La Commission nationale de l’Initiative pour la Transparence organise un atelier consultatif pour présenter son rapport 2024
La Commission nationale de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) a organisé, sous le haut patronage de Son Excellence le Premier Ministre, M. El Moctar Ould Djay, ce jeudi, à Nouakchott, une journée consultative dédiée à la publication du rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives pour l’année 2024.
Présidant l’ouverture de la réunion, le Secrétaire général du Ministère de l’Énergie et du Pétrole, M. Aly Sily Soumaré, a exprimé sa satisfaction d’accueillir les participants à l’atelier, soulignant que la Mauritanie a adhéré tôt à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives depuis 2005, et a connu ces dernières années des développements importants dans la mise en œuvre des exigences de la norme mondiale de l’Initiative.
Il a expliqué que ces efforts s’inscrivent dans la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à consolider les principes de bonne gouvernance, de transparence et de justice dans la répartition des richesses nationales, en tant que pilier essentiel pour la réalisation d’un développement durable et inclusif. Cette vision est mise en œuvre par le gouvernement de Son Excellence le Premier Ministre, M. El Moctar Ould Djay, à travers un ensemble de réformes législatives et réglementaires documentées dans le rapport présenté.
Il a ajouté que ce parcours remarquable a valu à la Mauritanie d’être honorée lors de la conférence de Dakar en juin 2023, et que le pays a obtenu en 2024 une évaluation honorable de 81 points sur 100 de la part du Conseil d’administration de l’Initiative lors de sa soixante et unième réunion, en reconnaissance de ses efforts dans la mise en œuvre de la norme.
Il a souligné que l’importance de l’Initiative dépasse le fait d’être une norme internationale, car elle représente un outil national efficace pour renforcer la transparence et instaurer la confiance entre le gouvernement, les citoyens et les entreprises, en publiant des données précises sur les revenus et les paiements dans le secteur extractif, et en contribuant à la réalisation de la justice sociale, à la lutte contre la corruption et à l’amélioration du climat d’investissement.
Le Secrétaire général a salué les efforts qualitatifs déployés par la Commission nationale de l’Initiative pour la Transparence dans le renforcement de la construction institutionnelle, l’accompagnement des réformes du secteur et la sensibilisation du public, affirmant que le rapport actuel est le fruit de ces efforts en termes de qualité du contenu, de précision des données et de calendrier de publication.
Il a déclaré que le rapport contient des informations détaillées sur les paiements du secteur extractif et sa contribution économique et sociale, et qu’il passe également en revue les principales réalisations dans les domaines de l’amélioration de la transparence, de la lutte contre la corruption et de la promotion de la justice, et qu’il formule des recommandations pour poursuivre l’amélioration des performances et le suivi de la mise en œuvre des recommandations des rapports précédents.
Il a salué les efforts de la Commission nationale et de tous les partenaires pour le succès de ses travaux, invitant les organisations de la société civile, les médias et les personnes intéressées par les affaires publiques à consulter le rapport et à tirer parti de son contenu.
M. Mohamed Lemine Ould Ahmed, Conseiller du Premier Ministre et Président de la Commission nationale de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, a exprimé ses remerciements aux participants, saluant le temps précieux qu’ils ont consacré à soutenir la Commission dans la présentation de son rapport annuel, et soulignant l’importance de préserver les acquis réalisés dans ce domaine.
Il a exprimé ses remerciements aux entreprises qui ont adhéré à l’Initiative, et à celles qui s’apprêtent à le faire, saluant le rôle de la société civile dans le plaidoyer et l’accompagnement.
De son côté, la porte-parole de la Coopération allemande, Mme Fanta Sow, a exprimé sa satisfaction de participer à l’atelier de présentation du rapport 2024 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), félicitant le Secrétariat national de l’Initiative et toutes les parties prenantes – représentants du gouvernement, des entreprises, de la société civile et de l’administrateur indépendant – pour le travail acharné et collectif qui a abouti à la publication du nouveau rapport en un temps record.
Elle a déclaré que l’année 2024 a marqué une étape importante dans le processus de mise en œuvre de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en Mauritanie, grâce à la vérification réussie du rapport périodique de l’Initiative, ce qui reflète les progrès remarquables réalisés par le pays dans les domaines de la transparence, de la gestion des ressources naturelles et de la responsabilité publique, des valeurs que le gouvernement allemand adopte et soutient depuis de nombreuses années.
Elle a expliqué que la Coopération allemande, à travers l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), est fière d’accompagner la Mauritanie dans la mise en œuvre des principes de l’Initiative, soulignant que ce soutien vise à renforcer les capacités nationales, à améliorer la gestion transparente des revenus extractifs et à encourager un dialogue constructif entre l’État, le secteur privé et la société civile.
Elle a souligné que l’atelier constitue une opportunité importante de diffuser largement les résultats du rapport 2024 de l’Initiative pour la Transparence, et d’encourager la réflexion collective sur les leçons apprises et les perspectives futures, insistant sur le fait que la transparence n’est pas une fin en soi, mais un outil pour renforcer la confiance, la bonne gouvernance et la réalisation d’un développement durable au profit de tous. Elle a conclu en soulignant l’engagement de la coopération allemande à continuer de soutenir le gouvernement mauritanien et ses partenaires dans l’Initiative internationale pour la transparence, afin de renforcer les acquis, de consolider la participation citoyenne et d’encourager une gestion juste et durable des ressources naturelles, souhaitant que l’atelier débouche sur des discussions fructueuses et des résultats concrets.
En marge de l’atelier, le conseiller du Premier ministre et président du Comité national de l’Initiative pour la transparence a expliqué, dans une déclaration à l’Agence Mauritanienne d’Information, que le rapport annuel du Comité traite des revenus et des redevances des industries extractives, de la manière dont ils sont perçus et de la façon dont ils sont dépensés.
Il a ajouté que le rapport identifie chaque année un certain nombre de lacunes au niveau de certaines entités déclarant des données, et que le Comité leur soumet des observations et des recommandations qui contribuent à améliorer progressivement leurs performances, expliquant que le rapport est basé sur la comparaison des données fournies par les administrations représentant l’État – telles que les douanes, les impôts et le Trésor public – avec celles déclarées par les entreprises elles-mêmes.
Il a souligné que le rapport contribue à renforcer la bonne gouvernance dans le secteur des industries extractives, mettant en évidence que le Comité, à travers ses rapports, vise à avoir un impact positif croissant aux niveaux national et international, ces rapports étant désormais largement lus et appréciés dans les milieux mondiaux.
Le président du Comité a noté que Son Excellence le Président de la République et les membres du gouvernement se réfèrent aux rapports et aux résultats du Comité, exprimant ses remerciements aux autorités publiques pour le soutien considérable dont bénéficie le Comité, notamment de la part des ministères des Finances, du Pétrole, des Mines, de l’Environnement, de la Banque Centrale et de la Cour des Comptes, pour leur coopération et leur sérieux dans le traitement des travaux du Comité.
Il a affirmé, en conclusion de sa déclaration, qu’il y a une amélioration notable dans la performance des différentes parties concernées, ce qui est reflété par les recommandations contenues dans le rapport publié en arabe et en français.
L’atelier a été inauguré en présence du Secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, du Commissaire adjoint aux droits de l’homme, et d’un certain nombre de représentants des secteurs concernés et des partenaires techniques et financiers.