Le ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement originel, M. Sidi Yahya Cheikhna Lemrabott, accompagné du wali de Dakhlet – Nouadhibou, M. Mahi Ould Hamed, a supervisé, lundi à Nouadhibou, l’ouverture du deuxième symposium scientifique sur l’impact des stupéfiants et des substances psychotropes sur l’individu et la société, mais aussi, de la migration en violation des lois et mises en garde de la charia.
L’organisation de ce séminaire s’inscrit dans le cadre du programme accompagnant le mois béni du Ramadan dans les wilayas du nord : Nouadhibou, Tirs – Zemmour, Inchiri et Adrar.
Les participants ont suivi des présentations et des conférences autour des drogues et leurs graves dommages sur les individus et la société, soulignant la nécessité de promulguer des lois dissuasives pour les combattre, mettant l’accent sur le rôle des acteurs dans ce problème qui menace le monde entier, indiquant son danger dans le Coran et la Sunna.
Au sujet de la migration clandestine et son lien avec la drogue, le terrorisme, et d’autres dangers en tant que problèmes mondiaux interdépendants, les conférenciers ont souligné l’importance de sensibiliser à son danger, à son impact et à sa menace pour l’entité étatique et la nécessité d’unifier les efforts pour préserver la patrie et sa sécurité, appelant à la vigilance pour l’intérêt public et à la coopération avec les autorités concernées pour mettre en œuvre les recommandations à cet égard.
Les conférences ont, ainsi, abordé le danger de l’afflux de migrants illégaux dans le pays, constituant un fardeau pour l’État, soulignant que la Mauritanie a fourni des services de qualité aux migrants leur permettant de régulariser leur situation dans le pays, en plus de la prolongation maintes fois des délais accordés, mais la plupart de ceux qui sont entrés illégalement dans le pays continuent de se soustraire de leurs obligations pour des raisons qui leur sont propres.
Les conférenciers ont souligné l’importance de comprendre et de prendre conscience de l’ampleur du danger qui menace le pays et la population en raison des vagues de migrants illégaux, notant que le séjour prolongé de ces personnes conduira à des résultats négatifs et que la seule solution à ce problème est de respecter la législation régissant l’entrée dans le pays .
Dans son allocution à cette occasion, le ministre a indiqué que notre pays, malgré les grandes contraintes imposées par la lutte contre le phénomène des drogues sur notre société musulmane, a été le premier à ressentir le danger de cette épidémie meurtrière, une volonté exprimée à maintes reprises par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Il a souligné que notre pays adopte une approche efficace qui s’appuie sur les piliers les plus importants des dimensions de la sécurité et de l’orientation, ce qui nécessite la participation d’érudits, d’imams, de cheikhs de mahdharas et d’organisations de la société civile dans le but d’immuniser les jeunes et toute la société contre les dangers dévastateurs des drogues et des substances psychotropes.
De son côté, le secrétaire général de l’Association des oulémas mauritaniens, M. Cheikh Ould Saleh, a souligné que ce séminaire abordera des thèmes importants, rappelant la situation géographique frontalière de la wilaya, mettant en garde contre le danger des drogues et de la migration qui violent la charia et la législation dans la matière, mettant en exergue la nécessité de corriger les concepts et de sensibiliser les élites et la population autour du problème.
Auparavant, le ministre avait évoqué les objectifs de sa visite à Nouadhibou pour lancer les activités accompagnant le mois béni du Ramadan dans les wilayas du nord, s’informant de l’avancement des travaux dans des projets dans ces mouthataas, et s’engageant à chercher à résoudre les différents problèmes posés aux populations et qui sont du domaine de compétence du ministère.
Le deuxième symposium scientifique sur les drogues et la migration clandestine a réuni le hakem de Nouadhibou, le vice-président de la région, l’adjoint au maire de la commune, les chefs des forces armées et des services de sécurité de la wilaya, au côté de responsables du ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel.