L'AMI

De grands projets porteurs de modernisation de l’administration

Nouakchott

La transformation numérique est l’un des principaux moteurs du développement économique et social de l’ère moderne, compte tenu de son rôle crucial dans l’amélioration de l’efficacité institutionnelle, la simplification des procédures, le renforcement de la transparence et la création de services de qualité répondant aux aspirations des citoyens et améliorant leur qualité de vie.

Dans notre pays, les plus hautes autorités, conduites par Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ont reconnu l’importance de cette transformation fondamentale. Le gouvernement a rapidement déployé des efforts considérables pour réaliser une transformation numérique globale et efficace, aboutissant à la création d’un ministère spécialisé en 2021, qui servira de levier institutionnel pour mener à bien cette ambitieuse transformation nationale et la concrétiser.

Le chargé de mission au ministère de la Transformation numérique et de la Modernisation de l’administration, M. Amar Isselmou NEBACHE, a expliqué que, s’appuyant sur la vision de Son Excellence le Président de la République, qui a fait de la numérisation un pilier central de la modernisation administrative, un outil de promotion de la justice sociale et de l’intégration, et un levier de compétitivité de l’économie nationale, le gouvernement de Son Excellence le Premier ministre Moctar Ould Djay œuvre avec une ferme volonté à la concrétisation de cette vision.

Il a indiqué que, dans ce contexte, le Département a réalisé, en peu de temps, un certain nombre de projets ambitieux qui ont eu un impact positif direct sur la performance des équipements publics et la qualité des services fournis aux citoyens.

Le chargé de mission a expliqué que le Département s’appuie sur une vision stratégique ambitieuse, fondée sur l’Agenda national de transformation numérique 2022-2025, en cours d’évaluation et d’actualisation selon les principaux axes que sont le développement des infrastructures numériques et le renforcement de l’administration numérique par la numérisation des services et la simplification des procédures.

Il a également soutenu la transformation numérique sectorielle en dotant les secteurs vitaux d’outils et de technologies modernes, et en promouvant l’innovation et l’entrepreneuriat en créant un environnement propice à l’initiative et à l’innovation technologique.

M. Amar Isselmou NEBACHE a souligné que cet agenda s’appuie sur des stratégies nationales complémentaires, notamment la stratégie nationale de modernisation de l’administration et de cyber sécurité, la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle, la stratégie nationale de transition vers le protocole Internet version 6 et la stratégie nationale pour les données ouvertes et l’interopérabilité.

Il a souligné que dans le domaine des infrastructures numériques et de la sécurité de l’information, le Centre national d’échange Internet (IXP) a récemment été officiellement lancé pour localiser le trafic de données et assurer sa sécurité grâce à une plateforme d’échange locale. Il a également noté l’inauguration du premier centre de données niveau 3 en Mauritanie.

Dans le même sillage, il a évoqué le début des travaux d’un deuxième câble sous-marin reliant la ville de Nouadhibou, dont l’achèvement est prévu dans les vingt mois, et les discussions avancées en cours pour établir un troisième câble sous-marin afin d’améliorer la diversité et la connectivité.

Le chargé de mission a ajouté qu’un intranet gouvernemental à haut débit a été achevé, reliant plus de 344 installations gouvernementales et offrant un environnement sécurisé et avancé pour l’échange d’informations et la coordination.

Il a souligné l’achèvement de la première phase du projet visant à couvrir les zones frontalières sud et sud-est avec des réseaux 2G et 4G, reliant les villes Ndiago et d’Ould Yengé.

M. Amar Isselmou NEBACHE a indiqué que les deuxième et troisième phases du projet visant à couvrir les zones frontalières sud et sud-est avec des réseaux 2G et 4G ont été lancées, les travaux atteignant 45 % d’avancement.

Il a noté le début des travaux sur un système national de cloud, la mise en place d’une cellule de surveillance des contenus numériques et de lutte contre la cybercriminalité, la création d’un mécanisme de surveillance du dark web et l’élaboration du Référentiel Général de Cyber sécurité (RGS), qui fixe les normes de sécurité de l’information au niveau de l’administration publique.

Le chargé de mission a, en outre, souligné l’achèvement d’une étude visant à créer une équipe nationale de réponse aux cyber incidents et un centre d’opérations de sécurité.

Il a, en plus, mentionné l’achèvement de plus de 4 000 kilomètres du réseau national de fibre optique, qui s’ajoutent aux plus de 3 000 kilomètres déjà couverts par les opérateurs nationaux, portant la longueur totale à 7 000 kilomètres.

Les préparatifs sont terminés pour lancer des appels d’offres pour une extension de 3 000 kilomètres supplémentaires. Il a expliqué que dans le domaine de la modernisation de l’administration et du rapprochement des services des citoyens, le portail « Mes Services » a été lancé, le premier portail unifié pour les services gouvernementaux, lié exclusivement à l’application « Mon Identité » pour garantir sécurité et rapidité, et le service « Œil du Citoyen » pour améliorer l’interaction communautaire et la surveillance populaire, ainsi que le lancement du Système de sécurité routière (SSR) en coopération avec la Sûreté nationale, en plus de la plateforme numérique Siraj pour les parents d’élèves et de la numérisation des casiers judiciaires, avec possibilité de vérification des documents par code QR.

La plateforme « LEGOUD » pour la sécurisation des documents immobiliers, la modernisation du registre foncier, le projet de classification des entreprises visant à favoriser la transparence et l’égalité des chances, la numérisation du système de passation des marchés publics et la plateforme nationale des concours, sont autant de facteurs qui ont renforcé la transparence et simplifié les procédures.

Cette plateforme comprend également la numérisation des permis de conduire et des cartes grises, le développement d’un système d’information pour les organismes d’assurance, la création d’une plateforme numérique pour l’enregistrement des partis politiques en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des guichets numériques dans les communes pour rapprocher les services des citoyens.

A cela s’ajoutent le développement d’un système d’autorisation de mise sur le marché des médicaments, la promotion d’un portail de procédures administratives comprenant plus de 815 procédures, l’adoption d’un système de correspondance administrative éprouvé, et la plateforme « Toumouhy-Ebchir », en coordination avec le ministère des Affaires sociales, pour la prise en charge des patients nécessiteux et le soutien aux enfants handicapés et autres groupes vulnérables.

M. Amar Isselmou NEBACHE a indiqué que les travaux sur plusieurs autres plateformes étaient terminés et seraient bientôt lancés.

Il s’agit notamment de la numérisation de la justice commerciale et pénale, d’une plateforme de vérification des diplômes universitaires, de la numérisation des permis de construire, de la connexion des plateformes d’assurance maladie « Cnam » et « Cnass » au portail « Khadamaty ».

Il en est de même de la connexion numérique des services d’eau et d’électricité au portail « Khadamaty », et de la mise en place d’un système numérique de suivi et d’approbation des médicaments en coopération avec le ministère de la Santé.

Le chargé de mission a, enfin, évoqué la numérisation des procédures de création d’entreprise et des demandes de licences d’investissement via la plateforme APIM, l’élaboration d’un programme de soutien aux incubateurs numériques, une étude de faisabilité pour un système national d’adressage géographique, la finalisation de la stratégie nationale pour le commerce électronique, le développement d’un système national de paiement instantané garantissant l’interopérabilité, la préparation à l’adoption du système de signature numérique et l’identification des métiers numériques de base pour orienter la formation.

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