L'AMI

Nouakchott sud : communications d’une délégation du ministère de la Justice sur les lois criminalisant l’esclavage, la traite des personnes et le trafic illicite de migrants

Nouakchott

Le Palais de Justice de la wilaya de Nouakchott Sud a abrité, jeudi, les activités menées par une mission du ministère de la Justice dans le cadre de la campagne nationale de formation et de sensibilisation sur les lois relatives à criminalisation de l’esclavage, de la traite des personnes, du trafic illicite de migrants et au travail des enfants.

La mission le renforcement des capacités et la sensibilisation des juges, notaires et officiers de police judiciaire travaillant dans cette wilaya sur les textes juridiques relatifs à ces pratiques punies par la loi. Les experts ont fait des présentations sur les cadres procéduraux pour chacune des lois en question : loi n° 2020-018 relative à la lutte contre le trafic illicite de migrants, loi n° 017-2020 listant les travaux dangereux et interdits aux enfants et la loi n° 2015-031 relative à la lutte contre les crimes d’esclavage et des pratiques esclavagistes.

La campagne, qui concerne toutes les wilayas du pays, les universités, les instituts et les écoles professionnelles, administratives et de sécurité, vise plusieurs objectifs dont notamment : diffuser et à faire connaître les textes criminalisant l’esclavage, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants et le travail des enfants, et, également, la recherche et l’application des mesures nécessaires pour rendre effective la poursuite des auteurs de ces crimes et tout en assurant la protection des victimes.

Elle vise à attirer l’attention de l’opinion publique sur la gravité de ces faits, à faire des recherches et des enquêtes dans ce domaine, à montrer l’exhaustivité et l’interdépendance de ces faits ainsi que l’étendue de leur impact sur les droits de l’individu et sa dignité. Parmi ces objectifs figurent aussi la réponse aux alertes et dénonciations en activant les moyens de lutte contre la négligence dans le traitement de tels dossiers ainsi qu’une indemnisation équitable des victimes et l’uniformisation du traitement judiciaire de telles affaires en diffusant les bonnes pratiques.

La supervision de cette campagne est assurée par une commission comprenant plusieurs hauts cadres du département de la justice et ayant pour coordinateur le magistrat Ahmed El Ghassemn, conseiller du ministre de la Justice chargé de la coopération, de l’évaluation et du suivi judiciaire.

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