L’Université des Sciences islamiques d’Aioun a abrité, lundi, l’ouverture des travaux d’une session de formation et de sensibilisation sur le cadre juridique incriminant et sanctionnant l’esclavage, le trafic de migrants et le travail des mineurs. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de formation et de sensibilisation organisée par la cellule de suivi du traitement judiciaire des dossiers de traite des personnes, de trafic de migrants et de pratique de l’esclavage, relevant du ministère de la Justice.
Au cours de cette session, plusieurs thèmes seront abordés, notamment la création de la cour spéciale, la coopération et la coordination en matière de lutte contre la traite des personnes et l’esclavage, ainsi que le phénomène du trafic de migrants, à travers des présentations données par des experts spécialisés dans ces domaines.
Dans son allocution, le conseiller du ministre de la Justice chargé de la coopération, de l’évaluation et du suivi, le magistrat Amar El Kassem Ebeidallah, a souligné que ‘’notre pays a réussi à promulguer un arsenal juridique capable de lutter efficacement contre la criminalité, en particulier, la criminalité organisée, ajoutant que cet arsenal intègre les techniques d’enquête modernes les plus avancées, considérées comme les moyens les plus efficaces pour combattre une criminalité en constante évolution’’.
Il a salué la création d’une cour spéciale dans ces domaines et le choix des équipes chargées d’appliquer ces textes pour protéger la société et en son nom, insistant sur la nécessité d’acquérir la connaissance et le savoir-faire par la formation continue’’.
De son côté, le vice-président de l’Université des Sciences islamiques, M. Nema Ahmed Mouda, a salué la politique administrative et judiciaire efficace adoptée par le pays dans le traitement de l’immigration clandestine et de la traite des êtres humains, appelant à une mobilisation générale pour faire face aux crimes transfrontaliers.
Le procureur général près le tribunal de la Wilaya, plusieurs doyens et professeurs de l’Université, en plus d’étudiants chercheurs, ont assisté au lancement des travaux de cette session.