L'AMI

Lancement de la 30ème session du Comité permanent conjoint du Réseau méditerranéen de santé animale

Nouakchott

La 30ème session du Comité permanent conjoint du Réseau méditerranéen de santé animale (REMESA) a démarré mercredi à Nouakchott.

Cette session comprend trois audiences pour discuter des dernières grandes maladies, de la modernisation des activités et des projets de santé animale, de la gouvernance et de la gestion du réseau REMESA pour se concentrer sur la surveillance des maladies animales et les stratégies de contrôle, et le renforcement de la coopération entre les pays membres.

Le secrétaire général du ministère de l’Elevage, M. Sadafi Ould Sidi Mohamed, a souhaité la bienvenue aux délégués, exprimant la gratitude de la Mauritanie pour la confiance qui lui a été accordée en accueillant cet événement essentiel.

Il a souligné que la sous-région traverse une période délicate sur le plan de la santé vétérinaire, compte tenu des menaces croissantes que représentent les maladies animales transfrontalières telles que la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants et la grippe aviaire, ajoutant que ces maladies constituent une menace directe non seulement pour le bétail, mais aussi pour la sécurité alimentaire et la santé publique, ce qui nécessite une réponse collective et coordonnée.

Le secrétaire général a indiqué que le réseau représente un cadre modèle pour la coopération, l’échange d’expertise et d’informations, et le renforcement de la réponse commune aux défis sanitaires, soulignant que la réunion vise à suivre la mise en œuvre des recommandations de la session précédente et à identifier les priorités pour la prochaine phase, en mettant l’accent sur la promotion de l’échange de bonnes pratiques, la formulation de stratégies de prévention et de surveillance, et l’intégration dans l’approche “Une seule santé’’ qui relie la santé humaine, animale et environnementale.

Il a souligné que le choix de la Mauritanie pour accueillir cette réunion reflète la grande importance que le gouvernement accorde au développement du secteur vétérinaire et à la promotion de la coopération régionale et internationale, réitérant l’engagement de la Mauritanie à renforcer ses capacités nationales et à contribuer à l’amélioration de la santé animale.

Pour sa part, le Directeur des Services Vétérinaires, M. Habiboullah Ould Habiboullah, a déclaré que la Mauritanie dépend fortement de l’élevage, qui constitue une pierre angulaire de l’économie nationale et un moyen de subsistance pour des millions de citoyens, ajoutant que toute perturbation de la santé animale peut avoir de graves conséquences économiques, sociales et même sanitaires. Il a souligné la nécessité d’une coopération régionale face aux risques liés aux maladies transfrontalières, au changement climatique et au surpâturage incontrôlé des troupeaux, en insistant sur l’engagement du gouvernement mauritanien à soutenir les objectifs du REMESA et à promouvoir l’intégration vétérinaire régionale pour servir les intérêts communs des Etats membres.

Pour sa part, M. Mohamed Ben Koumi, au nom du Directeur général adjoint de la FAO pour la production animale, M. Thanawat Tensing, a souligné que la FAO accorde la priorité à l’élevage durable et à l’approche « Une seule santé » en tant que facteurs clés de la transformation des systèmes agroalimentaires, ce qui est essentiel pour atteindre la santé mondiale, la sécurité alimentaire et les objectifs d’amélioration de la production, de la nutrition, de l’environnement et de la vie.

La participation de représentants de haut niveau d’organisations internationales de premier plan, notamment l’Union du Maghreb arabe, la FAO et l’OIM, ainsi que de centres de référence, souligne l’importance et la pertinence de cette initiative, a-t-il ajouté, réitérant l’engagement de la FAO à soutenir le réseau.

Pour sa part, le directeur adjoint de l’OIE, Kaya François, a déclaré que l’OIE a lancé une stratégie mondiale pour la santé animale en 2017 après avoir révisé plusieurs chapitres du Code de santé animale au niveau mondial, et a mené une révision des chapitres liés à la santé animale au niveau mondial au début de cette année.

Il a ajouté que le changement climatique joue un rôle dans les évolutions ainsi que les mouvements transfrontaliers d’animaux difficiles à contrôler, sur lesquels l’OIE travaille par le biais d’une stratégie mondiale pour la santé animale après avoir revu plusieurs chapitres du Code de santé animale au niveau mondial.

Pour sa part, le représentant de l’Organisation vétérinaire de la République de Malte, coprésident du Réseau méditerranéen de santé animale, le Dr Pantaleo Gemma, s’est réjoui de la poursuite des discussions et de l’interaction utile entre les États membres pour le succès de cette session, ajoutant que la coopération entre les différents pays est importante, non seulement dans le domaine de la santé animale, mais aussi dans d’autres domaines tels que la santé humaine et la santé environnementale.

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