L'AMI

Brakna : Début de la deuxième phase de la campagne de sensibilisation et de formation sur la lutte contre l’esclavage et la traite des êtres humains

La deuxième phase de la campagne de sensibilisation et de formation sur le cadre juridique criminalisant et punissant l’esclavage, la traite des personnes, le trafic de migrants et le travail des enfants, organisée par le ministère de la Justice, a démarré jeudi à Aleg.

L’atelier de deux jours vise à améliorer la compréhension des lois criminalisant l’esclavage et les pratiques serviles, la lutte contre la traite des personnes et la protection des victimes, ainsi qu’à discuter des lois relatives au travail des enfants et au trafic de migrants, et des mécanismes de travail du nouveau Bureau de coopération judiciaire internationale au sein du ministère de la justice.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le conseiller du ministre de la justice chargé de la coopération et coordinateur de la campagne, M. Omar Ould El Ghassem, a souligné que la Mauritanie avait réussi, ces dernières années, à développer un arsenal juridique sophistiqué pour lutter contre la criminalité et le crime organisé, y compris les dernières techniques d’enquête criminelle, avec en point d’orgue la création d’un tribunal spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants.

Le coordinateur a noté que le gouvernement, sous la direction du Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, donne la priorité à la lutte contre les crimes qui portent atteinte à la dignité humaine, dans le cadre de ses efforts pour promouvoir la justice sociale et protéger les droits de l’homme.

Il a expliqué que les campagnes de formation et de sensibilisation sont l’un des principaux outils approuvés par le ministère de la justice dans le document national pour la réforme et le développement de la justice, qui représente une feuille de route pour l’action du gouvernement dans ce domaine, notant que ces campagnes visent à :

– Renforcer les capacités des acteurs de la chaîne pénale pour améliorer le traitement judiciaire des infractions ciblées.

– Assurer une qualification exacte des faits et des sanctions appropriées pour les auteurs d’infractions.

– Lutter contre la négligence et uniformiser le traitement judiciaire des crimes liés à l’esclavage et à la traite des personnes.

Des procureurs et des juges d’instruction des wilayas du Brakna, du Gorgol et du Tagant, ainsi que des greffiers et des officiers de police judiciaire d’Aleg, participent à l’atelier sous la supervision des membres de la cellule de suivi du traitement judiciaire des affaires d’esclavage et de traite des personnes.

L’atelier a été inauguré en présence du Président de la Cour d’Appel d’Aleg, M. Mohamed Ould Enas, et du Procureur Général du Brakna, M. Mohamed Mohamed El Moustapha.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More