Lancement d’un atelier sur le projet de loi relatif à la lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes
Le ministre de la Justice, M. Mohamed Ould Soueidatt, a supervisé jeudi à Nouakchott, le lancement d’un atelier sur la validation du projet de loi de lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes.
L’atelier, qui dure trois jours, vise à présenter plusieurs exposés sur le projet de loi, qui vise à prévenir l’usage des stupéfiants et des substances psychotropes, à punir leurs consommateurs et le trafic illicite de ces substances.
Le ministre de la Justice a souligné, lors de son discours d’ouverture, que cet atelier s’inscrit dans le cadre des orientations nationales visant à moderniser le système pénal et à renforcer l’efficacité de la politique publique en matière de lutte contre les stupéfiants et les substances psychotropes.
Il a ajouté qu’il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route tracée par le Haut Comité pour la réforme et le développement de la justice, sous la supervision directe de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et en cohérence avec une vision de réforme solide et sereine qui fait de la modernisation et de la révision de l’arsenal juridique une pierre angulaire.
Il a indiqué que cette orientation réformatrice fait de la protection de la société et de la lutte contre le crime organisé, en premier lieu les crimes liés à la drogue, une priorité nationale qui n’admet aucune hésitation. Cette volonté s’est traduite par des directives claires et un suivi continu du gouvernement pour assurer la modernisation du système législatif et renforcer l’efficacité de la justice pénale.
Il a ajouté que l’atelier revêt une importance particulière car il est dédié à la discussion du projet de loi à un stade délicat où les exigences de la modernisation législative se croisent avec les nécessités de la prévention et de la protection et les exigences de la sécurité publique, ce qui nécessite un débat approfondi qui équilibre le renforcement de la dissuasion pénale et la protection des droits et libertés, et le renforcement des mécanismes de répression, de traitement et de réintégration, selon une approche globale qui prend en compte les expériences comparatives et les meilleures pratiques internationales.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence du ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local, M. Mohamed Ahmed Mohamed Lemine, du ministre de la Santé, M. Mohamed Mahmoud Ould El Mahmoud, et du président de la Cour suprême, M. Cheikh Ahmed Ould Sid Ahmed, du secrétaire général du ministère de la Justice, du procureur général près la Cour suprême, et d’un certain nombre de cadres du ministère.