L'AMI

Organisation d’un forum sur l’évaluation globale du système de gestion des risques environnementaux et sociaux en Mauritanie

Nouakchott

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a organisé, ce mardi, à Nouakchott, un forum consacré à l’évaluation globale du système de gestion des risques environnementaux et sociaux en Mauritanie.

Organisé en collaboration avec le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, ce forum vise à évaluer les pratiques de mise en œuvre des lois en vigueur, à identifier les lacunes, insuffisances et aspects nécessitant des améliorations, ainsi qu’à proposer des mesures pour y remédier. Il ambitionne également de renforcer le système environnemental et social du pays afin de l’aligner sur les normes internationales.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, a indiqué que cet atelier s’inscrit dans un processus lancé en partenariat avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, visant à réaliser une évaluation objective du système national de gestion des risques environnementaux et sociaux, et à en identifier les points forts ainsi que les défis.

Elle a précisé que les résultats de cette évaluation ont abouti à plusieurs conclusions claires, soulignant que la Mauritanie dispose globalement d’un cadre institutionnel et juridique structuré, tout en faisant face à des défis persistants, notamment en matière de coordination entre les institutions, de renforcement des capacités et d’application effective des textes en vigueur.

Elle a ajouté que cette situation nécessite une approche équilibrée, alliant ambition et réalisme, en soulignant que l’amélioration du système environnemental et social doit se faire en harmonie avec les spécificités du contexte national, marqué par des défis structurels, des priorités de développement multiples et des ressources limitées.

La ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement mauritanien à poursuivre ce processus à travers des réformes progressives et cohérentes, garantissant leur durabilité et leur efficacité. Elle a précisé que cette orientation s’inscrit dans la vision du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui place le développement durable, le renforcement de la gouvernance et la préservation des ressources naturelles au cœur des politiques publiques.

Elle a également indiqué que le plan d’action issu de cette évaluation constitue un outil opérationnel pour accompagner cette dynamique, en renforçant la coordination entre les différents acteurs, en soutenant les capacités techniques et institutionnelles, et en améliorant progressivement l’efficacité des mécanismes de gestion des risques environnementaux et sociaux. Elle a insisté sur le fait que la réussite de ce processus dépendra de la mobilisation de toutes les parties prenantes et de l’adoption d’une approche participative fondée sur la responsabilité partagée.

De son côté, le représentant résident de la Banque mondiale en Mauritanie, M. Ibou Diouf, a souligné que ce forum constitue une étape importante dans les efforts collectifs visant à mieux comprendre les forces du système de gestion environnementale et sociale du pays, saluant la coopération entre le Groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le gouvernement mauritanien.

Il a indiqué que le cadre environnemental et social du Groupe de la Banque mondiale et le système intégré de gestion de la Banque africaine de développement poursuivent des objectifs complémentaires visant à améliorer la qualité et l’impact du développement.

Il a par ailleurs salué la promulgation de la loi n°019/2025 du 20 juin 2025 relative à l’évaluation environnementale et sociale, qui reflète l’engagement du gouvernement mauritanien à adopter les bonnes pratiques internationales dans ce domaine, réaffirmant l’engagement de la Banque mondiale à accompagner la Mauritanie à travers un appui technique et financier pour renforcer les systèmes de gestion des risques.

Pour sa part, le représentant de la Banque africaine de développement en Mauritanie, M. Arkil Yamourimia, a indiqué que cette évaluation s’inscrit dans une volonté commune des gouvernements des pays membres et des partenaires au développement de renforcer la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux, tout en évitant les retards et insuffisances souvent constatés dans ce domaine.

Il a précisé que ces études ont été lancées avec la participation de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale dans 45 pays africains, représentant environ 80 % du continent, ajoutant qu’elles permettront d’identifier les écarts entre les législations nationales et les systèmes de sauvegarde afin d’éviter les retards dans la préparation et l’exécution des projets, ainsi que les impacts négatifs sur l’environnement et les communautés.

Il a enfin expliqué que cette évaluation repose sur l’analyse du cadre juridique et institutionnel, des politiques environnementales et sociales, ainsi que sur une comparaison entre les exigences du système intégré de gestion environnementale des institutions financières et celles des cadres nationaux, en plus de l’élaboration de plans d’action.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Moulaye Brahim Ould Moulaye Brahim, ainsi que de plusieurs représentants des départements concernés et des partenaires techniques et financiers actifs dans le domaine de l’environnement et du développement durable.

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