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L’Assemblée nationale ratifie deux projets de loi relatifs aux normes et réglementations environnementales et à la conservation de la biodiversité

L’Assemblée nationale a approuvé, lundi matin, au cours d’une séance plénière tenue sous la présidence de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, la députée Aghleyoh Amane Lahdhana, deux projets de loi dont le premier permet la ratification du Protocole additionnel à la Convention d’Abidjan sur les normes et réglementations environnementales applicables à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en mer, adopté en 2012, et signé par la Mauritanie à Abidjan le 02 juillet 2019.

Le deuxième projet de loi autorise la ratification de l’Accord au titre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale, signé à New York le 22 septembre 2023 par le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie.

La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messaouda Baham Mohamed Laghdaf, a expliqué que cette convention répond à la nécessité d’adopter une approche régionale pour prévenir, réduire et contrôler la pollution dans le milieu marin, les eaux côtières et les eaux fluviales pertinentes sous la juridiction des États de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud.

Cette convention a été signée en 1981 par 22 pays, dont le nôtre, et couvre 14 000 kilomètres de côtes, de la Mauritanie à l’Afrique du Sud, en passant par le Cap-Vert et Sao Tomé-et-Principe », a-t-elle déclaré, ajoutant que 20 pays sont désormais parties à la convention.

Elle a expliqué que la zone côtière des pays signataires de la convention contient des écosystèmes très productifs et diversifiés, outre le fait que ces régions abritent la majorité de la population et que presque toutes les capitales y sont situées.

En ce qui concerne le projet de loi autorisant la ratification de l’accord au titre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer relatif à la conservation de la diversité biologique marine, la ministre a déclaré que la Convention vise à assurer la conservation de la biodiversité par le biais de la coopération et de la coordination internationales, soulignant qu’elle a été signée par 112 pays, dont notre pays, et que 21 pays l’ont ratifiée jusqu’à présent.

Elle a souligné que l’accord vise à conserver et à utiliser durablement la biodiversité marine dans les zones situées au-delà de la juridiction d’un État, qui couvrent environ les deux tiers des océans du monde et environ 95 % de leur volume, et qui comprennent la haute mer et la zone internationale des fonds marins.

L’accord permet d’atteindre les objectifs fixés dans le Cadre mondial pour la biodiversité adopté dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, en particulier celui d’assurer la conservation et la gestion efficace d’au moins 30 % des terres, des eaux intérieures, des zones côtières et des océans à travers le monde d’ici 2030, et soutiendra la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Accord de Paris, a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que la ratification de cet accord permettra à notre pays de rester dans la légitimité internationale et de traiter les questions liées aux ressources génétiques marines, notamment le partage des avantages, les mesures telles que les outils de gestion par zone, y compris les réserves marines, les évaluations d’impact environnemental, l’accès au financement, le renforcement des capacités et le transfert des technologies marines.

Pour leur part, les députés ont fait l’éloge des conventions mentionnées dans la lutte contre la pollution causée par les activités gazières et pétrolières qui ont un impact négatif sur l’environnement marin, et ont appelé à l’élaboration d’un plan national pour la mise en œuvre de ces conventions.

Ils ont appelé le gouvernement à renforcer le contrôle des entreprises opérant dans le domaine de l’extraction du gaz, à protéger les récifs coralliens – dans les zones d’extraction – contre les fuites de gaz, et à préserver la biodiversité marine.

Ils ont souligné l’importance de la convention pour promouvoir la coopération internationale, soutenir les pays en développement dans le domaine de la formation et préserver la biodiversité marine, en insistant sur la nécessité de surveiller les mouvements des navires en haute mer afin d’éviter le déversement de leurs déchets, qui ont un impact négatif sur l’environnement marin, y compris sur les poissons, dont notre économie nationale dépend fortement.

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