L'AMI

Lancement de la 14e session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan pour la protection, la gestion et la mise en valeur du milieu marin et côtier

Nouakchott

Les travaux de la 14e session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan pour la protection, la gestion et la mise en valeur du milieu marin et côtier de l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud a débuté, mercredi, au Palais des Congrès de Nouakchott.

« La côte atlantique que nous voulons : renforcer la coopération pour un développement durable de la zone côtière » est le thème retenu pour cette session de Nouakchott de deux jours qui abordera plusieurs sujets visant à renforcer la coopération régionale en matière de gouvernance côtière entre les États membres de la Convention d’Abidjan, d’une part, et la résilience des communautés côtières face aux défis auxquels sont confrontées les zones côtières d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et d’Afrique australe, d’autre part.

Cette session offre également une plateforme d’échange d’informations et de points de vue sur la gouvernance la plus efficace pour la gestion des réserves marines et pour œuvrer à la combinaison des efforts des pays concernés afin de résoudre les problèmes environnementaux majeurs tels que le changement climatique, l’érosion côtière et la pollution plastique.

La rencontre vise aussi à parvenir à une vision commune et à une position unifiée qui puisse soutenir les positions de négociation des pays concernés au niveau multilatéral en tirant parti des opinions, de la coordination et de la concertation.

Les travaux de cette session s’inscrivent dans un contexte particulier marqué par des avancées sur les volets les plus importants liés aux défis côtiers et maritimes, a déclaré à cette occasion, la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Mme Messouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf ; ce qui en fait une étape charnière dans l’histoire du traité, a-t-elle ajouté.

La ministre a qualifié la politique générale en matière d’environnement durable, y compris les défis de la gestion intégrée des écosystèmes côtiers et marins, d’élément clé du programme de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, puisque les stratégies liées au développement et à la planification des zones côtières et marines s’inscrivent dans une approche intégrée mise en œuvre par cinq départements ministériels, en plus des collectivités locales géographiquement situées dans la zone côtière.

La politique générale du gouvernement de S.E le Premier ministre El Mokhtar Ould Djay accorde une attention particulière à la durabilité des zones côtières et marines, en tenant compte de nos intérêts stratégiques et des engagements bilatéraux, a poursuit Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf.

La qualité de la participation des délégations présentes à cette session reflète l’intérêt croissant des États membres pour la redynamisation de notre organisation conjointe, a-t-elle indiqué, qualifiant ceci d’indicateur des avancées réalisées dans la bonne direction concernant l’Accord d’Abidjan et les espoirs placés en lui.

Intervenant à son tour, le Secrétaire exécutif de la Convention d’Abidjan, M. Mamadou Kane, a expliqué que son organisation met à disposition des pays membres des outils de coopération permettant de lutter contre la triple menace des crises mondiales : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution.

Il a rappelé dans ce contexte, les protocoles additionnels, à savoir le Protocole de Bassam sur la pollution d’origine tellurique, le Protocole de Malabo sur les écosystèmes liés aux activités pétrolières et gazières, le Protocole de Pointe-Noire sur la gestion intégrée des zones côtières et le Protocole de Calabar sur la gestion durable des forêts de mangrove.

Toujours selon lui, le Secrétariat de la Convention aide les parties concernées à ratifier le Cadre mondial de Copenhague-Montréal, qui propose de conserver 30 % des terres, des eaux intérieures, des zones côtières et marines, et de restaurer 30 % des écosystèmes dégradés d’ici 2030, dans le but de réduire la perte biologique.

La Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan vise à partager des informations et à travailler pour examiner sur le terrain ce qui a été réalisé dans le domaine de la lutte contre la pollution et les activités gazières et pétrolières qui ont un impact négatif sur les réserves marines, a souligné pour sa part, Mme Suzanne Chrétien, représentante du PNUE en Mauritanie.

Elle a passé en revue par la suite, les efforts déployés dans le domaine de la conservation des réserves marines pour atteindre les objectifs internationaux en la matière à travers l’exécution de protocoles additionnels, qualifiant le Traité d’Abidjan d’outil efficace pour mettre en œuvre les engagements sur le terrain et incarner la coopération dans le domaine de l’environnement.

Elle a salué par la suite l’atmosphère qui règne dans l’organisation de cette session dans un cadre régional, où seront discutées les voies les plus efficaces pour mettre en œuvre des politiques de lutte contre la pollution plastique, qui a un impact significatif sur les réserves marines, a-t-elle dit.

La 14ème session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan représente une étape cruciale pour renforcer la coopération régionale et faire avancer le défi de la gouvernance marine et côtière, a déclaré quant à lui, M. Mansour Ndiaye, Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement à Nouakchott.

Parlant au nom des partenaires techniques et financiers du Secteur de l’Environnement et du Développement Durable, il a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette session en Mauritanie, « pays qui possède des ressources environnementales de valeur mondiale mais qui est exposé à de nombreux défis malgré les efforts du pays pour renforcer sa résilience et mobiliser des ressources pour financer le Cadre mondial pour la biodiversité ».

Ceci reflète la volonté du gouvernement mauritanien et la politique judicieuse des plus hautes autorités de préserver la biodiversité marine et les réserves marines.

Il a révélé à la fin de son intervention la décision des partenaires techniques et financiers du secteur de l’environnement et du développement d’accompagner les efforts de la Mauritanie pour renforcer les capacités techniques et mobiliser des financements à travers des fonds spécialisés tels que le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds vert pour relever les défis auxquels est confrontée la biodiversité.

Après la cérémonie d’ouverture, les ministres ont visité une exposition de photos mettant en exergue les efforts déployés par les divers secteurs gouvernementaux et institutions nationales impliqués dans la préservation de l’environnement marin et côtier de notre pays.

La cérémonie d’ouverture de la 14ème session de la Conférence des Parties à la Convention d’Abidjan s’est déroulée en présence du ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement, du ministre de la Défense, des Affaires des Retraités et des Enfants des Martyrs, du ministre de l’Énergie et du Pétrole, du ministre des Mines et de l’Industrie, et du ministre de la pêche et des infrastructures portuaires et maritimes, ainsi que d’autres personnalités.

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