L'AMI

Démarrage des travaux d’une session de formation régionale sur l’inspection sanitaire des produits de la mer

Nouakchott

Les travaux d’une session de formation régionale visant à renforcer les capacités d’inspection sanitaire des produits de la pêche ont débuté ce lundi à Nouakchott. Cette formation est organisée en collaboration entre le ministère des Pêches et des Infrastructures portuaires et maritimes et l’Agence Japonaise de Coopération Internationale.

Neuf pays africains francophones participent à cette formation de 15 jours : la Mauritanie, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Djibouti, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo. Les participants recevront des présentations intensives sur les méthodes d’hygiène, la sécurité alimentaire et les mécanismes de contrôle qualité.

Le directeur de la Programmation, de la Coopération et des Études, Secrétaire général par intérim du ministère des Pêches, M. Mohamed Ould Aly Ould Breihim, a expliqué, dans son discours, que l’organisation de ce séminaire s’inscrit dans la stratégie du ministère visant à développer le système d’inspection sanitaire.

Il a ajouté qu’en 2025, les services d’inspection sanitaire ont pu examiner et certifier plus de 400 000 tonnes de produits de la pêche conformément aux normes internationales, et effectuer 15 000 analyses de laboratoire dans les domaines de la chimie, de la microbiologie et de l’examen sensoriel, avec un taux de précision dépassant 99%.

Il a souligné que ces efforts ont contribué à renforcer la confiance des clients internationaux, les produits mauritaniens ayant atteint 61 marchés internationaux, y compris des marchés aux exigences strictes comme l’Union Européenne, les États-Unis et le Japon. Il a également noté l’extension du champ de contrôle pour couvrir 95% des points de débarquement agréés, et la réduction du pourcentage de produits non conformes à moins de 1%.

En conclusion de son discours, il a remercié l’Agence Japonaise de Coopération Internationale pour son soutien stratégique, notamment dans la construction et l’équipement des laboratoires modernes à Nouadhibou, annonçant que ce cycle s’inscrit dans la deuxième phase de l’accord signé avec l’Agence, et vise à échanger des expériences et à renforcer la sécurité alimentaire dans la région.

De son côté, le directeur général de l’Office National d’Inspection Sanitaire des Produits de la Pêche et de l’Aquaculture, M. Aly Yahya Dardiche, a souhaité la bienvenue aux participants à cette formation tripartite (Mauritanie – Japon – pays africains), organisée pour la quatrième fois avec le soutien de la coopération japonaise.

Le directeur général a présenté le bilan des activités de l’Office jusqu’à fin octobre 2025, soulignant que les laboratoires accrédités (ISO/CEI 17025) ont effectué plus de 14 242 analyses avec un haut degré de fiabilité, en plus de l’inspection de plus de 220 navires et la réalisation de milliers de missions d’inspection.

Il a indiqué que le système d’information de l’Office délivre désormais 95% des certificats sanitaires de manière instantanée, ce qui renforce la transparence et la rapidité. Il a affirmé que ces résultats sont le fruit d’une vision stratégique et d’investissements structurels, dont les plus importants sont le nouveau siège et les laboratoires modernes inaugurés en 2023.

À son tour, le Chargé d’affaires de l’Ambassade du Japon en Mauritanie, M. Hiroyuki, a exprimé son appréciation pour la bonne préparation de ce programme qui vise à renforcer les capacités de contrôle dans la région en accueillant des cadres des pays voisins.

Le diplomate japonais a souligné que le secteur de la pêche représente un pilier central des relations mauritano-japonaises depuis 1977, indiquant que le Japon a commencé à soutenir ce secteur depuis cette date, y compris la construction du laboratoire d’inspection et d’analyse à Nouadhibou.

Il a exprimé sa fierté de voir cette institution se transformer en un centre régional d’échange de connaissances, souhaitant que cette formation contribue à améliorer le niveau de qualité et de sécurité des produits de la pêche dans la région.

Dans le même contexte, le premier adjoint du représentant résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale au Sénégal, M. Muraoka Takuyaki, a expliqué que cette formation s’inscrit dans le cadre du programme “Formation dans un pays tiers”, et est le premier de la deuxième phase du projet.

Le responsable japonais a précisé que le choix du secteur de la pêche s’explique par le fait qu’il s’agit d’une ressource vitale pour de nombreux pays africains, ce qui nécessite de garantir la qualité des produits pour protéger le consommateur et soutenir l’économie.

L’ouverture de ce séminaire s’est déroulée en présence de plusieurs responsables centraux du ministère et du président du conseil d’administration de l’Office National d’Inspection Sanitaire.

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