«La femme mauritanienne a fait de grands pas sur la voie du progrès et de la prospérité» (ministre de l’Action Sociale)
New-York
S’adressant, mercredi à New York, aux délégations participant à la 68ème session de la Commission des Nations Unies sur le statut de la femme la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille, Mme Savia Mint Ntehah, a déclaré que « la femme mauritanienne a enregistré ces dernières années de grandes avancées dans sa marche vers le progrès et la prospérité, avec des progrès appréciables dans plusieurs domaines tels que le renforcement du système des droits de l’Homme, l’autonomisation économique, le soutien à la participation politique et l’accès aux centres de décision. La ministre a ajouté que le gouvernement mauritanien a déployé d’importants efforts pour fournir et rapprocher les services de base des groupes les plus vulnérables de la société, en particulier les femmes et les filles, y compris les femmes handicapées.
Elle a indiqué que malgré les efforts déployés, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des attentes en raison du manque de sensibilisation des femmes à l’importance de ces services.
La ministre a énuméré les mesures prises pour améliorer le statut de la femme mauritanienne au cours des cinq dernières années, notamment le financement d’activités génératrices de revenus pour les femmes les plus démunies, la formation des femmes et des filles déscolarisées à des professions sollicitées sur le marché national du travail, la distribution de prix aux filles méritantes pour les encourager à poursuivre leurs études, le changement des mentalités et l’éducation familiale par la création d’une chaîne de télévision spécialisée dans les questions familiales, le recours à la médiation sociale pour résoudre et traiter les conflits familiaux et l’appui et le plaidoyer en faveur des femmes auprès de la justice.
La ministre a ajouté que ces mesures portent également sur l’élaboration d’un projet de loi-cadre pour lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles, l’émission d’une fatwa interdisant les mutilations génitales féminines, la formation des imams des mosquées dans les zones où ce phénomène est répandu, la création du Comité national de lutte contre la violence fondée sur le genre, la création de comités sectoriels pour institutionnaliser le genre dans tous les secteurs gouvernementaux et la poursuite du programme d’abandon volontaire des pratiques néfastes à l’égard des filles sur l’ensemble du territoire nationale.
Elle a également noté l’ouverture de huit centres d’accueil et d’hébergement pour les femmes victimes de violence, l’approbation d’une étude de faisabilité sur la Banque de la famille qui sera ouverte prochainement, et le lancement, cette année, d’un fonds de collecte des pensions alimentaires