La ministre de l’Environnement participe à une réunion régionale sur les travaux de l’Agence africaine de la Grande Muraille verte
Bakou
La ministre de l’environnement et du développement durable, Mme Massouda Mint Baham Mohamed Laghdhaf, a pris part, vendredi, en marge de sa participation à la 29ème session de la Conférence des Parties (COP 29), à une réunion avec les représentants des Etats membres de l’Agence africaine de la Grande Muraille Verte (AGGWA), dont le siège se trouve à Nouakchott.
La réunion, à laquelle ont participé des représentants du Burkina Faso, du Mali, du Nigeria et du Tchad, a permis d’échanger des informations sur les travaux de cette initiative africaine.
Dans une allocution prononcée au cours de la réunion, la ministre de l’environnement et du développement durable a souligné l’ampleur des défis environnementaux posés aux États membres, notant que le contexte global de ses régions et les multiples enjeux liés aux changements globaux de l’environnement et à la variabilité climatique nécessitent une traduction cohérente de la vision GGGI (Global Green Growth Institute), suivant le cadre stratégique et logique, le dispositif légal et réglementaire et le mécanisme de suivi et d’évaluation mis en place par les États membres ensemble à travers une volonté politique affirmée.
Cette initiative est une expression forte de cette acceptation des stratégies et approches de changement de paradigme, mais aussi de l’engagement politique des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres à mettre en œuvre une nouvelle stratégie africaine pour lutter ensemble contre ces risques.
La réunion s’est terminée par les interventions des participants qui ont abordé les questions liées au travail des organes de l’Agence africaine de la Grande Muraille verte, en discutant d’un certain nombre de questions d’une importance capitale pour l’avenir de cette institution.
Ils ont souligné la nécessité de coordonner les interventions des États membres pour mieux préparer la COP16 sur la désertification prévue du 3 au 13 décembre 2024 à Riyad, en Arabie saoudite.
Auparavant, la ministre a participé, au nom du ministre de l’Énergie et du Pétrole, à un séminaire sur l’initiative de l’Union africaine visant à fournir à 300 millions de personnes sur le continent de l’électricité produite par des énergies renouvelables, car 600 millions de personnes en Afrique sont encore privées d’électricité en raison des répercussions de la COVID-19 et de sa population croissante, qui représentera 55 % de la population mondiale d’ici 2040.
Dans son intervention au cours du séminaire, la ministre a passé en revue les plans et programmes mis en œuvre par notre pays avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour accéder aux énergies renouvelables, notant que la Mauritanie dispose d’un grand potentiel dans le domaine de l’énergie solaire et éolienne et qu’elle a des stratégies pour développer ces deux domaines.
Elle a indiqué que Son Excellence le Président de la République, Président de l’Union Africaine, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, travaille d’arrache-pied avec ses homologues pour que les populations du continent africain aient accès à l’électricité de manière confortable et durable.
La ministre de l’environnement et du développement durable était accompagnée de M. Ahmed Ould Zein, chargé de mission au ministère, de Mme Simina Wagué, conseillère, de Mme Nabila Marzoug, conseillère technique en charge de la communication et de l’éducation à l’environnement, et de plusieurs collaborateurs des secteurs concernés, lors de sa participation à ces deux événements.