L'AMI

Organisation d’un atelier sur la mise à jour du plan directeur d’aménagement du littoral mauritanien

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en collaboration avec la Banque mondiale via le projet “WACA”, a organisé, ce jeudi, à Nouakchott, un atelier sur l’étude relative à la mise à jour du plan directeur d’aménagement du littoral mauritanien (version 2017) et de son plan d’investissement multisectoriel (2018-2022).

L’étude, financée par la Banque mondiale via le projet “WACA” et avec la contribution du bureau d’études INROS LAKNER, vise à réaliser un diagnostic complet et actualisé ainsi qu’une analyse critique du plan de 2017 et de son plan d’investissement multisectoriel (2017-2022), et à élaborer un plan moderne en harmonie avec les stratégies nationales et les engagements internationaux.

L’étude, objet de l’atelier, vise également à mettre à jour un plan d’investissement multisectoriel, proposant des investissements prioritaires et résilients face aux changements climatiques.

Le conseiller technique de la ministre de l’Environnement et du Développement durable chargé des côtes, M. Mohamed Mahmoud Ould Yahdhih, a expliqué, dans son discours, que la côte mauritanienne, s’étendant sur 754 kilomètres, connaît depuis de nombreuses années des transformations rapides et parfois préoccupantes.

Il a ajouté que les villes de Nouakchott et de Nouadhibou connaissent une dynamique urbaine et un développement accéléré, en plus de la création de nouvelles infrastructures portuaires et industrielles, ainsi que l’aggravation du phénomène d’érosion, de l’avancée des sables et de l’inondation dans certaines parties du port, des villages de pêcheurs et des écosystèmes sensibles, sans oublier la forte pression sur les ressources naturelles et les effets de plus en plus intenses des changements climatiques.

Il a déclaré que ces données imposent une mise à jour urgente des outils de planification et de gouvernance, soulignant que le plan approuvé en 2005, et mis à jour en 2017, a constitué une étape importante, mais qu’il ne reflète plus pleinement la dynamique actuelle ni les ambitions nationales renforcées dans le cadre du programme de croissance accélérée et de prospérité partagée, qui a été mis à jour dans le contexte de nos engagements climatiques et de notre vision d’une économie verte durable, ce qui rend impératif de revoir en profondeur et de mettre à jour le nouveau plan directeur.

Les participants à l’atelier ont été répartis en deux groupes. Le premier s’est concentré sur la région côtière nord, s’étendant du Cap Blanc (Nouadhibou) au Cap Timiris (Nouamghar) dans le banc d’Arguin, tandis que le second groupe a étudié les zones s’étendant sur la côte sud, de Nouamghar à N’Diago, en passant par Tanit et le port de l’Amitié, jusqu’au Parc National du Diawling.

Les deux groupes s’emploient à diagnostiquer l’état actuel de ces régions et à formuler des propositions basées sur les nouvelles évolutions.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour l’environnement, en vue de suivre les développements au niveau de ces zones côtières qui connaissent actuellement d’importantes activités économiques, en plus des changements climatiques et du phénomène d’érosion.

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