Le Premier ministre, lors de la présentation du programme d’action du gouvernement 2026 : Notre objectif est de construire une économie forte et résiliente avec une performance écologiquement durable.
Nouakchott
Le Premier ministre, M. El Moctar Ould Djay, a affirmé, lors de la présentation du deuxième axe du plan d’action gouvernemental 2026, que cet axe se concentre sur la construction d’une économie forte et résiliente, dotée d’une performance écologiquement durable.
Il a expliqué que l’objectif stratégique fixé par le gouvernement dans sa déclaration de politique générale était de réaliser une transformation économique structurelle conduisant à des taux de croissance forts et durables qui, par leur accumulation, créeraient suffisamment d’activités et de richesses pour fournir suffisamment d’opportunités d’emploi afin d’absorber la demande croissante d’emploi, et pour fournir les ressources financières nécessaires au financement des dépenses publiques dans les secteurs et programmes sociaux et au financement des investissements dans les domaines des infrastructures prioritaires.
Afin d’atteindre cet objectif, le Premier ministre a indiqué que le gouvernement redoublera d’efforts pour assurer la poursuite de la croissance de l’économie du pays sur sa trajectoire ascendante, tirée par les réformes structurelles adoptées pour libéraliser l’économie et encourager l’investissement, et par la dynamique des secteurs productifs prioritaires, ainsi que par la poursuite des travaux visant à combler le déficit d’infrastructures soutenant la croissance et à préserver le cadre environnemental qui garantit la durabilité de l’activité économique et grâce à la préservation de la durabilité du cadre macroéconomique et des grands équilibres financiers.
Ci-après le deuxième axe d programme d’action du gouvernement 2026 :
S’agissant du deuxième axe relatif à la construction d’une économie forte et résiliente, dotée d’une performance durable sur le plan environnemental, l’objectif stratégique fixé par le gouvernement dans la déclaration de sa politique générale est de permettre une transformation structurelle de l’économie, conduisant à des taux de croissance robustes et durables. L’accumulation de ces résultats doit permettre de générer l’activité et la richesse nécessaires pour offrir un nombre suffisant d’opportunités afin d’absorber la demande croissante en matière d’emplois, tout en assurant les ressources financières indispensables au financement des dépenses publiques dans les secteurs et programmes sociaux, ainsi qu’au financement des investissements dans les domaines prioritaires des infrastructures.
Afin d’atteindre cet objectif, le gouvernement redoublera d’efforts pour garantir le maintien de la croissance de notre économie sur sa trajectoire ascendante, portée par les réformes structurelles adoptées pour libéraliser l’économie et encourager l’investissement, par la dynamique des secteurs productifs prioritaires. Il poursuivra, par ailleurs, l’action engagée pour résorber les déficits d’infrastructures indispensables à la croissance, tout en veillant à la préservation d’un environnement propice à la durabilité de l’activité économique, grâce au maintien de la durabilité du cadre macroéconomique et des grands équilibres financiers.
S’agissant de la préservation de la durabilité du cadre macroéconomique et des grands équilibres financiers, un cadre des dépenses publiques à moyen terme (2026-2028) ainsi que la loi de finances pour l’année 2026 — adoptée par votre auguste Assemblée il y a quelques semaines — ont été conçus et élaborés sur des bases rigoureuses, répondant aux objectifs fixés.
Dans ce cadre, nous avons élaboré des plans d’action ambitieux dont la mise en œuvre devrait permettre une croissance de notre économie nationale à un rythme avoisinant 5,6 % sur la période 2026-2027 ; Une augmentation des ressources et des dépenses du budget 2026 de plus de 10 % . Cela permettra, entre autres, d’augmenter le budget d’investissement de plus de 15,6 %, de financer les revalorisations salariales accordées aux enseignants, aux personnels des forces armées et des forces de sécurité, ainsi que les rémunérations des 3 000 agents dont le recrutement a été décidé au titre de la présente année.
La règle retenue, conformément aux orientations de Son Excellence le Président de la République, est que toute marge budgétaire nouvelle dégagée — qu’elle résulte d’un accroissement des recettes fiscales, d’économies réalisées sur les dépenses ou de la récupération de fonds détournés — doit être affectée immédiatement à l’un des usages suivants : une revalorisation salariale, des recrutements au profit des jeunes, un appui aux couches les plus vulnérables, ou un investissement dans les infrastructures publiques.
Ce programme permettra aussi une progression de la dotation d’investissement de plus de 15,6 % ; le maintien du taux d’inflation autour de 2 % ; une réduction du déficit du compte courant à moins de 6 % ; le maintien du déficit budgétaire à environ 0,7 % ; et la poursuite de la tendance baissière du ratio de la dette publique par rapport au PIB, pour s’établir en 2026 à 43,3 %.
En matière d’approfondissement des réformes structurelles, l’action gouvernementale continuera à œuvrer pour accélérer et faciliter la mise en œuvre des réformes récemment adoptées, au premier rang desquelles figurent le nouveau Code des investissements, la loi modifiant le cadre des partenariats public-privé, ainsi que la loi sur l’industrie. Il sera également procédé à l’élaboration d’un nouveau Code de la commande publique et les travaux se poursuivront en matière de réforme foncière, de même que sur l’opérationnalisation du cadre réglementaire régissant cet important secteur.
Un nouveau Code minier sera élaboré, et la réforme profonde et ambitieuse du marché des changes sera poursuivie, ainsi que l’accompagnement de la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés financiers et la digitalisation du guichet unique.
Le gouvernement poursuivra également ses efforts pour accompagner et renforcer les capacités du secteur de l’environnement et du développement durable, afin qu’il puisse pleinement assumer le rôle qui lui est dévolu.
En matière de renforcement et de développement des infrastructures favorisant la croissance, le gouvernement poursuivra, en 2026, la mise en œuvre du programme ambitieux qu’il a élaboré, couvrant les infrastructures routières, portuaires, de télécommunications, d’électricité et d’eau.
Les projets composant ce programme peuvent être répartis comme suit:
– Ceux dont les travaux seront achevés avant la fin de l’année;
– Ceux dont la réalisation se poursuivra et sera accélérée;
– Ceux dont les travaux démarreront au cours de l’année en cours;
– Enfin, ceux dont les études seront finalisées et pour lesquels débutera la mobilisation des ressources nécessaires à leur exécution durant l’année.
Ces projets sont présentés comme suit:
Premièrement : dans le domaine des infrastructures routières:
L’action gouvernementale en 2026 sera axée sur l’achèvement, le lancement, l’étude ou le financement de près de 2 000 kilomètres de routes interurbaines et urbaines. Il s’agit notamment de :
a) Les projets dont la réception est prévue avant la fin de l’année 2026 sont:
• Les deux tronçons de la route Néma – N’Beiket Lahwach;
• Le premier tronçon de la route Amourj – Adel Bagrou.
• La route contournant la ville de Nouakchott et le réseau de voirie urbaine dans le cadre du Programme de développement de la ville de Nouakchott ;
• Le réseau de voirie urbaine de la ville de Nouadhibou;
• La première phase du volet désenclavement du programme régional pour la généralisation de l’accès aux services essentiels pour le développement local.
b) Les projets routiers dont les travaux progresseront et s’accéléreront en 2026:
• La route Tidjikdja – Sélibaby;
• La route Atar – Chinguetti;
• Les routes Sawatta – Mounguel et Sawatta – Barkéwol.
c) Les projets routiers dont les études techniques sont achevées et pour lesquels les ressources nécessaires au financement ont été mobilisées, et dont le gouvernement prévoit le lancement des travaux en 2026 :
• Le projet de construction de quatre nouveaux ponts dans la ville de Nouakchott, ainsi que 40 km de voirie urbaine et le pavage de plusieurs rues et places publiques, dans le cadre de la deuxième phase du Programme de développement de la ville de Nouakchott.
• Le projet de construction de 70 km de voirie urbaine dans les capitales régionales et départementales, dans le cadre de la deuxième phase du Programme d’accès aux services essentiels pour le développement local.
• Le projet de construction de la route Tintane – Ain Varbé – Touil;
• Le projet de construction de la route R’Kiz – El Bezoul;
• Le projet de construction de la route Tembedgha – Bousteila – Adel Bagrou.
• Le lancement des travaux de réhabilitation et de reconstruction des tronçons les plus endommagés de la route Akjoujt – Atar.
• Le lancement d’un programme d’entretien des tronçons les plus endommagés de la route Rosso – Boghé.
• Le lancement des travaux de réhabilitation et de reconstruction des tronçons les plus endommagés de la route Nouakchott – Nouadhibou.
• La mise en place d’un réseau destiné à désenclaver certaines zones de production agricole.
d) Les projets dont le gouvernement prévoit d’achever les études en 2026 et/ou d’engager le processus de mobilisation des ressources nécessaires à leur financement :
• La route Barkéwol – M’Bout;
• La route Néma – Oualata;
• La route R’Kiz – Nebaghyé.
• La route Touil – El Voulanyé – Medbougou – Kobenni;
• La réhabilitation de la route Akjoujt – Atar;
• La réhabilitation de la route Kaédi – Sélibaby;
• La deuxième phase du programme de désenclavement des zones difficiles d’accès sur l’ensemble du territoire national.
Deuxièmement : dans le domaine des infrastructures portuaires:
a) Les projets dont les travaux seront achevés en 2026:
• Le projet de réhabilitation du Port autonome de Nouadhibou.
b) Les projets dont les travaux démarreront en 2026:
• Le projet de construction d’un port en eaux profondes à Nouadhibou;
• Le projet de dragage et de réhabilitation du port de Tanit.
c) Les projets dont les études sont achevées et pour lesquels débutera la mobilisation des ressources financières nécessaires à leur réalisation :
• Le projet de réhabilitation et de dragage du Port de l’Amitié à Nouakchott;
• Le projet de port sec à Gogui Zemmal;
• Le projet de construction de points de débarquement pour la pêche artisanale dans les zones centrales et méridionales.
Troisièmement : Dans le domaine des infrastructures du secteur des télécommunications:
a) Les projets dont l’achèvement est prévu avant la fin de l’année 2026 sont les suivants:
• Achèvement des travaux relatifs au raccordement du câble sous-marin ELALINK au point de connexion situé dans la ville de Nouadhibou, ce qui renforcera la fluidité des communications et l’ouverture internationale du pays.
• Introduction de la technologie de cinquième génération (5G) par la finalisation du processus d’octroi des licences pour la création et l’exploitation du réseau, ainsi que par la réalisation des investissements nécessaires à sa mise en service.
• Création du cloud gouvernemental dédié à l’hébergement des systèmes d’information de l’État.
• Renforcement du réseau national pour la recherche scientifique (NREN) par l’amélioration de ses capacités et son interconnexion avec le réseau régional WARCEN.
b) Les projets dont le démarrage est prévu en 2026:
• Extension du réseau national de fibre optique (backbone).
• Acquisition d’un système de signature électronique et de l’infrastructure à clés publiques (PKI/ICP).
• Mise en place d’un système de paiement instantané (SPI).
• Conception et mise en œuvre d’un système d’adressage géographique destiné à soutenir le développement du commerce électronique.
Quatrièmement : Dans le domaine des infrastructures énergétiques :
Les efforts en 2026 seront concentrés sur l’amélioration tangible de la qualité du service de l’électricité à Nouakchott, à la faveur de la mise en service, prévue autour du mois de novembre, des deux centrales thermique et hybride, ainsi que de l’achèvement des travaux de réhabilitation du réseau.
L’année 2026 sera également marquée par l’entrée en service de la ligne Nouakchott–Zouérate, l’équipement de vingt quatre grandes villes en nouveaux groupes électrogènes, ainsi que l’électrification de plus de 400 villages supplémentaires.
Plus en détail, il est prévu de:
a) Les projets dont l’achèvement est prévu en 2026 sont les suivants :
• Composante électricité du Programme de développement de la ville de Nouakchott.
• Composante électricité du Programme de généralisation de l’accès aux services de base pour le développement local.
• Projet d’extension de la centrale électrique hybride par l’ajout de quatre générateurs, chacun d’une capacité de 18 mégawatts.
• Projet de centrale hybride (solaire et éolienne) d’une capacité de production de 60 mégawatts, réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé.
• Réhabilitation de la centrale solaire «Cheikh Zayed».
• Réhabilitation des groupes électrogènes de la centrale de Nouadhibou.
• Réhabilitation des groupes électrogènes de la centrale du Warf.
• Électrification de 400 villages dans le cadre du volet «Électricité» du programme d’urgence pour l’accès aux services essentiels pour le développement.
• Acquisition et installation de 24 groupes électrogènes — d’une capacité unitaire comprise entre 500 et 1 200 kVA — au profit de 24 villes.
• Projet de raccordement de la boucle Kaédi–Sélibaby–Kaédi au réseau électrique national.
• Projet d’accès à l’électricité par le biais de batteries de stockage (BEST).
• Achèvement des travaux de la ligne électrique reliant Nouakchott à Zouerate.
• Achèvement des travaux des dépôts de stockage d’hydrocarbures d’une capacité de 100 000 m³ à Nouakchott.
b) Les projets dont le démarrage est prévu en 2026:
• Projet de centrale électrique au gaz d’une capacité de 230 mégawatts.
• Ligne électrique « Emel » reliant Nouakchott à Néma.
• Centrale solaire dans la ville de Kiffa d’une capacité de 50 mégawatts.
• Projet d’hybridation des centrales électriques dans les villes de Tidjikdja, Moudjéria, Tamchekett, Oualata, Boumdeid, El Ghaïré, Nouamghar, Aoujeft, Chinguetti et Ouadane.
• Composante électricité de la deuxième phase du Programme de développement de la ville de Nouakchott.
• Projet d’acquisition de batteries de stockage pour la centrale éolienne de 100 mégawatts à Boulenoir.
c) Les projets dont les études de faisabilité seront finalisées en 2026 et/ou dont le processus de mobilisation des ressources nécessaires à leur mise en œuvre sera engagé :
• Projet de raccordement entre les deux lignes à haute tension Choum–Boulenoir.
• Projet d’interconnexion avec les réseaux électriques des pays voisins.
Cinquièmement: Dans le domaine des infrastructures hydrauliques:
De manière globale, l’action gouvernementale en 2026 visera, Incha’Allah, à apporter une solution définitive au déficit d’approvisionnement en eau potable à Nouakchott, à travers la mise en service du projet d’Idini avant la fin du mois d’août.
Par ailleurs, les efforts se concentreront sur l’amélioration de la disponibilité de l’eau potable dans vingt quatre grandes villes, ainsi que sur l’alimentation de plus de 300 villages et nouveaux centres de peuplement.
Plus en détail, les principales activités programmées s’articulent autour des axes suivants:
a) Les projets dont l’achèvement est prévu en 2026 sont les suivants:
• Projet d’augmentation de la production du champ d’Idini de 60.000 m³ supplémentaires.
• Projet de doublement de la production du champ de Dh’här pour atteindre 20.000 m³.
• Composante hydraulique du programme d’urgence pour l’accès aux services de base dans 11 wilayas.
• Programme hydraulique pastoral comprenant le forage de 70 puits et la construction de 15 stations pastorales.
• Composante assainissement du Programme de développement de la ville de Nouakchott.
b) Les projets dont les travaux se poursuivront et s’accéléreront en 2026:
• Projet d’acheminement de l’eau depuis le fleuve jusqu’à la ville de Kiffa.
• Projet d’extension du système Aftout Essahli pour porter sa capacité de production à 225 000 m³.
• Projet d’alimentation en eau de 165 villages situés dans les wilayas du Brakna, de l’Assaba et du Tagant à partir du fleuve.
• Forage de dix (10) nouveaux puits de production dans le champ de Boulenouar, en vue de renforcer et de sécuriser le niveau actuel de la production.
• Projet d’assainissement dans la ville de Nouakchott (partie I).
c) Les projets dont le démarrage est prévu en 2026:
• Projet de construction d’un grand barrage à Tarv El-Mehroud, dans la moughataa de Tintane.
• Projet de construction d’un grand barrage à Karakoro, dans la moughataa de Ould Yengé.
• Composante hydraulique de la deuxième phase du Programme de développement de Nouakchott.
• Composante hydraulique du Programme de développement de la ville de Nouadhibou.
• Composante hydraulique de la deuxième phase du Programme d’accès aux services de base pour le développement local.
• Programme pilote de forage en profondeur (plus de 500 mètres) visant à contribuer à la résolution des problèmes d’approvisionnement en eau dans certaines villes confrontées à un déficit hydrique : Kobeni, Tintane, Tidjikja, Moudjéria, Atar et Hassi Loughar.
d) Les projets dont les études sont finalisées et pour lesquels le processus de mobilisation des financements sera lancé en 2026 :
• Centrale de dessalement d’eau de mer à Nouakchott, avec une capacité de production de 200 000 m³.
• Centrale de dessalement d’eau de mer à Nouadhibou, avec une capacité de production de 50 000 m³.
e) Les projets dont les études seront finalisées en 2026:
• Projet d’acheminement de l’eau vers la ville de Tidjikdja à partir du fleuve.
• Projet Dh’hâr – deuxième phase.
• Projet Aftout Charghi – troisième phase.
• Projet de réalisation de deux nouveaux barrages dans les wilayas de l’Adrar et du Tagant.
L’un des objectifs majeurs de l’accent mis par le gouvernement sur le développement des infrastructures est d’accélérer la croissance économique, afin de créer des emplois et de générer de la valeur ajoutée, en mettant en place les conditions favorables au développement de nos secteurs productifs tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, les mines, l’énergie, l’industrie et le tourisme.
Dans ce cadre, le gouvernement œuvrera, dans le domaine agricole, à consolider et à développer les acquis réalisés l’année passée en matière de réhabilitation des axes hydrauliques, d’aménagement des terres agricoles, de construction de barrages, de fourniture d’engrais et de semences améliorées, de lutte contre les fléaux agricoles, ainsi que d’acquisition de matériels agricoles, de clôtures et de services de vulgarisation.
L’atteinte de la souveraineté alimentaire et le lancement d’une véritable révolution agricole demeureront l’objectif stratégique fondamental de la politique gouvernementale à moyen terme.
Parmi les principaux objectifs quantitatifs fixés à l’horizon 2029 figurent notamment:
– La couverture intégrale des besoins nationaux en riz, ainsi que l’ouverture de débouchés extérieurs en vue de l’exportation des excédents ;
– Le doublement du niveau actuel de couverture des besoins du pays en produits agricoles traditionnels, ainsi que des fruits et légumes, parallèlement au développement de filières spécifiques orientées vers l’exportation;
– La mise en place d’une industrie agroalimentaire nationale.
Pour atteindre ces objectifs, l’année 2026 verra, le lancement de projets structurants destinés à développer notre secteur agricole, tant irrigué que pluvial. À cet effet, le Gouvernement entend :
• Accélérer et achever les travaux du projet de Regbé, visant à approfondir et réhabiliter 26 km de canaux hydrauliques, ainsi qu’à aménager et mettre en valeur 1 575 hectares de terres agricoles.
• Achever les travaux de la composante agricole du programme d’urgence pour l’accès accéléré aux services de base pour le développement local dans les wilayas de l’intérieur, comprenant la construction de 38 barrages.
• Accélérer et finaliser l’aménagement de 200 hectares supplémentaires à M’pourié, ainsi que la réhabilitation de certains axes d’irrigation.
• Achever les travaux du projet de creusage du canal de Sekkam dans la wilaya du Trarza et démarrer son exploitation.
• Lancer effectivement les activités du programme de développement visant l’exploitation de Tamourt Ennaaj.
• Déployer la deuxième phase du programme d’électrification des zones agricoles.
• Engager une étude exhaustive sur la qualité, les caractéristiques et les besoins des sols dans les zones d’agriculture irriguée.
• Finaliser les études relatives à l’exploitation de la zone de Akkeyre et arrêter la décision concernant son orientation d’exploitation.
• Finaliser l’étude relative au creusage d’un nouveau canal d’irrigation pour 50.000 hectares dans la zone de Dar El-Barka, wilaya du Brakna.
• Finaliser les études concernant le creusement d’un nouveau canal d’irrigation pour 30.000 hectares dans la moughataa de Lexeïba, wilaya du Gorgol.
• Création d’un pôle scientifique et de recherche spécialisé dans le domaine agricole au sein de l’Institut supérieur des études techniques de Rosso.
• Évaluation globale de la qualité et de l’efficacité des aménagements réalisés dans les zones d’agriculture irriguée.
• Œuvrer à l’implantation d’une expertise reconnue pour combler les insuffisances à tous les niveaux de la chaîne de valeur, depuis la production de semences et l’amélioration de leurs variétés, jusqu’à la préparation optimale des sols et l’utilisation efficace des intrants agricoles (engrais et pesticides), en passant par l’adoption de techniques d’irrigation performantes et adaptées, afin de doubler la productivité à l’hectare pour certaines filières à fort impact économique, telles que le riz, le blé et le maïs.
• Lancer une étude visant à évaluer les potentialités en matière de culture des produits traditionnels et adopter une approche pour développer cette filière dans les zones d’agriculture pluviale, en vue d’atteindre l’objectif stratégique de sécurité alimentaire.
• Création de l’Agence mauritanienne des oasis et restructuration de la Société des dattes afin de résoudre ses problèmes structurels.
• Mise en place d’un pôle agricole de production maraîchère dans la zone de Tiguent, intégrant la production, le stockage et les services logistiques pour l’exportation.
• Validation de l’étude sur le financement du secteur agricole et mise en œuvre du dispositif de financement et d’assurance proposé, avec une implication effective du secteur privé.
• Finalisation de l’étude de marché visant à encourager l’exportation de nos produits agricoles vers les pays de la sous-région et vers le marché européen.
Dans le domaine du développement de l’élevage, l’action gouvernementale se concentrera sur l’amélioration de l’exploitation de notre cheptel, afin de renforcer sa contribution à la relance de notre économie.
Cela sera réalisé à travers les axes suivants:
• Renforcement de la gouvernance du secteur par l’achèvement des travaux relatifs à une nouvelle stratégie visant à définir les orientations du Gouvernement pour ce domaine, conformément à la vision maintes fois exprimée par Son Excellence. Dans le même cadre, il sera procédé à la révision du cadre juridique régissant le secteur, ainsi qu’à la mise à jour de ses mécanismes et systèmes de fonctionnement.
• Forage de 65 puits pastoraux dans le cadre du volet relatif aux ressources en eau pastorales du programme d’urgence pour l’accélération de l’accès aux services essentiels au développement.
• Investir dans la santé animale et la santé publique vétérinaire à travers le suivi de la campagne nationale de vaccination, conformément à l’engagement gouvernemental d’assurer la gratuité et le caractère obligatoire des vaccinations contre les épidémies les plus graves et les plus répandues. Cet effort sera également soutenu par la surveillance épidémiologique et le développement de la santé vétérinaire publique. Par ailleurs, les infrastructures dédiées à la santé animale seront renforcées par la construction de 141 enclos de vaccination, l’édification de 7 cliniques vétérinaires et 8 postes vétérinaires, ainsi que la mise en service de 3 laboratoires vétérinaires au cours de l’année.
• Mise en œuvre d’un programme ambitieux d’amélioration génétique des bovins afin d’accroître la productivité, notamment dans les wilayas du Trarza, du Brakna et du Hodh Charghi.
• Extension du bassin laitier autour de l’usine de Néma, à travers le renforcement des capacités des coopératives de producteurs (mise à disposition d’aliments concentrés à prix stable, amélioration de la santé animale, développement des cultures fourragères, appui technique et transfert de technologies, ainsi que l’assistance technique et l’encadrement).
• Construction de centres de collecte du lait dans les zones de forte production (édification de 8 nouveaux centres et réhabilitation de 3 autres).
• Lancement des travaux de deux abattoirs modernes en partenariat avec des investisseurs du secteur privé.
S’agissant du développement de nos ressources halieutiques, et en complément des projets programmés dans le domaine des infrastructures portuaires mentionnés ci-dessus, l’action gouvernementale pour l’année en cours, conformément à la Déclaration de politique générale, se concentrera sur la mise en place d’une gestion durable des pêcheries, le développement de la flotte nationale de pêche, la valorisation des chaînes de valeur ainsi que l’amélioration de la commercialisation et de la distribution des produits de la pêche.
Cet objectif sera atteint par la poursuite du renforcement des capacités et des moyens de contrôle et d’inspection maritime et sanitaire, l’accroissement des capacités de recherche scientifique, ainsi que par le respect strict des recommandations des instances compétentes en matière de préservation de la durabilité de nos ressources halieutiques et de la qualité de nos produits.
En ce qui concerne le développement de la flotte nationale de pêche, le Gouvernement, en concertation avec les professionnels du secteur et le système bancaire national, élaborera un plan permettant son renouvellement dans les meilleurs délais.
Le secteur de la pêche œuvrera également à la valorisation des chaînes de valeur de nos produits halieutiques, par le renforcement du système de contrôle et d’inspection sanitaire. Par ailleurs, des approches innovantes seront développées en vue de l’adoption de marques commerciales pour les produits maritimes mauritaniens.
Les efforts visant à développer la pêche continentale et à encourager la consommation de poissons d’eau douce se poursuivront. Par ailleurs, la pose de la première pierre du grand projet d’aquaculture en eaux douces dans la moughataa de Rosso est prévue pour l’année 2026.
Parallèlement, le Gouvernement œuvrera au développement du secteur minier et industriel, qui revêt une importance capitale pour la dynamisation de l’économie, la création d’emplois et la génération de devises.
Dans ce cadre, le Gouvernement poursuivra l’effort visant à accroître la production de la SNIM pour atteindre 15,5 millions de tonnes en 2026, après avoir atteint 14,7 millions de tonnes en 2025. Cet objectif repose notamment sur le démarrage de la production au niveau de la mine d’Fdérik au second semestre de l’année en cours. Par ailleurs, les travaux se poursuivront en vue de la prise de décisions d’investissement concernant les projets de El Aouj, Takamoul et Askaf, ainsi que l’accélération de la mobilisation des ressources nécessaires à leur financement.
À cet effort s’ajoutera une action intensive de développement que le Gouvernement mènera dans le domaine de la production aurifère, tant industrielle qu’artisanale. À cet égard, il accompagnera les projets industriels ainsi que l’ensemble des acteurs nationaux et des investisseurs opérant dans le secteur minier artisanal. Les efforts se concentreront sur l’augmentation de la production, l’amélioration de ses conditions environnementales et sociales, et la mise en place d’un cadre réglementaire transparent pour l’accès aux couloirs miniers, par le biais d’appels d’offres ouverts. Par ailleurs, le mécanisme de commercialisation de l’or sera révisé, avec la création de guichets multiples agréés pour sa vente.
L’année 2026 verra, Incha’Allah, l’exportation des premières cargaisons de phosphate produit à partir de la mine de Bofal. Par ailleurs, les efforts se poursuivront pour accompagner l’ensemble des investisseurs intéressés par le développement de projets visant la production d’uranium, de clinker et de terres rares.
Le gouvernement poursuivra le suivi rigoureux des engagements des entreprises disposant d’autorisations de développement en vigueur dans le domaine de l’exploitation minière. Comme réaffirmé précédemment, il ne sera en aucun cas toléré que nos ressources minérales soient hypothéquées à des fins spéculatives.
L’année 2026 verra aussi le démarrage des travaux de la Commission nationale pour le contenu local.
Parallèlement à ce qui précède, et après l’adoption en 2025 de la loi régissant l’industrie dans notre pays, l’année 2026 verra l’aménagement de la zone industrielle située au sud-ouest de la ville de Nouakchott, afin qu’elle dispose de toutes les infrastructures nécessaires : routes, approvisionnement en eau et en électricité, ainsi que raccordement au réseau Internet.
L’année 2026 verra également l’achèvement des études de faisabilité pour la création d’industries dédiées à la production d’acier, de fer à béton, d’engrais et de produits pétrochimiques, en perspective de l’achèvement des travaux du pipeline reliant le champ gazier GTA Ahmeyim à la zone de N’Diago.
De même, le gouvernement entend accompagner toutes les initiatives visant le développement des industries de transformation substitutives aux importations, notamment dans le domaine agroalimentaire.
Dans le cadre de ses efforts pour moderniser, améliorer la productivité et valoriser notre industrie artisanale afin qu’elle remplisse pleinement ses rôles économiques, sociaux et culturels, le Gouvernement mènera les actions suivantes :
• Mise en service du «Village de l’Artisanat» à Nouakchott, après le retard enregistré par ce projet majeur, ce qui permettra l’ouverture d’un centre de formation professionnelle dédié à l’artisanat et aux métiers, ainsi que la création de 150 ateliers au profit des artisans, assortis d’espaces d’exposition et de commercialisation.
• Démarrage des activités de l’Agence nationale pour la promotion de l’artisanat.
• Élaboration d’une encyclopédie nationale consacrée à l’artisanat.
Et parce que le développement industriel dépend de la disponibilité d’une énergie suffisante et à un coût compétitif, il est impératif d’intensifier les efforts pour renforcer et moderniser notre secteur énergétique.
À cet effet, le Gouvernement, en coordination avec ses partenaires, concentrera ses actions sur l’accélération de la programmation des prochaines phases de développement du champ gazier GTA Ahmeyim, ainsi que sur la révision des conditions de financement de la première phase, afin d’alléger les charges financières de la Société mauritanienne des hydrocarbures.
Les efforts de promotion de nos ressources pétrolières et gazières se poursuivront, en particulier pour le champ de BirAllah, à travers le suivi rigoureux de la mise en œuvre des mémorandums d’entente déjà signés avec les entreprises intéressées par ce gisement, ainsi que pour le projet Banda-Tevet, dont la décision finale de développement est attendue en 2026.
Le gouvernement prévoit que les efforts décrits précédemment dans le domaine industriel seront appuyés par ceux déployés pour la promotion et le développement du secteur touristique. Ces actions se traduiront par la poursuite de l’accompagnement dans la modernisation des infrastructures touristiques et hôtelières, la valorisation des destinations, la formation de ressources humaines qualifiées, ainsi que par un accent particulier mis sur le développement du tourisme intérieur.