Atelier national de validation du plan d’action global de la Contribution déterminée nationale CDN
NoNouakchottuakchott
Les travaux d’un atelier national de validation du plan d’action global de la contribution déterminée 2021-2030, ont débuté ce mardi à Nouakchott.
Cette rencontre, de deux jours, organisée par le ministère de l’Environnement avec la collaboration du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), vise à présenter, pour l’examen et la validation technique, le document de synthèse du plan d’action global de mise en œuvre de la contribution déterminée nationale de la Mauritanie.
Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l’Environnement, M. Mohamed El Moustapha Ould Jiyid, dit ldoumou, a déclaré que le changement climatique représente un défi mondial majeur. ‘’La dernière décennie a été la plus chaude, ajoutant que les sécheresses et les inondations menacent les infrastructures, les systèmes productifs et les populations de nombreux pays, dont le nôtre’’, a-t-il dit.
Le secrétaire général a indiqué que, dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat, la Mauritanie a présenté, en 2021, sa contribution nationale révisée (CDN 2021) qui prévoit, d’ici 2030, une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 11 % sans compter la possibilité d’atteindre la neutralité carbone avec un appui financier extérieur plus conséquent.
M. Mohamed El Moustapha Ould Jiyid, dit ldoumou, a souligné l’importance des investissements déjà réalisés pour développer les énergies renouvelables qui représentent aujourd’hui près de 40% du mix énergétique contre 18 % en 2015.
Le secrétaire général a ,également, affirmé qu’en matière d’adaptation, les efforts sont encore limités par le manque d’intégration de la dimension climatique dans les politiques et programmes sectoriels et l’accès limité au financement climatique comme le fonds vert ou le fonds d’adaptation.
Il a ajouté que la (CDN) révisée en 2021 constitue, aujourd’hui, le cadre de l’action climatique de la Mauritanie, portée par le plus haut niveau politique du pays.
M. Mohamed El Moustapha Ould Jiyid dit ldoumou, a énuméré certains des objectifs de notre pays en matière de développement des énergies renouvelables, de gestion durable des forêts et des zones humides, de promotion de l’agro-écologie, de lutte contre l’érosion côtière et de développement d’infrastructures durables dans des domaines comme la pêche, l’agriculture, l’hydrauliques, l’habitat et la santé.
De son côté, le responsable des opérations du PNUD, M. Lassina Konaté a salué l’engagement et l’implication du ministère de l’Environnement à tous les niveaux, pour conformer la Mauritanie avec toutes les dispositions des conventions des Nations Unies, ajoutant que, notre pays s’est engagé à soumettre, tous les cinq ans, sa contribution déterminée nationale mise à jour et beaucoup plus ambitieuse.
Il a assuré que la mise en œuvre de la CDN ne sera effective que si elle est totalement appropriée par les départements publics, les acteurs et leurs partenaires sectoriels et transversaux. Pour relever ce défi, le PNUD a accompagné le gouvernement à l’élaboration des plans d’action sectoriels, du plan d’action global de mise en œuvre de la CDN, qui met en cohérence l’ensemble des plans d’action sectoriels.
Après l’échange de discours, le directeur général du climat et de l’économie verte au ministère de l’Environnement, M. Sidi Mohamed Wavi, a présenté les différentes étapes de préparation du processus de contribution nationale pour la période 2021-2030, qui s’est déroulé en deux étapes. La première concerne la préparation de plans d’action sectoriels pour mettre en œuvre la contribution, tandis que la seconde étape considère la préparation d’un plan d’action global pour mettre en œuvre la contribution nationale afin de parvenir à une harmonie entre tous les plans d’action sectoriels négativement identifiés, en plus d’un tableau de bord pour suivre la mise en œuvre de la contribution 2021/2030.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence de M. Ahmed Salem Arbi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et des représentants des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et de la société civile.