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Le porte-parole du gouvernement : « Le bilan d’action présenté par le Premier ministre devant l’Assemblée nationale, traduit concrètement le programme « Mon ambition pour la patrie » dans ses 5 axes »

Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. El Houssein Ould Medou, a déclaré, en réponse à une question relative à la présentation par le Premier ministre, M. El Mokhtar Ould Diay, du bilan de l’action du gouvernement pour l’année 2025 ainsi que des perspectives d’action pour l’année 2026, que ce bilan constitue une traduction concrète du programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, « Mon ambition pour la Patrie », articulé autour de ses cinq axes.

Il a précisé que ce bilan n’a pas été présenté selon une approche sectorielle ministérielle, mais plutôt en fonction de ces axes et des niveaux de progrès enregistrés, que ce soit au cours de l’année 2025 ou depuis 2019, date de l’investiture du Président de la République par le peuple mauritanien.

Commentant les résultats de la réunion du Conseil des ministres, mercredi soir, aux côtés du ministre de la Justice, M. Mohamed Ould Soueidatt, le porte-parole du gouvernement a indiqué que cette présentation répondait aux exigences constitutionnelles, conformément à l’article 72 de la Constitution, qui impose au Premier ministre de soumettre le bilan de l’action gouvernementale de l’année écoulée ainsi que les orientations pour l’année à venir.

Il a souligné que ce bilan constitue une étape essentielle dans le processus de coordination et de complémentarité entre les pouvoirs exécutif et législatif, tant en matière de suivi, de contrôle et de redevabilité que dans la mise en œuvre des programmes auxquels le gouvernement s’est engagé.

Selon lui, le bilan a été présenté de manière précise et chiffrée, facilitant ainsi la mission de contrôle des parlementaires et permettant au gouvernement de mettre en évidence les réalisations accomplies comme celles qui n’ont pas encore été pleinement réalisées. Il a qualifié ce bilan de qualitatif, au regard de l’ampleur des acquis obtenus et de leur impact cumulatif, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures hydrauliques et de l’énergie.

Il a ajouté que près des deux tiers des centres et postes de santé réalisés depuis le naissance de l’État ont été construits au cours des six dernières années, une tendance similaire étant observée dans les secteurs des routes, de l’énergie et de l’eau, précisant que ces acquis doivent être appréciés à l’aune de la consolidation de l’État et non selon des critères conjoncturels.

Le porte-parole du gouvernement a également indiqué que la présentation du bilan a permis au Premier ministre d’adopter une approche critique responsable, reconnaissant les insuffisances constatées et mettant en lumière les points qui n’ont pas encore été entièrement abordés, tout en soulignant que le travail a déjà été engagé pour y remédier, dans le cadre d’un processus cumulatif qui ne nie ni les échecs ni les acquis.

Il a poursuivi en précisant que le débat parlementaire, y compris celui de l’opposition, n’a pas remis en cause l’exactitude des chiffres présentés, mais s’est plutôt concentré sur l’impact réel de ces acquis sur la vie des citoyens, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de la santé et des services de base, ce qui reflète le sérieux de l’approche gouvernementale en matière d’évaluation et de redevabilité.

Répondant à une question relative à la visite attendue du Président de la République dans la wilaya du Gorgol, il a indiqué qu’il s’agira d’une visite de grande importance, comparable à celle effectuée précédemment dans la wilaya du Hodh El Charghi, en ce sens qu’elle prendra le temps nécessaire en raison de multiples considérations.

Il a précisé que cette visite, prévue du 8 au 12 février, suscite de grandes attentes de la part des populations, en tant qu’occasion de constater l’ampleur des acquis réalisés en matière d’infrastructures et de développement économique et social, ainsi que son volet social lié aux préoccupations des citoyens, au renforcement de l’unité nationale, de la cohésion sociale et des valeurs de citoyenneté.

M. Ould Medou a ajouté qu’elle permettra également au Président de la République de constater sur le terrain les résultats du programme d’urgence visant à renforcer et généraliser l’accès aux services de base, à travers des programmes et chantiers déjà lancés ou appelés à l’être prochainement.

Dans son intervention, le ministre de la Justice, M. Mohamed Ould Soueidatt, a déclaré, commentant les conclusions du Conseil supérieur de la magistrature, qu’il a eu l’honneur de présenter, ce jour, une communication devant le Conseil des ministres, informant les membres du gouvernement des résultats de la dernière session du Conseil supérieur de la magistrature, tenue en décembre 2025 sous la présidence de Son Excellence le Président de la République, Président dudit Conseil.

Il a indiqué que cette session a été consacrée à l’évaluation de la situation du travail judiciaire, tant du point de vue des ressources humaines que des structures, à l’examen du bilan enregistré au cours de l’année 2025 et des difficultés rencontrées, ainsi qu’à la discussion des mécanismes de mise en œuvre du document national de réforme et de développement de la justice, en tant que cadre de référence pour la réforme du système judiciaire.

M. Ould Soueidatt a rappelé que le Président de la République a souligné, lors de l’ouverture de la session, que la justice ne se limite pas à trancher les litiges, mais constitue une garantie des droits et un pilier de l’équité, et que son efficacité, son indépendance et son intégrité sont des conditions essentielles à l’édification d’un État d’institutions, appelant à redoubler d’efforts pour lever les obstacles entravant son efficacité et assurer une justice diligente.

À l’issue des délibérations, poursuit le ministre, le Conseil supérieur de la magistrature a approuvé un ensemble de décisions et de mesures, notamment l’adoption de recommandations visant à améliorer la performance judiciaire et à renforcer la confiance dans la justice, la tenue de deux sessions ordinaires annuelles en juin et décembre, la titularisation de la promotion 2022 composée de 24 magistrats, la nomination d’une nouvelle promotion de 20 magistrates, ainsi que l’adoption d’une version actualisée du Code d’éthique du juge.

Des mutations judiciaires ont également été approuvées selon des critères professionnels et transparents, dans le respect des garanties légales de l’indépendance de la justice, du bon fonctionnement du service public judiciaire, de la continuité des audiences et d’une répartition équilibrée des charges.

Le ministre a annoncé que le secteur de la justice entamera, au cours du premier semestre de l’année en cours, la mise en œuvre d’un ensemble de mesures prioritaires, comprenant le recrutement de quarante magistrats et de soixante greffiers, la révision du cadre juridique et législatif régissant la justice, la levée des lourdeurs procédurales, la simplification des procédures d’exécution, l’accélération de l’opérationnalisation de l’Institut supérieur de la magistrature, l’amélioration de l’état des bâtiments et des équipements judiciaires, la consolidation de l’éthique professionnelle, l’adoption d’une approche axée sur la jeunesse dans la gestion des carrières judiciaires, ainsi que la fixation de délais pour la mise en œuvre des autres axes du document national de réforme et de développement de la justice.

Il a également souligné que cette démarche constitue un engagement institutionnel ferme et durable, et que le respect des devoirs professionnels et de l’éthique demeure une condition fondamentale pour l’exercice de la responsabilité judiciaire.

Enfin, répondant à une question relative au dépôt de plaintes pour menaces de mort, le ministre de la Justice a affirmé que toute plainte introduite par un citoyen mauritanien auprès des juridictions compétentes est traitée conformément aux procédures légales en vigueur, sans exception, précisant que ces dossiers font l’objet d’un suivi rigoureux et diligent, dans le strict respect de la loi, en vue de concrétiser l’ambition du Président de la République et de remettre chaque affaire à sa juste place.

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