L'AMI

Forêt de “Kani” au Trarza, une approche renouvelée pour la protection durable des forêts classées

Rosso

La forêt de “Gani” dans la wilaya de Trarza connaît une dynamique environnementale croissante dans le cadre des efforts nationaux visant à protéger les ressources naturelles.

Ces interventions s’inscrivent dans la stratégie du ministère de l’Environnement et du Développement Durable visant à renforcer la protection des forêts classées, considérées comme des zones soumises aux plus hauts degrés de protection juridique, où toute activité susceptible de nuire directement ou indirectement à leur nature, leur structure ou leur écosystème est interdite.

La wilaya de Trarza compte deux forêts classées : la forêt de “Kani” dans la moughataa de N’Tékane, d’une superficie de 2400 hectares, et la forêt de “Kermour” dans la moughataa de Rosso, s’étendant sur une superficie de 450 hectares.

La forêt de “Gani” a été le point de départ de la mise en œuvre d’un nouveau plan d’action, qui sera ensuite généralisé à la forêt de Kermour.

Le délégué régional du ministère a expliqué, dans une déclaration à l’Agence Mauritanienne d’Information, que la délégation a pris l’initiative d’élaborer un plan intégré pour renforcer la protection et assurer sa durabilité, précisant que ce plan adopte une approche participative combinant l’administration centrale chargée de la protection de la nature, la délégation régionale, et un regroupement communautaire organisé dans le cadre d’une coopérative locale, ce qui renforce le principe de gestion participative et consacre l’implication des populations dans la préservation des ressources environnementales.

Il a ajouté que, dans le cadre de l’harmonisation entre protection et développement, l’apiculture et la production de miel ont été adoptées comme activité économique compatible avec les objectifs de protection, étant donné qu’elle ne nuit pas à l’écosystème et contribue à la valorisation des ressources naturelles sans les épuiser, soulignant que l’organisation SOS NATURE a été choisie comme partenaire d’exécution en vertu d’un accord définissant les engagements des parties, en échange de sa contribution au soutien des efforts de protection et de surveillance.

Il a indiqué que les mesures sur le terrain comprenaient la création d’un dispositif de surveillance conjoint comprenant des éléments de protection de la nature et des observateurs de la coopérative locale, la fourniture d’un soutien financier à l’équipe de surveillance, l’installation de caméras aux entrées et sorties de la forêt, en plus de l’utilisation d’un drone pour renforcer la surveillance, la fourniture de chevaux pour faciliter le déplacement des observateurs dans les zones difficiles, ainsi que la mise en œuvre d’opérations de reboisement avec des espèces locales pour réhabiliter les zones endommagées, et l’organisation de l’apiculture de manière à garantir une contribution directe au financement des efforts de protection.

Selon les données présentées, ces mesures ont contribué à une surveillance efficace de la forêt, à l’expulsion des troupeaux de bétail qui y vivaient, et à l’arrêt des formes d’exploitation illégale, ce qui a favorisé le rétablissement de l’équilibre écologique et réduit les pressions auxquelles elle était soumise.

L’expérience de la forêt de “Gani” incarne un modèle pratique combinant la rigueur juridique, l’engagement communautaire et les activités économiques durables, ce qui en fait une approche prometteuse susceptible d’être généralisée aux autres forêts classées du pays, et reflète une orientation nationale qui considère la protection de l’environnement comme une responsabilité partagée, et le développement comme un outil de soutien à la préservation de la nature et à sa durabilité pour les générations futures.

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