Organisation d’un atelier sur le processus d’adhésion de la Mauritanie à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau
La ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mme Amal Mint Mouloud, a supervisé mardi matin à Nouakchott, en présence du ministre de l’Énergie et du Pétrole, M. Mohamed Ould Khaled, un atelier national de sensibilisation des acteurs sur le processus d’adhésion de la Mauritanie à la Convention sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux.
Cet atelier, organisé par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en collaboration avec l’Union Européenne, la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU) et le Secrétariat de la Convention sur l’eau, réunit diverses parties prenantes, notamment des ministères et institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations non gouvernementales, des collectivités locales et des experts nationaux.
L’atelier, qui dure deux jours, vise à sensibiliser et à mobiliser les acteurs du département de l’Hydraulique et de l’assainissement, ainsi que les organismes concernés, sur les enjeux, les avantages et les implications de l’adhésion de la République Islamique de Mauritanie à cette convention.
Il vise également, en particulier, à partager les expériences des pays ayant adhéré à la convention, à identifier les aspirations, les contributions et les responsabilités des différentes parties prenantes, et à présenter le contenu de la Convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux en termes d’avantages et d’obligations pour la Mauritanie, en plus de discuter des moyens de mise en œuvre pratique de cette convention pour relever les défis de la gestion des ressources en eau dans le pays.
Les travaux de l’atelier devraient aboutir à plusieurs résultats, dont les plus importants sont la sensibilisation des différentes parties prenantes aux enjeux de la convention, la réalisation d’une compréhension commune du processus d’adhésion et la conclusion d’un consensus sur les prochaines étapes de ce processus.
Dans son discours à cette occasion, la ministre de l’Hydralique et de l’Assainissement a indiqué que le système d’approvisionnement en eau potable dans notre pays dépend principalement des eaux du fleuve Sénégal et des eaux souterraines, les eaux du fleuve représentant environ 90 % des ressources renouvelables en eaux de surface, tandis que les principales nappes souterraines connues constituent des bassins aquifères transfrontaliers que notre pays partage avec des pays frères de la région.
Elle a souligné que le secteur de l’hydraulique et de l’assainissement occupe une place centrale dans le programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notant que dans ce cadre, la Stratégie Nationale d’Accès à l’Eau et à l’Assainissement à l’horizon 2030 a été élaborée, en cohérence avec les objectifs de développement durable.
Elle a ajouté que la Mauritanie est située au cœur de la région du Sahel et se caractérise par l’étendue de son territoire géographique et ses particularités climatiques et environnementales, ce qui place les questions de l’eau au premier rang des priorités de l’action gouvernementale.
De son côté, le Haut-Commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), M Mohamed Ould Abdel Vettah, a salué les efforts déployés par l’organisation pour faire face aux défis du changement climatique et à l’augmentation des besoins, rappelant à cet égard l’engagement continu de Son Excellence le Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OMVS.
Il a salué les efforts de la ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, rappelant la pose de la première pierre du projet d’approvisionnement en eau potable de la ville de Kiffa et des localités et villes des wilayas de Guidimagha et de l’Assaba, à partir du fleuve Sénégal, ce qui renforce l’intégration et la gestion conjointe des eaux transfrontalières.
À son tour, l’Ambassadeur de l’Union Européenne en Mauritanie, SEM Joaquin Tasso Vilallonga, a souligné l’importance de cet atelier dédié au processus d’adhésion de la Mauritanie à la Convention des Nations Unies sur la protection des cours d’eau transfrontaliers et des lacs internationaux, remerciant la ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement et le Secrétariat de la Convention pour la bonne préparation de cet atelier.
Il a ajouté que cet atelier renforce le travail en cours sur les deux rives du fleuve (mauritanienne et sénégalaise), soulignant que sa tenue représente une étape cruciale qui permettra de clarifier les avantages découlant de l’adhésion de la Mauritanie à cette convention.
Quant à la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies en Mauritanie, Madame Leila Peters Yahya, elle a exprimé son honneur de représenter le Système des Nations Unies à cet atelier, remerciant le gouvernement mauritanien, et en particulier le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, pour son engagement constant en faveur d’une gestion rigoureuse, consultative et durable des ressources en eau.
Elle a déclaré que la Mauritanie, à l’instar de ses voisins, est en première ligne face aux défis liés aux eaux transfrontalières, affirmant en même temps sa capacité à trouver des solutions efficaces à ces défis.
De son côté, M. Marco Keiner, chef de la division de l’environnement de l’Union européenne et des Nations Unies au secrétariat de la Convention sur l’eau, a souligné l’importance de cet atelier dans le contexte du renforcement de la coopération dans le domaine de l’eau, en raison de son rôle dans la prévention des conflits et le renforcement de la résilience environnementale et climatique.