L'AMI

Le ministère de l’Action sociale lance les activités commémoratives de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles

Nouakchott

Sous le haut patronage de la Première Dame, Dr Mariem Fadel Dah, le ministère de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille a lancé, mardi, depuis le Centre international de Conférences “Mokhtar Ould Daddah” à Nouakchott, les activités commémoratives de la Journée internationale pour l’Élimination de la Violence à l’Égard des Femmes et des Filles, sous le thème “Éliminer la violence numérique pour tous”.

La cérémonie a été marquée par l’hommage rendu à 12 femmes, mères chefs de famille, en reconnaissance de leurs efforts pour assumer leurs responsabilités et leur patience face aux difficultés de la vie.

Les participants ont également visionné un film de sensibilisation sur la violence numérique, ses dangers et ses effets négatifs.

Dans son discours à cette occasion, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille a exprimé sa joie de superviser la commémoration de la Journée mondiale de Lutte contre la Violence à l’Égard des Femmes et des Filles, indiquant qu’en ce jour, les voix du monde entier s’unissent pour s’opposer à l’un des défis les plus dangereux qui affectent la sécurité humaine, le développement durable et la dignité féminine.

Elle a ajouté que cette occasion s’inscrit pleinement dans les orientations stratégiques de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui a fait de la protection des femmes et des enfants et de la promotion de leurs droits un axe fondamental de son projet de société, et qu’elle est également conforme à la politique générale du gouvernement sous la direction du Premier Ministre, M. Mokhtar Ould Diay, qui a accordé une place centrale à l’approche genre dans les réformes nationales.

La ministre a déclaré que la Mauritanie a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre la violence au cours des dernières années, grâce à des réformes juridiques et institutionnelles, et à des initiatives de sensibilisation communautaire, dont la dernière est le lancement de la campagne “Filles”, une campagne nationale pionnière pour la protection des filles dans les écoles, les espaces publics et numériques, et pour la sensibilisation aux dangers de la violence basée sur le genre, et la création d’un environnement sûr et favorable pour améliorer la situation des filles et réaliser leurs aspirations, en plus du lancement d’un fonds de garantie pour le recouvrement des pensions alimentaires, qui est resté une demande urgente des personnes intéressées par la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles.

Elle a indiqué que le gouvernement continuera à renforcer l’arsenal juridique garantissant la protection des femmes et des filles contre toutes les formes de violence basée sur le genre, expliquant que les valeurs religieuses restent une référence authentique, et précisant que la charia islamique a honoré la femme, interdit de l’agresser, et ordonné de bien la traiter et de construire une relation basée sur le respect et l’affection.

Elle a souligné qu’aucune stratégie nationale de lutte contre la violence ne peut être complète sans l’implication des hommes, car ils sont des partenaires dans la construction, des responsables dans la famille, et des acteurs clés dans le changement des mentalités et la diffusion d’une culture positive, notant que la Mauritanie lancera à l’occasion de cette journée une nouvelle campagne nationale sous le slogan : “Des hommes pour le bien”, une campagne qui salue le rôle constructif des hommes dans la protection des femmes et des filles, et promeut l’image de “l’homme modèle” qui soutient la femme, respecte ses droits, et s’oppose à la violence sous toutes ses formes.

La ministre a indiqué que cette campagne contribuera à corriger les stéréotypes et à encourager la participation des hommes, jeunes, acteurs sociaux et leaders d’opinion, aux efforts de prévention, de soutien et d’orientation.

Elle a expliqué que, conformément à l’orientation nationale vers la numérisation des services publics et la modernisation des mécanismes de gestion, la deuxième génération de la plateforme numérique des compétences féminines sera également lancée lors de cet événement, précisant qu’il s’agit d’une plateforme nationale innovante visant à faire connaître les compétences féminines dans divers domaines, à créer de nouvelles opportunités pour les femmes sur le marché du travail, à faciliter la connexion entre les institutions et les compétences féminines, en plus de soutenir la présence des femmes aux postes de responsabilité et de décision, et de promouvoir la transparence et l’égalité d’accès aux opportunités, notant que cette plateforme incarne la vision de l’État de faire de la numérisation un moyen d’autonomisation, d’élimination des obstacles et de mise en valeur des multiples capacités de la femme mauritanienne.

Elle a indiqué que les efforts de lutte contre la violence dans notre pays reposent sur trois piliers majeurs : la loi, la sensibilisation et l’autonomisation, considérant qu’ils ont été renforcés par la Stratégie Nationale d’Institutionnalisation et de Promotion des Droits de la Femme 2025-2030, qui se concentre sur la protection des femmes, l’autonomisation économique, le renforcement du leadership féminin et la lutte contre la fracture numérique.

Elle a annoncé la mise en œuvre d’un plan national spécifique de lutte contre la violence à l’égard des femmes, qui sera mis en œuvre sur trois ans et se concentrera sur la prévention, l’intervention rapide et l’assistance judiciaire, expliquant que la Mauritanie a renforcé son système numérique et de sécurité pour faire face à la cyberviolence, qui constitue aujourd’hui un défi mondial nécessitant une réponse nationale intégrée.

La ministre a également déclaré que la Mauritanie s’est engagée, dans le cadre des objectifs de développement durable, à œuvrer sérieusement pour zéro décès maternel, zéro mariage d’enfants et zéro violence à l’égard des femmes et des filles d’ici 2030, précisant qu’avec la conjugaison des efforts, l’optimisation des partenariats et l’implication de toutes les composantes de la société, hommes et femmes, l’objectif sera atteint en construisant une culture qui protège les femmes et garantit aux filles un avenir sûr et prometteur.

Elle a remercié tous les partenaires techniques et financiers, les organismes des Nations Unies, la société civile et tous ceux qui contribuent à la construction d’une Mauritanie juste, sûre et humaine. De son côté, le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour le développement dans notre pays, M. Mansour Ndiaye, a indiqué que la violence à l’égard des femmes et des filles est un fléau majeur qui s’aggrave à l’ère numérique en raison de la rapidité et de l’étendue du développement technologique, soulignant que la violence qui commence en ligne peut se propager sous toutes les formes possibles et imaginables.

Il a indiqué que l’espace numérique, malgré les nouvelles opportunités qu’il offre en matière d’apprentissage, d’entrepreneuriat et de participation à la vie publique, est souvent devenu un espace d’intimidation, de harcèlement, d’extorsion, de diffusion d’images, de surveillance numérique et de campagnes de diffamation, ce qui a un impact négatif sur la santé mentale, la dignité et la capacité d’action des femmes.

L’ouverture de la cérémonie a été marquée par la présence du ministre de la Justice, M. Mohamed Ould Soueidatt, du ministre de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Ahmed Salem Bedda Etfagha, et d’un certain nombre de représentants d’organisations et d’organismes internationaux en Mauritanie.

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