L'AMI

Ouverture d’un atelier régional de lutte contre la drépanocytose

Un atelier régional de lutte contre la drépanocytose a été inauguré, ce mardi, à Nouakchott, avec la participation d’experts de Mauritanie, du Burkina Faso, de Madagascar, du Mali, du Niger et du Sénégal.

L’atelier vise à souligner l’importance de la lutte contre la drépanocytose, les efforts déployés à cet égard, et à échanger des expériences et des compétences pour faire face à l’une des maladies sanguines héréditaires les plus dangereuses.

Dans son discours à cette occasion, M. Hamadi Ould El Tebari, chargé de mission au ministère de la Santé, a expliqué que cette rencontre revêt une importance particulière, non seulement parce qu’elle réunit une élite d’experts médicaux de six pays frères, mais aussi parce qu’elle reflète la vitalité du partenariat scientifique multilatéral, supervisé par le réseau GRAD6 (une organisation à but non lucratif) avec le soutien de la Principauté de Monaco et la contribution active de l’Organisation Mondiale de la Santé, soulignant l’engagement de tous à faire face à l’une des maladies sanguines héréditaires les plus dangereuses qui continue de représenter un défi sanitaire et humanitaire majeur sur le continent africain.

Il a ajouté que les efforts conjoints depuis la création du réseau en 2013 ont produit des résultats très significatifs, notamment l’élaboration d’un guide unifié pour la prise en charge des patients dans les États membres, et son adoption par l’Organisation Mondiale de la Santé comme référence continentale, en plus de l’organisation de sessions de formation pour les formateurs, et la mise en œuvre de projets sectoriels dans le domaine du diagnostic, de la vigilance, de la formation et de la recherche clinique.

M. Hamadi Ould El Tebari a expliqué que cet atelier représente une nouvelle opportunité de poursuivre cette orientation en s’efforçant de combler le manque de données épidémiologiques, par la création d’une base de données coordonnée et partagée, et la détermination des mécanismes de durabilité des activités du réseau et l’élargissement de ses perspectives.

Il a exprimé l’intérêt du secteur de la santé pour cette rencontre scientifique et de coordination, compte tenu de l’opportunité précieuse qu’elle représente pour renforcer la coopération régionale et l’échange d’expériences, et de l’engagement collectif qu’elle reflète à traiter l’un des problèmes de santé chroniques ayant un impact majeur sur la santé publique dans la région.

Il a souligné que le ministère de la Santé est soucieux de tirer parti des résultats de cette rencontre et de s’efforcer de les traduire en politiques et procédures pratiques qui contribuent au développement des systèmes de surveillance, de diagnostic et de prise en charge de la drépanocytose, ce qui soutient les orientations nationales et renforce la position de la Mauritanie dans les efforts africains et internationaux visant à lutter contre les maladies héréditaires et chroniques.

De son côté, la représentante du gouvernement de la Principauté de Monaco, a affirmé que cette maladie est l’une des maladies héréditaires les plus répandues, et qu’elle affecte particulièrement les enfants et les groupes les plus vulnérables, soulignant le soutien continu de la Principauté de Monaco à la lutte contre cette maladie.

Elle a déclaré que la Mauritanie est considérée comme un modèle pionnier dans la région dans ce domaine.

À son tour, Mme Olivat RAKOTO ALSON, coordinatrice du réseau GRAD6, a déclaré que cette maladie est une maladie héréditaire non contagieuse, qu’elle affecte le sang et entraîne la déformation des globules rouges, ce qui provoque leur destruction et l’obstruction des vaisseaux sanguins, entraînant des dommages organiques et des douleurs intenses qui entravent la vie des patients.

Elle a souligné que l’Organisation Mondiale de la Santé indique que cette maladie touche environ 50 millions de personnes dans le monde, et que la moitié des enfants atteints ne vivent pas plus de 5 ans sans soins spéciaux.

Elle a exprimé ses sincères remerciements au ministère de la Santé pour l’organisation de cet atelier, et au gouvernement de la Principauté de Monaco pour son soutien qui a permis la tenue de cet atelier.

L’ouverture de l’atelier a été suivie par le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé, le représentant de la Direction de la Coopération Internationale de la Principauté de Monaco, et un certain nombre de représentants des États membres du réseau.

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