Organisation d’un atelier pour présenter les résultats d’une étude d’évaluation des émissions de gaz à effet de serre au niveau du système de santé
Le ministère de la Santé a organisé, ce jeudi, à Nouakchott, un atelier pour présenter les résultats d’une étude d’évaluation des émissions de gaz à effet de serre au niveau du système de santé en Mauritanie, en collaboration avec la direction de la sécurité sanitaire.
Cet atelier s’inscrit au cœur des orientations stratégiques du gouvernement, qui a fait de la santé, de l’environnement et du développement durable des axes intégrés de sa vision globale pour construire un avenir sûr et juste pour les générations futures.
Le chargé de mission au ministère de la Santé, M. Cheikh Baye Ould M’khaitrat, a expliqué que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a souligné, dans son programme électoral “Mon ambition pour la patrie” que la santé du citoyen est indissociable de la protection de son environnement, et que le véritable développement ne peut être atteint que s’il est un développement durable équitable, capable de résister aux défis climatiques.
Il a indiqué que le gouvernement a traduit cette vision en politiques publiques claires qui placent l’être humain au centre de l’action gouvernementale, et œuvrent à renforcer la justice sociale, à réduire la vulnérabilité et à garantir l’accès de tous à des services de santé essentiels de qualité, dans un environnement sain et sûr.
Il a ajouté que dans ce contexte, le changement climatique n’est plus une simple question environnementale, mais est devenu un défi sanitaire et de développement par excellence. Le monde est aujourd’hui confronté aux effets croissants de phénomènes climatiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les inondations, les perturbations des systèmes alimentaires, la propagation des maladies transmissibles et l’aggravation des problèmes de santé mentale.
Il a ajouté que l’étude, objet de l’atelier, a permis d’établir un inventaire précis des émissions de gaz à effet de serre au niveau des différentes composantes de la pyramide sanitaire, y compris la consommation d’énergie, le transport sanitaire, les générateurs, les stations d’oxygène, la chaîne du froid, l’incinération des déchets médicaux… et autres.
Il a précisé que la majeure partie de ces émissions est concentrée dans un nombre limité de sources, ce qui ouvre des perspectives pratiques et réalistes d’intervention par l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’extension de l’utilisation des énergies renouvelables, la rationalisation du transport sanitaire et le renforcement de la gouvernance environnementale au sein des établissements de santé.
Il a rappelé que cet atelier constituera un espace de consultation et d’échange de vues entre les différents acteurs gouvernementaux, partenaires et experts, afin d’enrichir ces résultats et de les transformer en politiques et mesures pratiques, permettant d’améliorer la capacité d’adaptation du système de santé au changement climatique, de réduire son empreinte carbone et de renforcer sa contribution à la mise en œuvre des contributions nationales déterminées de la Mauritanie à l’horizon 2030.
L’atelier a été inauguré en présence de la directrice de la sécurité sanitaire, du conseiller Juridique au Ministère de l’Environnement et du développement durable, et de représentants des secteurs concernés.