Lancement d’un atelier visant à intégrer les structures sanitaires des réfugiés dans le système de santé du Hodh -Charghi
Nouakchott
Un atelier technique s’est ouvert mardi à Nouakchott pour présenter les résultats d’une étude portant sur l’intégration des structures de santé pour les réfugiés dans le système de santé national et le renforcement du système de santé régional dans la wilaya du Hodh -Charghi.
L’atelier vise à discuter des résultats de l’étude relative au processus d’intégration des réfugiés dans le système de santé, d’une manière qui améliore la qualité des soins de santé, dans le cadre de l’engagement de la Mauritanie envers les valeurs de solidarité humaine et africaine.
Dans un discours prononcé à cette occasion, la secrétaire générale du ministère de la Santé, Mme El-Alia Yahya Menkouss, a indiqué que cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts du département, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, pour fournir des services de santé de qualité aux réfugiés.
Elle a ajouté que le ministère, en coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, a lancé d’importantes réformes depuis 2020 pour suivre le rythme du nombre croissant de réfugiés, notamment dans le Hodh -Charghi, soulignant que ces réformes comprenaient le transfert de la gestion de quatre unités de santé du camp des organisations internationales aux services de santé gouvernementaux, et l’amélioration de la qualité des services de 31% en 2020 à 90% en 2025, en plus du renforcement du personnel de santé, notamment des médecins, des techniciens, des sages-femmes et des infirmières.
Elle a indiqué que le centre de santé n°1 de Bassiknou avait été réhabilité, que les établissements de santé du camp avaient été réhabilités et équipés, qu’un bureau de représentation avait été construit pour centraliser l’achat de médicaments et qu’un entrepôt régional de vaccins avait été créé.
Elle a souligné que le département compte sur les résultats de cet atelier, saluant le partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, la Banque mondiale et d’autres partenaires.
Pour sa part, la représentante du HCR en Mauritanie, Mme Carol Lalive, a souligné que la santé des réfugiés et des communautés d’accueil représente un défi commun qui nécessite une réponse unifiée, notant l’engagement de la Mauritanie à intégrer les réfugiés dans son système de santé.
Elle a ajouté que la Mauritanie a accueilli des centaines de milliers de réfugiés, notamment dans le Hodh -Charghi, notamment dans le camp de Mberra, notant que les services de santé sont passés depuis 2020 d’un modèle humanitaire d’urgence à une approche de développement, avec l’appui du projet « Inaya » et de la Banque mondiale, avec l’élaboration d’une feuille de route pour la période 2024-2027 pour renforcer l’inclusion.
L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence de nombreux responsables du ministère de la Santé et de représentants d’organisations et organismes internationaux travaillant en Mauritanie.