L’Institut Supérieur de Comptabilité et de Gestion des Entreprises organise la quatrième édition des rencontres sur le financement durable
L’Institut Supérieur de Comptabilité et de Gestion des Entreprises a organisé, ce jeudi, à Nouakchott, les travaux de la quatrième édition des rencontres sur le financement durable, sous le thème : « Le financement et la transition énergétique en Afrique : quel modèle pour la Mauritanie ? ».
Ce forum vise à examiner les moyens de soutenir les orientations gouvernementales destinées à créer des emplois durables, à renforcer la croissance inclusive et à développer des secteurs stratégiques tels que la construction, l’agriculture et la sécurité alimentaire. Il ambitionne également de promouvoir la formation professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que le développement des infrastructures dans les domaines de l’eau et de l’électricité, afin d’améliorer les services de base à Nouakchott et de valoriser les opportunités de l’économie bleue sur la façade atlantique.
Lors de la cérémonie d’ouverture, les organisateurs et les experts participants ont souligné que la transition énergétique n’est plus une contrainte, mais une opportunité stratégique pour restructurer l’économie nationale, renforcer la souveraineté énergétique et créer de nouvelles chaînes de valeur, notamment avec l’essor des énergies renouvelables telles que le solaire et l’hydrogène vert.
Le chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, secrétaire général par intérim du ministère, M. Mohamed Lemine Ahmed Zeidane, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans un contexte international et régional marqué par les tensions géopolitiques, les défis de sécurité énergétique et le changement climatique, appelant à accélérer la transition vers les énergies propres, conformément à la vision du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et à son programme électoral « Mon ambition pour la patrie ».
De son côté, le directeur général de l’institut, M. Saadbouh Cheikh El Mehdi, a expliqué que le financement durable constitue un levier essentiel pour orienter les investissements vers des projets respectueux de l’environnement, tout en développant des outils d’évaluation des risques climatiques. Il a également mis en avant le rôle de l’intelligence artificielle dans l’amélioration de l’efficacité du secteur énergétique à travers l’analyse, la prévision, la réduction des coûts et l’innovation dans les transports, l’industrie et les villes intelligentes.
Pour sa part, le président du Réseau africain de financement, M. Dhafer Ould Issaïdane, a estimé que la Mauritanie représente un espace économique prometteur grâce à sa transformation basée sur l’énergie, les infrastructures et l’ouverture à l’investissement, soulignant l’importance du financement des énergies renouvelables dans la décarbonation et le développement durable.
Le délégué général de l’Association professionnelle des banques mauritaniennes, M. Mohamed Hanchi Mohamed Saleh, a quant à lui affirmé que l’Afrique fait face à un double défi consistant à répondre aux besoins croissants de développement tout en s’adaptant au changement climatique, faisant de la transition énergétique une opportunité stratégique pour renforcer la souveraineté économique et créer de nouveaux emplois.
Enfin, le secrétaire général de l’Union des banques maghrébines, M. Mohamed Vall El Alem, a salué les efforts de la Mauritanie dans la promotion d’un modèle de développement fondé sur la valorisation des ressources naturelles, l’ouverture économique et le renforcement de l’intégration régionale.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de personnalités scientifiques et professionnelles de haut niveau, venues de Mauritanie et de plusieurs pays amis et partenaires.