Lancement d’une session de formation autour de la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam
Nouakchott
Démarrage, lundi à Nouakchott, des travaux d’une session de formation pour le renforcement de la coopération entre les autorités chargées de la mise en œuvre de la Convention de Rotterdam.
Financée par la Banque arabe pour le Développement économique en Afrique, cette session est organisée par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire en partenariat avec l’Organisation arabe pour le Développement agricole et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)..
Participent à cette session, de quatre jours, plusieurs pays africains, dont le Burkina Faso, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Sénégal, la Guinée et la Mauritanie, pays hôte. La rencontre s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération entre la FAO et l’Organisation arabe pour le Développement agricole en faveur de la formation dans les pays arabes et africains en matière de la gestion des pesticides, en application de la Convention de Rotterdam relative aux pesticides et aux produits chimiques dangereux faisant l’objet d’un commerce international.
Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Ahmed Salem Ould El Arbi, a exprimé ‘’sa satisfaction quant au choix de la Mauritanie pour accueillir cette session compte tenu de son appartenance arabo-africaine qui en fait un espace propice à l’intégration entre les régions arabe et africaine, une position qui a incité l’Organisation arabe pour le développement agricole et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique à organiser de nombreuses activités destinées aux pays africains’’.
Il a indiqué que ‘’les récoltes, dans de nombreux pays du monde, y compris la Mauritanie, subissent de graves dommages dus aux ravageurs, entraînant des pertes importantes, ce qui a poussé les gouvernements à mobiliser tous les moyens disponibles pour faire face à ce danger’’, notant que les pesticides chimiques ont un impact négatif sur l’homme et son environnement.
Ould El Arbi a ajouté que ‘’les services gouvernementaux chargés de la protection des végétaux ont de grandes responsabilités en matière de vigilance dans la manipulation de ces poisons, de sensibilisation à leur sujet, d’élimination des produits périmés, de présentation de leurs différentes dimensions, et d’efforts pour réduire leur utilisation et les remplacer progressivement par une protection intégrée basée sur la lutte biologique, nécessitant l’intensification de la formation et le renforcement des capacités, y compris la présentation des conventions et chartes internationales en vertu desquelles nos pays ont pris un ensemble d’engagements que nous devons mettre en œuvre’’.
De son côté, le directeur de la formation, des études et des consultations à l’Organisation arabe pour le Développement agricole, M. Ahmed Salem Ould Ahmed, il a souligné que ‘’l’organisation de cette session de formation au profit de certains pays africains francophones sur financement de la Banque arabe pour le Développement économique en Afrique, est une preuve éclatante de l’attention accordée à cette thématique’’.
Il a déclaré que ‘’le renforcement des capacités des techniciens et des experts dans les pays africains dans les domaines liés au développement agricole doit constituer une priorité absolue pour les gouvernements au niveau national et les partenaires de la coopération extérieure, compte tenu de l’accélération du rythme des progrès scientifiques dans les technologies agricoles à l’échelle mondiale et des opportunités qu’elles offrent pour augmenter la production et la productivité au profit des agriculteurs, protégeant les cultures et préservant la santé humaine et environnementale’’.
Ould Ahmed a affirmé que ‘’la gestion des pesticides représente un axe majeur dans ce domaine en raison de l’importance de ces produits dans la protection des cultures contre les ravageurs agricoles et les risques qui peuvent découler d’une gestion irresponsable’’.
A son tour, responsable de la production et de la protection des végétaux au bureau régional de la FAO pour l’Afrique du Nord, M. Mohamed El Hadi Sidat, a indiqué que ‘’les questions liées aux produits chimiques étaient souvent prises à la légère dans l’agenda environnemental’’, ajoutant que ‘’la gestion durable des produits chimiques et des déchets constitue la pierre angulaire des objectifs de développement durable selon l’Agenda 2030 pour le développement durable, où les conventions de “Bâle”, “Rotterdam” et “Stockholm” ont été considérées comme des outils juridiques dissuasifs dont la mise en œuvre contribuera à la réalisation de tous les objectifs dudit agenda’’.
La cérémonie d’ouverture de cette session s’est déroulée en présence du secrétaire général par intérim du ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Sidi Mohamed Ould Wavi, du conseiller technique du ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire chargé de la protection des végétaux et du développement des filières, M. Adama Barry, et du directeur adjoint de la protection des végétaux au ministère, M. Mohamed Sghair.