Les marchés de Nouakchott ont connu, la première semaine du mois sacré du Ramadan, un mouvement actif des habitants de la ville qui veulent s’approvisionner en denrées nécessaires à la rupture du jeûne (iftar).
Le reporter de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), qui a visité le point de vente ouvert par le ministère de l’Agriculture en partenariat avec l’Union nationale du patronat mauritanien à l’ancien aéroport de Nouakchott, et le marché dit de “la mosquée marocaine”, a constaté la disponibilité des produits les plus recherchés durant le ramadan.
Dans une déclaration à l’AMI, le responsable du point de vente, M. Khatari Ould Ahmed Jedna a indiqué que ce geste louable est le fruit d’une coordination entre le ministère de l’agriculture, représenté par la Société nationale de développement rural (Sonader) et l’Union nationale du patronat mauritanien représenté par l’union d’utilité économique de l’Aftout Sahili (Itghane) visant à mettre à la disposition des citoyens les produits agricoles nationaux de qualité en quantités suffisantes et à des prix abordables.
Il a précisé que le point de vente, qui connait une grande affluence, a fixé le prix de vente du kg de certains produits comme suit : tomates, pommes de terre, carottes (200 UM), oignons (300 UM), concombres (350 UM), courges (200 UM), poivrons doux (600 UM), piments forts (200 UM), navets (80 UM), aubergines (80 UM) et pastèques rouges (150 UM).
Le directeur a ajouté que le sac de riz brisé mauritanien de 25 kg coûte 7.500 ouguiyas anciennes, tandis que celui du riz épais (25 kg) est de 6.875, soulignant que ces prix resteront constants pendant le mois sacré du Ramadan au niveau du point de vente.
M. Khatari Ould Ahmed Jedna a souligné que pour éviter que ces produits ne tombent dans les mains des commerçants, une ration journalière par personne a été fixée. “Parce que cette mesure n’était pas appliquée le premier jour du ramadan, nos produits ont été vendus à prix double dans les marchés”, dit-il.
A “Marcet Msid El Maghreb (Marché Socogim), un commerçant qui a requis l’anonymat a déclaré que les prix varient d’un marché à l’autre en fonction de la disponibilité des marchandises à l’intérieur des magasins. Il a révélé une hausse notable des prix de certains produits de base au cours des premiers jours du Ramadan parce, souligne-t-il, ils n’étaient pas disponibles sur les marchés en quantités suffisantes en raison de la demande accrue, avant d’indiquer que le prix du carton des œufs, qui était de 18.000 ouguiya MRO avant le Ramadan, est passé à 34 000.
Ce commerçant a noté, à titre d’exemple, que le sac d’oignons et celui de pommes de terre importés sont vendus à 16. 000 ouguiya, tandis que le prix de la farine a commencé à baisser, atteignant 2.200 ouguiyas le sac de 50 kg, contre 6.500 il y a un mois.
Sidi Ould Mokhtar Ould Salem, vendeur de légumes, a affirmé, de son côté, que les prix des légumes étaient abordables avant le Ramadan, mais, dit-il, ils ont augmenté, suivant la demande, au début de ce mois avant de diminuer. Pour sa part, Mohamed Ould Abdallah, venu effectuer des achats, a estimé que le monopole de produits exercés par certains commerçants est la cause de l’augmentation des prix malgré leur abondance sur le marché.
Comme on le voit, l’Etat a fait de son mieux pour que les citoyens passent le Ramadan dans de bonnes conditions, mais il reste que ces derniers doivent apporter leur contribution à la réussite de cette opération visant à réguler les prix des produits de première nécessité.
