Directeur des prévisions à l’Office National de Météorologie: Les cumuls pluviométriques seront modérés à excédentaires au cours de la saison des pluies 2024 avec un début précoce
Nouakchott
Les quantités de pluie qui atteindront la Mauritanie et la région du Sahel en général sont fortement affectées par les températures de surface des mers et des océans, notamment l’océan Pacifique, a déclaré le Directeur des prévisions à l’Office National de Météorologie (ONM) M. Sidi Ould Mohamed Lemine.
Une situation due aux deux phénomènes de refroidissement supérieur à la normale dans l’océan Pacifique, connu sous le nom de «La Nina» et la hausse inhabituelle des températures dans l’océan Pacifique appelée «El Niño” (se traduit pas une hausse de la température à la surface de l’eau 10 mètres environ), a-t-il ajouté, dans un entretien accordé à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).
Tous les indicateurs enregistrés dans ces bassins océaniques, leurs tendances futures, les résultats des méthodes statistiques et dynamiques, et les prévisions des modèles climatiques des centres internationaux spécialisés, montrent que les conditions thermiques pour cette année 2024 pourraient être favorables à l’enregistrement de cumuls pluviométriques modérés à excédentaires dans notre pays au cours de la période s’étalant sur les mois de juin, juillet et août, avec des arrêts longs à modérés de précipitations, a ajouté M. Sidi Ould Mohamed Lemine.
Ces indicateurs présagent que les précipitations en Mauritanie cette année, se produiront, Inchaallah, pendant leur période normale dans la plupart des régions du pays, avec un début précoce, a-t-il dit.
Les prévisions enregistrées au cours de la deuxième période de la saison, qui s’étend sur les mois de juillet, août et septembre, indiquent que les conditions pourraient être plus appropriées pour enregistrer des cumuls de précipitations excédentaires à modérés, a-t-il poursuivi. Elles indiquent que la fin de la saison des pluies cette année se fera à temps, avec la possibilité de précipitations tardives, et que les interruptions pendant cette période seront mineures et acceptables par rapport aux prévisions de la première étape, a indiqué Ould Mohamed Lemine.
Ces prévisions donnent, d’une part, une évaluation générale du cumul des précipitations attendues au cours des deux périodes (juin, juillet, août) et (juillet, août, septembre) par rapport à la période moyenne de référence (2019-2020) et d’autre part, une idée des dates de début et de fin de la saison des pluies et des périodes d’arrêt des précipitations au cours de cette saison.
Les cumuls pluvieux au cours de la première période (juin, juillet, août) enregistreront une augmentation par rapport à la moyenne de la période de référence (2019-2020), respectivement de 45% et 35%, le long de la bande sud du pays, qui comprend le sud Hodh Charghi, tout le Hodgh Gharbi, – la moitié sud des wilayas du Tagant, de l’Assaba, du Guidimakha, du Gorgol, du Brakna et une grande partie du Trarza et les trois wilayas de Nouakchott. Le reste des régions, qui comprend le Nord des wilayas du Hodh Charghi, de l’Assaba, du Tagant, du Trarza, en plus des wilayas de l’Adrar, de l’Inchiri, de Tiris Zemmour et Dakhlet-Nouadhibou, enregistreront une situation moyenne soit respectivement un excédent de 50% et 30%.
Quant à la deuxième période, s’étendant sur une période de plusieurs mois (juillet, août, septembre), les cumuls pluviométriques, qui seront entre excédentaires et moyens, enregistreront une augmentation par rapport à la moyenne de la période de référence (2019-2020), respectivement de 45% et 35% sur de grandes parties du pays.
Les wilayas concernées par ces dernières prévisions sont les deux Hodhs, l’Assaba, le Tagant, le Guidimagha, le Gorgol, le Brakna, le Trarza, l’Inchiri et l’Adrar, tandis que le reste des régions, qui comprennent les wilayas de Tiris Zemmour et de Dakhlet-Nouadhibou, devraient enregistrer une situation moyenne ou excédentaire respectivement de 50% et 30%, selon le Directeur général de l’ONM.
Les experts de l’office surveillent en permanence les mises à jour régulières concernant l’évolution des indicateurs de tendances saisonnières et des résultats des modèles climatiques pendant le reste de la période, a-t-il affirmé.
Ces prévisions ne donnent pas nécessairement des détails précis sur les phénomènes extrêmes qui peuvent survenir pendant la saison des pluies, a-t-il ajouté, appelant chacun à suivre les bulletins quotidiens et les alertes émises par les techniciens de l’Office chaque fois que c’est nécessaire.
Propos recueilli par: El Mokhtar Salem Lehbib