Atelier de lancement du projet de rapport biennal sur la transparence climatique en Mauritanie
Nouakchott
Les travaux de l’atelier national de lancement du rapport biennal sur la transparence climatique en Mauritanie, organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), a débuté jeudi à Nouakchott.
Le rapport, objet de l’atelier, constitue une étape importante dans l’approche et le traitement des enjeux climatiques, car il vise à produire un document complet et détaillé qui reflète l’impact des interventions dans chaque pays, les résultats obtenus et les ajustements nécessaires pour améliorer la stratégie de lutte contre le changement climatique.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Messouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdhaf, a fait observer que notre planète est confrontée à un défi sans précédent, celui du changement climatique, qui, outre notre environnement, menace notre bien-être économique et social.
Elle a ajouté que l’humanité traverse une crise environnementale comme elle n’en a jamais connu auparavant, précisant que les données scientifiques confirment un changement inhabituel des milieux climatiques dû à l’action de l’homme.
Face à cette situation, a-t-elle dit, « nous devons aller au-delà des actions classiques et nous engager dans une démarche de plus grande transparence, qui nous permettra de rendre compte clairement et honnêtement des progrès accomplis et des défis rencontrés ».
Les principes de cette démarche ont été annoncés dans la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée en 1992 et ratifiée par notre pays en 1994 et confirmés dans l’Accord de Paris, a-t-elle indiqué.
La Mauritanie prépare actuellement son cinquième rapport sur les changements climatiques conformément à ses engagements internationaux, ce qui fait de notre pays l’une des premières Parties à remplir cette exigence de la Convention après le premier inventaire des gaz à effet de serre, a-t-elle déclaré.
La ministre a ajouté que la communauté internationale s’emploie à renforcer les moyens juridiques et institutionnels de lutte contre le changement climatique, alors que la prise de conscience de la gravité du défi climatique est devenue évidente.
En 2015, l’Accord de Paris a été adopté comme un nouvel instrument international pour de nouveaux principes de coopération et de gouvernance climatique afin de mieux organiser les réponses appropriées au niveau collectif et pays par pays.
La ministre a souligné que la préparation du rapport biennal sur la transparence climatique – le thème de l’atelier – et les Contributions Nationales Déterminées (CND) font partie du développement progressif des principes institutionnels de la réponse collective de la communauté internationale et au niveau national pour relever le défi existentiel posé par le changement climatique, notant que l’établissement et le respect de la transparence permet le suivi des progrès réalisés dans la réalisation des objectifs déclarés de la CDN dans le domaine de l’atténuation du changement climatique, des actions d’adaptation et de l’appui fourni.
Mme Messouda Mint Baham a poursuivi : « Conformément aux hautes directives de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notre pays a réalisé des avancées significatives dans la lutte contre les changements climatiques, notamment pour avoir soumis sa première et sa deuxième contribution respectivement en 2015 et 2021 aux secrétariats de la Convention depuis sa ratification de l’Accord de Paris, et a entamé le processus d’actualisation de sa contribution nationale qui verra le jour en mars 2025, en plus de la soumission de notre plan d’adaptation à l’approbation des Parties concernées.
Le directeur du département en charge du climat et de l’économie verte au ministère de l’Environnement et du Développement durable, M. Ba Moussa Abdallahi, a présenté un document introductif sur le projet de rapport biennal sur la transparence climatique, passant en revue les progrès réalisés dans la préparation du rapport au niveau régional.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du ministre de la Pêche, des Infrastructures Maritimes et des Ports, M. Vadhil Ould Sidaty Ould Ahmed Louly, du secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, du coordinateur du Système des Nations Unies dans notre pays, et des représentants des points focaux des projets dans les secteurs concernés.