La 14ème session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan se poursuit à Nouakchott
Nouakchott
La 14ème session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan a été marquée au deuxième jour, vendredi, par une réunion des ministres des pays membres du Traité d’Abidjan, qui a mis en exergue les efforts de chaque pays en matière de préservation des réserves marines et de lutte contre la pollution marine et côtière.
Mme Messaouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdhaf, ministre de l’environnement et du développement durable et présidente de la séance, a expliqué que cette réunion vise à créer une vision unifiée qui soutiendra nos positions dans les délibérations au niveau bilatéral.
Elle a déclaré que la convention d’Abidjan était née de la nécessité de ratifier une approche régionale pour prévoir, réduire et contrôler la pollution dans l’environnement marin, les eaux côtières et les eaux fluviales de l’espace juridique de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale et de l’Australie.
Le traité renforce notre capacité à protéger les ressources marines et revêt une grande importance compte tenu de son rôle dans la lutte contre les effets négatifs de la triade de crises mondiales : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution.
L’objectif principal de cet effort est de donner de l’espace à une convention et à des protocoles sur les réserves marines qui visent à répondre à tous les nouveaux défis et au développement durable des océans et à anticiper et résister à toutes les menaces qui pèsent sur les écosystèmes marins.
Elle a indiqué que la Mauritanie travaille depuis plusieurs mois avec le Secrétariat Exécutif de la Convention pour préparer cette session.
La ministre a exprimé sa satisfaction que notre pays soit l’un des principaux pays membres dans la mise en œuvre de la Convention d’Abidjan, notant que la Mauritanie a pris des mesures dans tous les axes bilatéraux qui soutiendront la gestion intégrée et la planification rationnelle des ressources marines et côtières en tant qu’affluent clé pour soutenir la mise en œuvre de la Convention.
Elle a ajouté que la vision de Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, traduite dans la politique générale du Gouvernement de Son Excellence le Premier Ministre, El Moctar Ould Djay, a été mise en œuvre à travers l’activation de certains outils, institutions et textes liés aux préoccupations de la Convention, notamment la ratification de la Convention sur la Diversité Biologique dans la zone au-delà des frontières juridiques nationales, la ratification de quatre protocoles additionnels au traité d’une part et une nouvelle loi sur le littoral qui améliorera le cadre législatif pour soutenir la gestion intégrée des écosystèmes côtiers et notre pays s’y attelle.
Elle a salué le travail des experts et du secrétariat exécutif du traité, soulignant que notre pays poursuivra ses efforts pour mettre en œuvre la Convention d’Abidjan parallèlement aux efforts visant à atteindre les principaux Objectifs de développement durable, en particulier l’Objectif 14 sur la vie sous-marine et l’Objectif 17 sur la coopération.
Le Secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan, M. Kane Mamadou, a noté que la Conférence des Parties est le plus haut organe de gouvernance de la Convention et lui donne les directives qui définissent les domaines du Secrétariat exécutif dans la mise en œuvre de son mandat, ce qui souligne l’importance de cette réunion.
L’ambition du Secrétariat est de répondre aux grands défis environnementaux actuels et futurs posés aux zones marines et côtières de la région de la Convention d’Abidjan.
Dans ce contexte, le traité met à la disposition de ses signataires des outils de coopération qui leur permettent de lutter contre la triple crise mondiale du changement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution.
La convention est renforcée par quatre protocoles importants pour la gouvernance des zones côtières et marines : le protocole de Bassam sur la pollution due à des sources et activités terrestres, le protocole de Malabo sur les écosystèmes associés aux activités pétrolières et gazières, le protocole de Pointe Noire sur la gestion intégrée des zones côtières et le protocole de Calabar sur la gestion durable des mangroves.
Il a appelé les signataires de la Convention d’Abidjan à soutenir les différentes initiatives mondiales visant à organiser et à coordonner la lutte contre les défis posés non seulement aux pays concernés mais aussi au-delà de leurs frontières afin d’assurer leur sécurité et leur résilience.
Les ministres et chefs de délégation de la Gambie, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone et de l’Angola sont montés à la tribune et ont salué l’atmosphère qui a régné pendant la session et ont souligné la nécessité pour les États membres de verser leurs contributions annuelles à l’organisation.
Ils ont remercié tout particulièrement le peuple et le gouvernement mauritaniens d’avoir accueilli la session, qu’ils ont qualifiée de « réussie », et ont appelé à la poursuite des travaux pour soutenir l’organisation en tant qu’outil d’intégration régionale.
Ils ont insisté sur la nécessité de ratifier des protocoles additionnels pour garantir une action contre le changement climatique et la pollution et ont souligné la nécessité de participer activement à la prochaine session avec une voix et une position unifiées pour la protection des réserves marines et côtières en Afrique de l’Ouest, centrale et australe.
Le programme de la 14ème session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan comprend la ratification de la Déclaration de Nouakchott, la détermination du lieu de la prochaine session et l’approbation du rapport de la 14ème Conférence, ainsi que d’autres sujets.
En marge de la 14ème session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan, le groupe Parlementaire pour l’Environnement, accompagnée du Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, M. Moulay Brahim Ould Moulay Brahim, a visité l’exposition organisée dans le cadre des activités de la session, où elle a pris connaissance des différentes maquettes présentées, qui reflètent les efforts déployés dans le domaine de la conservation de la biodiversité et de la préservation des zones côtières et marines dans notre pays.
L’exposition a été organisée dans le cadre des activités de la session.