Organisation d’un forum de formation sur le traitement judiciaire des crimes de traite des personnes et de trafic de migrants
Nouakchott
Le ministère de la Justice a organisé, lundi à Nouakchott, un forum de formation sur le traitement judiciaire des crimes de traite des personnes et de trafic de migrants.
Ce forum, de deux jours, vise à présenter des exposés sur la loi portant création du tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic de migrants, ainsi que les techniques modernes d’enquête et de coordination entre les différentes autorités concernées par le traitement de ces phénomènes afin d’améliorer le niveau de traitement judiciaire de ces crimes, surmonter les défis, atteindre l’efficacité et promouvoir le recours aux nouvelles techniques de recherche et d’investigation.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Mohamed Ould Ahmed Aïdda, a souligné que ‘’la Mauritanie est l’un des pays pionniers dans la lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants, ayant adhéré à un certain nombre de conventions et de chartes internationales, dont la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée’’.
Il a ajouté que ce ‘’forum constitue une expression sincère de la volonté du gouvernement et sa détermination à poursuivre les efforts visant à lutter contre la traite des personnes et le trafic de migrants, conformément aux directives de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en application de la politique du gouvernement dans son volet relatif à la promotion et à la protection des droits de l’homme’’.
Ould Aidda a indiqué que l’organisation de ce forum s’inscrit dans le cadre de l’amélioration et de la promotion du traitement judiciaire des dossiers liés à la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, en application du plan d’action du ministère de la Justice visant à renforcer les capacités de ses ressources humaines.
Il a signalé que ‘’ces crimes sont devenus des problèmes complexes et déstabilisateurs de la sécurité dans de nombreux pays, ce qui exige de toutes les institutions, en premier lieu, la justice, de déployer des efforts considérables pour les combattre et protéger la société, en renforçant la coopération entre les États et les agences spécialisées, en plus de la coordination étroite entre les autorités judiciaires et les services de sécurité pour collecter les preuves et les témoignages qui soutiennent les efforts déployés, en coopération avec les organisations internationales, notamment les Nations Unies, et les organisations non gouvernementales spécialisées dans ce domaine.’’
Ont assisté à la cérémonie les secrétaires généraux des ministères de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement Local, de la Pêche et des Infrastructures Maritimes et Portuaires, l’Inspecteur général adjoint de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, ainsi que plusieurs cadres du ministère de la Justice.