Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Yacoub Ould Moine, a supervisé, lundi à Nouakchott, le lancement de la troisième phase du projet “Achilleus” d’enseignement des langues.
Ce projet est une initiative lancée par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en 2019, avec le soutien financier et technique de la Fondation Achilleus et du Comité national suédois pour l’UNICEF, en collaboration avec le Centre de soutien à l’enseignement des langues de l’Université de Nouakchott.
Le projet vise à faciliter l’apprentissage des langues (arabe, français, anglais, etc.) par des méthodes modernes et interactives basées sur la technologie et la communication réelle. C’est un programme éducatif innovant qui permet aux apprenants d’acquérir des compétences linguistiques (écoute, expression orale, lecture et écriture) de manière flexible et efficace.
Dans son discours à cette occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné ‘’l’importance de ce projet pour sa contribution à l’amélioration des capacités des élèves et des étudiants dans le domaine des langues afin de tirer parti des développements de l’ère moderne dans divers domaines et spécialités’’.
Ajoutant que ‘’l’enseignement des langues est la base de l’opération de communication et la clé de l’accès aux connaissances, en particulier, à notre époque, où le monolinguisme est considéré comme un analphabétisme et le multilinguisme comme une nécessité pour l’intégration dans le village planétaire’’.
Il a indiqué que ‘’la réforme de notre système éducatif, établie par la loi d’orientation 023-2022, a mis l’accent sur la consécration du multilinguisme à l’école comme un choix central dans le projet de l’école républicaine, en introduisant les langues nationales qui étaient en dehors du cercle de la scolarisation et en soulignant l’importance de l’apprentissage des langues étrangères comme moyen de communication avec le monde et un outil d’ouverture, de compréhension culturelle, de partenariat civilisationnel, de promotion des capacités cognitives et de facilitation de l’intégration sociale et professionnelle’’.
Le ministre a rappelé l’intérêt que le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, accorde au développement de l’éducation, à l’amélioration de son niveau et de sa qualité par l’ouverture aux langues étrangères et autres.
Il a indiqué que ‘’les résultats obtenus par le programme Achilleus lors des première et deuxième phases sont rassurants quant au succès de la troisième phase, qui vise à renforcer l’acquisition des langues arabe et française et à améliorer les compétences des enseignants pour intégrer l’apprentissage numérique dans les institutions publiques, soulignant que cette phase bénéficiera à 4345 enfants et jeunes, et que 114 enseignants seront formés’’.
Ould Moine a recommandé à l’Université la nécessité d’activer et de poursuivre le partenariat avec ses partenaires techniques, félicitant à cet égard, les responsables du Centre de soutien à l’enseignement des langues vivantes pour ce partenariat et les invitant à redoubler d’efforts pour permettre aux élèves et aux étudiants de mieux maîtriser les langues, en particulier l’arabe et le français, qui sont considérées comme les deux langues d’enseignement principales dans notre système éducatif, remerciant la représentation de l’UNICEF en Mauritanie, la Fondation Achilleus et le Comité national suédois pour l’UNICEF pour cette initiative.
De son côté, le président de l’Université de Nouakchott, M. Aly Mohamed Salem El Boukhary, avait auparavant prononcé un discours dans lequel ‘’il avait souligné l’importance de la mise en œuvre de cette phase du projet, qui contribuera au développement des compétences des élèves et étudiants mauritaniens dans le domaine des langues vivantes, en particulier l’arabe et le français, dont la maîtrise est liée à l’amélioration du niveau de réussite scolaire des étudiants’’.
Il a ajouté que ‘’les résultats de l’enquête menée par SDI en 2024 ont montré une faiblesse inquiétante dans le niveau de maîtrise des deux langues, le score moyen de la quatrième année étant de 51.2% en arabe et de seulement 15.8% en français, ce qui indique que le soutien à l’apprentissage des langues est devenu une urgence’’.
Le président a salué la méthode adoptée par le projet pour accomplir sa mission éducative en utilisant l’application numérique Achilleus, qui combine l’apprentissage numérique en présentiel et à distance, et en proposant une application disponible sans internet, avec de multiples options comprenant des tablettes électroniques, des smartphones et des ordinateurs, offrant ainsi la possibilité d’améliorer la formation dans 11 langues, dont l’arabe, le français, l’anglais, l’allemand, le portugais, le russe et l’italien…’’
Il a rappelé que ‘’la mise en œuvre de ce programme s’est déroulée en deux phases, la première couvrant la période 2019-2022 et la deuxième 2023-2025’’, ajoutant que ‘’la troisième phase couvrira la période 2025-2027 et contribuera à renforcer l’acquisition des langues arabes et françaises par l’intégration de l’apprentissage numérique durable dans les institutions publiques et les centres de formation’’, soulignant que les activités de cette phase ouvriront un dialogue sur l’expansion et le soutien de l’apprentissage des langues par Achilleus Mauritanie à travers un partenariat avec les secteurs public et privé, et la recherche des meilleurs moyens de soutenir une vision claire du partenariat entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’Éducation, la réforme du système éducatif, l’UNICEF et la Fondation Achilleus’’.
A son tour, le représentant résident de l’UNICEF, M. Kebir M’daghri El Aleoui, a salué les objectifs généraux de ce projet, fruit d’une collaboration entre son organisation et le secteur de l’enseignement supérieur dans le domaine de la technologie de l’enseignement direct et à distance.
Il a déclaré que le lancement de la troisième phase de ce programme d’enseignement des langues, initié par l’UNICEF avec le soutien de la Fondation Akelius et du Comité national suédois pour l’UNICEF, et en partenariat avec l’Université de Nouakchott via le Centre de soutien à l’enseignement des langues vivantes depuis des années, témoigne du succès du partenariat distingué entre l’UNICEF et le secteur de l’enseignement supérieur. Il a souligné que sa mise en œuvre a débuté en 2019, en tant que premier programme d’enseignement numérique en Mauritanie visant à permettre aux enfants et aux jeunes d’améliorer leurs compétences en arabe et en français.
Le lancement s’est déroulé en présence de la ministre de l’Éducation et de la Réforme du Système Éducatif et des responsables du département.