L'AMI

La ministre chargée de la promotion féminine visite les centres de la petite enfance dans des moughataas de Nouakchott

Les centres de la petite enfance dans les moughataa de Teyarett, du Ksar, de Arafat et d’El Mina qu’a visités mardi matin la ministre chargée de la promotion féminine, de la famille et de l’enfance, Mme Fatimetou Mint Khattri, ont pour mission d’accueillir les enfants dont l’âge est au dessous de celui de la scolarisation, avec des frais symboliques de 500 ouguiyas par mois par enfant.

La visite de la ministre à l’occasion du lancement de l’enseignement pré-scolaire a pour but de s’informer sur les conditions d’ouverture des établissements d’enseignement publics intervenant dans ce domaine.

Au cours de son déplacement, Mint Khattry s’est ainsi enquérie des conditions de travail des gouvernantes dans ces centres et des difficultés qui entravent leur fonctionnement.

Les capacités d’accueil des structures visitées vont de 100 à 200 enfants répartis sur 3 à 4 salles.

L’Etat compte ouvrir, dans le cadre de sa stratégie pour l’année en cours, des centres de petite enfance dans toutes les capitales régionales en vue de généraliser l’enseignement préscolaire, a déclaré le directeur de l’enfance, Salek Ould Jeireb.

Il a ajouté que son département se base dans sa nouvelle stratégie sur trois axes consistant en l’ouverture d’établissements publics financés en partenariat par le ministère et les moughataa concernées, l’appui aux établissements privés et la mise à contribution des initiatives des coopératives en milieu rural, notamment les groupements féminins.

Les principaux problèmes signalés au sein des jardins publics sont l’insuffisance de l’approvisionnement en eau et électricité, le manque d’équipements et de moyens de trvail ainsi que l’absence de motivation pour les gestionnaires de ces établissements. "Je ressens de l’amertume face à l’insouciance dont nous faisons l’objet", a dit à ce sujet une gouvernante au centre d’El Mina, Fatimetou Yero.

Mme Yero s’est plainte du non versement de ses droits à l’avancement et à l’incitation depuis 8 ans ainsi que des conditions "difficiles" de travail.

Selon des sources au ministère, les charges de l’eau et de l’assainissement dans les 9 moughataa de Nouakchott sont supportées par les communes correspondantes.

Souvent, ces communes sont dans l’incapacité de couvrir ces charges à cause du manque de ressources financières, ont ajouté ces sources.

"Le Réseau National et les réseaux régionaux n’ont pas l’appui technique et financier nécessaire, de plus, il n’y a pas eu un accompagnement suffisant pour cette structure qui a pour vocation d’appuyer les jeunes.

C’est ce que souligne M. Hamma Ould Souffi, président du Réseau National des Associations de Jeunes (RENAJ) qui indique, par ailleurs que le réseau n’est pas consulté de manière suffisante pour l’élaboration d’une politique de jeunesse.

Avec comme principaux partenaires, le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le FNUAP et le PNUD, le RENAJ a pour objectif, entre autres, de favoriser la promotion des jeunes et des adolescents, leur insertion dans la vie active et leur participation au développement économique et social du pays et ce, en conformité avec les grands axes de la politique du Ministère de la Jeunesse et des sports;

Le réseau entend aussi lutter contre l’érosion de la santé des jeunes et des adolescents et faire reculer la pandémie du Sida et coordonner les actions et les initiatives des réseaux régionaux d’associations de jeunes, capitaliser et faciliter les échanges d’expériences et d’informations entre ces réseaux, les associations de jeunes et les jeunes et renforcer leurs capacités.

Le RENAJ vise enfin faire, sans se substituer à eux, le plaidoyer au profit des réseaux d’associations de jeunes et leurs servir de médiateur auprès des pouvoirs publics et des partenaires au développement et mener des études et recherches, assurer des formations et développer des partenariats durables et mettre en oeuvre des programmes en faveur de la promotion des activités de jeunesse.

Selon M. Souffi, depuis la création du RENAJ en août 2006, le Réseau National des Associations de Jeunes est membre des Réseaux de la sous région et aussi membre du Réseau Global de la Jeunesse.

Le Réseau National des Associations de Jeunes (RENAJ) est une organisation regroupant les associations de jeunes dans toute l’étendue du territoire national.

La Mauritanie compte une multitude d’associations de jeunes opérant dans des domaines divers dont les énergies ont besoin d’être canalisées. C’est dans ce sens que le RENAJ a vu le jour le 12 août 2006. Mais le fonctionnement de cette structure n’est pas connu de tous. Malgré ses efforts de sensibilisation au niveau des jeunes, son mécanisme de fonctionnement semble complexe pour certains.

Le Réseau National des Associations de Jeunes regroupe des associations de toutes les régions du pays dans des structures régionales qui sont sous la houlette du Bureau National à Nouakchott avec lequel elles coordonnent et exécutent les activités.

Le Bureau Directeur du réseau est constitué de 13 membres (1 par wilaya). Le Bureau Exécutif est composé de 5 membres, pour gérer les affaires quotidiennes. Il a été élu lors du premier Forum National de la Jeunesse en août 2006 par les délégués des réseaux régionaux en présence du Directeur de la Jeunesse et des partenaires internationaux. Le mandat du Bureau National est de 3 ans. Dans chaque région, un réseau d’association s’est constitué représentants les réseaux départementaux.

D’après le premier diagnostique réalisé en 2006, le Réseau National des Associations de Jeunes compte 38 associations affiliées à Nouadhibou, 52 à Nouakchott, 19 à Atar, 16 à Kiffa, 15 à Zouerate, 23 à Kaédi, 27 à Néma et 12 à Aleg. Un autre diagnostique est en cours pour l’année 2008 et permettra d’avoir des chiffres plus précis.

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