mouton de sacrifice se situe entre 9500 et 10000 MRU, ajoutant que la marge bénéficiaire du commerçant reste limitée, ne dépassant généralement pas 100 à 300 MRU par tête, afin de couvrir une partie des frais croissants.
En revanche, un certain nombre de citoyens ont exprimé leur mécontentement face à la hausse des prix des animaux de sacrifice, estimant que ces augmentations sont « injustifiées » et ne correspondent pas au pouvoir d’achat d’une grande partie des consommateurs.
