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Aïoun : Lancement du projet de résilience pour la participation communautaire au Hodh El Ghabi et en Assaba

Le wali du Hodh El Gharbi, M. Ahmeda Mamadou Kelly, a supervisé jeudi, dans la ville d’Aïoun, l’atelier de lancement du Projet Résilience pour la Participation Communautaire au Hodh El Gharbi et en Assaba.

Ce projet, qui sera mis en œuvre dans les moughataas de Touil et de Kankossa, vise à renforcer la capacité des communautés locales à faire face aux défis et à résister aux changements économiques, sociaux et sécuritaires, notamment dans les zones frontalières, en améliorant les moyens de subsistance, en soutenant les groupes vulnérables, en s’attaquant aux causes profondes de la fragilité économique et sociale et en prévenant l’extrémisme. Il s’agit de mettre en place un mécanisme multifonctionnel basé sur la formation, la réhabilitation des structures productives et les activités génératrices de revenus.

Le wali a expliqué, dans une allocution à cette occasion, que ce projet s’inscrit dans le cadre des directives de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à réaliser un développement durable basé sur le renforcement des capacités de nos communautés locales à s’adapter aux changements et à bénéficier des opportunités de développement disponibles.

Il a salué le rôle de nos partenaires au développement, notamment le Fonds mondial pour la participation communautaire et la résilience, pour le financement de ce projet avec une enveloppe estimée à 500 000 dollars américains avant de remercier l’organisation « Mohsen Sans Frontières », qui met en œuvre le projet en coopération avec l’ONG « Lutte contre la pauvreté et assistance aux groupes vulnérables » et l’« Association des femmes volontaires pour le développement ».

De son côté, la représentante du Fonds mondial pour la participation communautaire et la résilience, Mme Sarra Cheikh Sidiya, a expliqué que la Mauritanie a adhéré à ce fonds en 2022 et a entamé avec lui un partenariat constructif dont les fruits ont commencé à être récoltés dans les wilayas du Hodh Chargui, du Hodh El Gharbi, de l’Assaba et du Guidimaka, à travers le financement direct de trois organisations de la société civile qui mettent en œuvre les programmes qui leur sont spécifiés par des mécanismes nationaux qui regroupent des représentants de tous les secteurs concernés par la lutte contre l’extrémisme violent, sous la supervision du ministère des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel.

Elle a ajouté que ce programme s’intéresse particulièrement aux communautés établies le long des frontières séparant le Mali et la Mauritanie, notamment les groupes vulnérables de jeunes, de femmes, d’éleveurs et d’agriculteurs dans les villes de Touil, Tachout et Tenaha, dans le but de renforcer leur résilience, leur cohésion sociale et leur autonomisation économique.

Quant au président de l’organisation “Mohsen Sans Frontières”, M. Mohamed El Béchir Seyid, il a souligné les défis majeurs auxquels sont confrontées ces zones frontalières, qui sont confrontées à l’extrême pauvreté, au manque de ressources économiques et à l’instabilité, ce qui les rend vulnérables aux risques d’extrémisme violent, soulignant que ce projet représente une réponse pratique et globale qui vise à autonomiser ces communautés, à stimuler leurs capacités et à renforcer leur cohésion.

Ont pris part au lancement de l’atelier, le hakem d’Aïoun, les hakems des moughataas concernées, le vice-président de la région du Hodh El Gharbi, l’adjoint au maire d’Aïoun, le directeur régional des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel ainsi que d’autres responsables de la wilaya.

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