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Démarrage d’un atelier régional pour le renforcement des capacités des éleveurs transhumant dans la zone frontalière de l’Est mauritanien et l’Ouest malien

Les travaux d’un atelier régional pour le renforcement des capacités des éleveurs transhumant dans l’Est mauritanien et l’Ouest malien, organisé par le Groupement National des Associations Agropastorales et Environnementales, sous financement de la coopération suisse, ont démarré, lundi à Nouakchott.
L’atelier, qui regroupe un certain nombre de maires et de conseillers ruraux maliens et mauritaniens dans les zones frontalières entre les deux pays, s’inscrit dans le cadre du programme de formation des éleveurs transhumant au delà des frontières des deux pays.
Plusieurs exposés diagnostiquant les besoins des éleveurs dans le domaine de l’enseignement et de la formation, seront présentés au cours de cet atelier dans le but d’élaborer un programme régional pour l’enseignement et la formation des éleveurs transhumant à travers les frontières. Ce programme qui aura pour objectif de construire des écoles, fixes et mobiles en faveur des enfants des éleveurs a pour but d’améliorer les capacités techniques et culturelles de ces derniers pour qu’ils puissent participer à la conception des stratégies et politiques dans le domaine de l’élevage.
Supervisant les travaux de cet atelier, le secrétaire général du ministère du développement rural, M. Mohamed Ould Ahmed Aïda a indiqué que cette rencontre reflète la profondeur des relations et des liens existant entre les peuples mauritanien et malien, et entre leur deux dirigeants qui oeuvrent, a-t-il dit, pour renforcer cette coopération.
Ould Aïda a ajouté que l’atelier revêt une importance particulière eu égard à la place privilégiée qu’occupe le secteur de l’élevage dans les deux pays et à l’importance des thèmes qui seront abordés et qui traitent de la problématique de la bonne gouvernance, de la gestion rationnelle de la transhumance ou encore de l’approvisionnement des marchés régionaux dans le but de réaliser la sécurité alimentaire aux deux peuples.
De son côté, le président du Groupement National des Associations Agropastorales et Environnementales M. El Hacen Ould Taleb, a souligné que l’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre du processus de formulation d’un programme sous régional d’éducation des populations pastorales qui pratiquent, bon an mal an, la transhumance transfrontalière pour préserver et développer leurs cheptels et dont la mobilité handicape, leurs opportunités d’accès à l’éducation et à la formation.
Ce programme, a poursuivi Ould Taleb, concerne quatre zones pastorales de la région Ouest africaine en plus de la zone expérimentale Sud Burkina/Nord Bénin.
Il s’agit, en l’occurrence, de la zone transfrontalière Sud Niger/ Nord Bénin, de la zone transfrontalière Est Mali/Nord Burkina, de la zone transfrontalière Ouest Tchad/Est Niger et de la zone transfrontalière Est Mauritanie/ Ouest Mali, a-t-il ajouté.
Il a précisé que cette rencontre permettra aux participants de débattre, d’approfondir et de partager le diagnostic établi dans la zone transfrontalière Est Mauritanie/Oust Mali, soulignant que les résultats des travaux auxquels elle aboutira doivent servir à la formulation d’un programme sous régional d’éducation des communautés pastorales mauritaniennes et maliennes qui s’adonnent à travers la transhumance transfrontalière, tant à l’exploitation de meilleures ressources pastorales, aux pratiques des indispensables cures salées qu’aux déstockages nécessaires à l’approvisionnement des marchés régionaux bétail- viande (Abidjan, Dakar, Cotonou…).
Les wilayas des deux Hodhs, de l’Assaba, et du Guidimakha constituent des zones de transhumance transfrontalière des cheptels mauritaniens et maliens. Le nombre des éleveurs qui exercent la transhumance transfrontalière dans cette zone varie annuellement entre 350.000 et 400.000 éleveurs.
La cérémonie de l’ouverture de cet atelier, qui dure deux jours, s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’environnement et du développement durable, du conseiller technique du ministre du développement rural, chargé de l’élevage, du directeur de l’élevage et de plusieurs autres personnalités.

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