Organisation d’une journée de sensibilisation sur la situation carcérale au centre fermé de Nouakchott
Le ministère de la Justice a organisé, mardi, à Nouakchott, une journée de sensibilisation sur la situation carcérale au centre fermé de Nouakchott, relevant du Centre d’accueil et de réinsertion sociale des enfants en conflit avec la loi.
Cette journée de sensibilisation vise à améliorer le travail des juges concernés par les enfants en conflit avec la loi, à proposer des solutions innovantes et adaptées, dans l’intérêt des enfants et garantissant leur avenir et leur bien-être.
Les statistiques de la police et des centres d’accueil et d’insertion des enfants en conflit avec la loi montrent que la délinquance chez les jeunes est en augmentation de manière alarmante, notamment dans les grandes villes comme Nouakchott, Nouadhibou et Kiffa, a déclaré dans ce cadre, le secrétaire général du ministère de la Justice, M. Mohamed Ould Ahmed Aïda.
Il a loué également l’importance de ce groupe d’âge et les facteurs économiques et sociaux qui poussent les enfants à commettre des crimes.
Les autorités publiques ont pris des mesures alternatives à l’emprisonnement des enfants en conflit avec la loi, afin de leur donner la possibilité de devenir des adultes productifs et de jouer un rôle constructif dans la société, a souligné Ould Ahmed Aïda.
Malgré les défis auxquels il est confronté, ce centre a été conçu pour accueillir et insérer les enfants en conflit avec la loi ainsi que pour leur offrir un cadre d’éducation et de réadaptation, a poursuivi le Secrétaire Général.
L’objectif de cette réunion est de proposer des solutions visant à réduire le nombre d’enfants dans le centre fermé pour mineurs de Nouakchott, a affirmé quant à elle, la Représentante de l’UNICEF, Mme Magali Romedenne.
La Mauritanie dispose d’un ensemble d’outils pour éviter la détention « dont il est nécessaire de renforcer l’utilisation à tous les stades pour une justice appropriée, rapide et équitable pour chaque enfant », a-t-elle dit.
L’atelier a été ouvert en présence du directeur du Centre d’accueil et d’insertion sociale des enfants en conflit avec la loi et des parties concernées, notamment les autorités publiques, les instances judiciaires, les organismes internationaux et les organisations de la société civile.