L'AMI

L’Assemblée nationale tient une séance publique pour écouter les réponses du ministre du pétrole et de l’énergie

Nouakchott

L’Assemblée nationale a tenu, jeudi à Nouakchott, une séance plénière sous la présidence de M. Ahmedou Mohamed Mahfoudh M’Balla, deuxième vice-président de l’assemblée, pour écouter les réponses du ministre de l’énergie et du pétrole, M. Mohamed Ould Khaled, à deux questions qui lui ont été adressées par les députés Yahya Boubacar Sid’elemine et Abdessalam Ould Horma.

Les deux questions portent sur les obstacles à la réduction des prix des hydrocarbures, le statut du Fonds des hydrocarbures, ainsi que les garanties qui peuvent être fournies pour rassurer l’opinion publique sur la sécurité du secteur contre la corruption et la mauvaise gestion, et les mesures adoptées pour l’efficacité des projets connexes, suite à l’inquiétude résultant de l’ambiguïté entourant les nouvelles disponibles sur l’accord signé entre le gouvernement mauritanien et la société britannique BP et la société américaine Kosmos.

En réponse aux deux questions, le ministre a présenté un résumé de l’action de son département, ainsi que les projets les plus importants en cours de développement.

S’agissant de la question sur les hydrocarbures, le ministre a indiqué que l’État a pris toutes les mesures nécessaires pour assurer l’approvisionnement du marché national en ce produit vital de manière continue, tout en améliorant les conditions entourant cet approvisionnement.

Pour protéger le consommateur de l’impact des fluctuations des prix internationaux à la pompe, les pouvoirs publics ont adopté le principe de la fixation et de la limitation des prix des produits pétroliers, ce qui a permis de protéger le consommateur durant les périodes difficiles résultant des prix internationaux élevés des hydrocarbures, coûtant au budget de l’Etat à certaines périodes plus de 100 milliards MRO.

‘’Ce mécanisme se caractérise par sa capacité à absorber les chocs de prix et à protéger le consommateur des fluctuations de prix, en particulier, pour les produits à forte volatilité’’, a-t-il dit, précisant que l’inconvénient de cette opération est que le consommateur ne bénéficie pas directement de la baisse des prix internationaux de ce produit de base, ajoutant que l’Etat, qui est chargé d’assurer la disponibilité du produit sur l’ensemble du territoire et de garantir la continuité de l’approvisionnement, doit mettre en place les mécanismes appropriés, d’où le choix du Fonds d’Harmonisation des Prix.

Il a souligné que les analyses réalisées au niveau national ont révélé que la subvention des produits pétroliers constitue une lourde charge pour le budget de l’Etat et que son impact est limité, en particulier, sur les groupes de citoyens les plus vulnérables, indiquant que la baisse significative des prix des hydrocarbures au niveau national par rapport aux pays voisins a encouragé la contrebande de produits pétroliers subventionnés à travers les frontières, ce qui pose des risques sérieux pour l’épuisement des ressources nationales en devises fortes.

M. le ministre a, également, affirmé que, contrairement à ce que certains pensent, malgré la baisse des prix sur le marché international par rapport à 2022, ils restent plus élevés qu’avant la pandémie de Covid-19, en particulier, par rapport au prix alloué pour l’appui budgétaire, soulignant l’importance de maintenir les prix à la pompe afin de minimiser leur impact sur le budget public et de protéger les consommateurs au cas où ils augmenteraient à nouveau.

En réponse à la question concernant les garanties qui peuvent être fournies pour rassurer l’opinion publique que le département est à l’abri de la corruption et de la mauvaise gestion, suite aux mesures adoptées pour l’efficacité des projets connexes, après l’inquiétude causée par l’ambiguïté de l’accord signé entre le gouvernement mauritanien et les sociétés étrangères, le ministre a déclaré que le champ de Birallah est considéré comme un champ d’hydrocarbures de classe mondiale et qu’il est donc important de le préserver.

Il a souligné la détermination du département à choisir le plan de développement qui permet de tirer le plus grand profit du projet, ainsi que son effort pour rentabiliser l’investissement.

Ould Khaled a indiqué que le gouvernement a entamé des discussions avec le contractant historique du bloc, BP, afin de convenir des conditions techniques et économiques permettant la conclusion d’un nouveau contrat pour cette découverte, dans lequel des améliorations ont été apportées en faveur de l’État par rapport aux contrats précédents, la part de l’État étant passée à 29 % contre 14 % dans le contrat précédent.

Il a indiqué qu’avec la fin du contrat conclu avec BP, le département a pris plusieurs contacts avec d’autres compagnies internationales ayant des capacités techniques et internationales pour comprendre le plan de développement et négocier de nouveaux contrats, soulignant que la négociation de ce projet ou tout autre prendra en compte les dispositions du code des hydrocarbures avec le maximum de transparence et en assurant les meilleures conditions au profit du pays.

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