Réunion du groupe d’experts des pays les moins avancés pour évaluer les progrès des efforts d’action climatique
Nouakchott a accueilli, ce jeudi, les travaux de la quarante-neuvième réunion du groupe d’experts des pays les moins avancés sur le climat, dans le but d’évaluer le niveau de progrès réalisé dans l’action climatique et d’anticiper les perspectives d’intervention au cours de la prochaine phase.
La réunion vise à examiner le bilan de la mise en œuvre des plans nationaux d’adaptation dans les États membres, en tant qu’outil central pour enrichir le débat et renforcer l’échange d’expériences, d’autant plus que la plupart de ces pays appartiennent au continent africain et sont confrontés à des défis climatiques similaires.
Le conseiller technique de la ministre de l’Environnement et du Développement durable chargé de l’environnement, M. Ahmed Mohamed El Mokhtar, a expliqué, dans son discours d’ouverture, que la lutte contre le changement climatique représente un défi mondial qui exige la conjugaison et la coordination des efforts entre les pays, les organisations bilatérales et multilatérales, ainsi que les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux.
Il a souligné qu’il était temps de passer de la phase des engagements à la phase de mise en œuvre effective, notant que les pays les moins avancés contribuent à une faible proportion des émissions mondiales, mais qu’ils supportent le plus lourd fardeau des conséquences du changement climatique.
Il a indiqué que la Mauritanie a inscrit la lutte contre le changement climatique parmi ses priorités politiques et ses choix stratégiques, citant la contribution nationale, élaborée en 2025, qui a consacré une part importante aux mesures d’adaptation, reflétant ainsi la place qu’occupe cet axe dans les politiques nationales.
Il a appelé les pays les moins avancés à poursuivre la coordination de leurs efforts afin de mobiliser le soutien et les ressources nécessaires pour faire face aux défis climatiques, et a exhorté à l’unification des positions pour convaincre les pays développés de respecter leurs engagements, en particulier en présence de fonds de financement climatique dédiés au soutien de ces pays, bien que les procédures d’accès à ceux-ci restent lentes et complexes.
M. Paul Desanker, responsable du secteur de l’adaptation à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, et M. Mokoena France, président du groupe d’experts des pays les moins avancés sur le climat, ont pris la parole, passant en revue les efforts déployés par le groupe pour soutenir les États membres, soulignant l’importance d’unifier les visions et de renforcer la coordination pour établir une position unifiée dans le domaine de l’action climatique.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la conseillère technique de la ministre de l’Environnement et du Développement durable chargée de la communication et de l’éducation environnementale, et du directeur du climat et de l’économie verte au ministère de l’Environnement et du Développement durable.