Le ministère de la Justice a organisé, lundi à Nouakchott, un séminaire international sur la politique pénale et répressive: entre dissuasion et traitement, en coopération avec la Fondation allemande pour la coopération juridique internationale (GIZ).
Ce séminaire, de deux jours, vise à approfondir les discussions et à présenter diverses approches et pratiques liées à la politique pénale et répressive, afin de formuler des recommandations visant à renforcer le système juridique dans ce domaine.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, le secrétaire général du ministère de la justice, M. Mohamed Ould Ahmed Aidda, a souligné que ‘’l’organisation de ce séminaire, en coopération avec la Fondation allemande pour la coopération judiciaire internationale, est intervenue au lendemain de la réunion de la Commission suprême de la réforme de la justice, sous la présidence de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président du Conseil suprême de la magistrature, une réunion dont les résultats inédits marquent le début de la mise en œuvre de la Charte nationale pour la réforme et le développement de la justice’’, dit – il.
Il a ajouté que le colloque sera l’occasion d’approfondir les discussions et de présenter diverses approches et pratiques liées à la politique pénale préventive et repressive, ce qui, d’une part, assure la dissuasion tout en prévenant la criminalité par le traitement, et préserve les libertés individuelles et collectives toute facilitant la réforme, la réinsertion et humanisant la répression, d’autre part.
Le secrétaire général a indiqué que le développement de la justice et son rapprochement du citoyen sont le fruit des directives éclairées de Son Excellence le Président de la République, des directives que le gouvernement du Premier ministre, Monsieur Moctar Ould Djay, s’emploie à concrétiser sur le terrain.
De son côté, le chef du département Afrique, directeur du Bureau régional de la Fondation allemande pour la coopération juridique internationale en Tunisie, M. Mohamed Montasser Oubeidi, a souligné ‘’l’importance du partenariat entre sa Fondation et le ministère de la justice, exhortant les participants au séminaire à saisir l’occasion des présentations faites par des experts internationaux et des juges nationaux pour en tirer parti afin de formuler des recommandations qui abordent la politique pénale préventive et répressive.
Le colloque comporte plusieurs sessions, la première traitant de la politique pénale et la réduction du phénomène criminel, une intervention introductive sur le concept de politique pénale et politique répressive, en plus de l’efficacité de la peine et ses insuffisances en matière de dissuasion.
La deuxième séance portera sur la politique pénale préventive et son rôle dans la réduction du phénomène criminel, le concept de politique pénale préventive, son cadre juridique national et international, les approches adoptées et les parties prenantes, l’importance des mesures préventives et leur rôle dans la réduction de la criminalité.
La troisième session portera sur le thème: ‘’l’efficacité de la politique pénale : concilier prévention et répression’’, ‘’mettre en œuvre une politique pénale équilibrée entre prévention et répression’’, en plus de l’intégration de la prévention et de la répression dans les législations nationales.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de nombreux représentants des autorités nationales, de magistrats, d’agents judiciaires, en plus de personnalités intéressées par le domaine.