Tenue de la réunion périodique sur le projet de la séquestration du carbone et des émissions de gaz à effet de serre au Sahel
Ouverture, mardi à Nouakchott, de la réunion périodique annuelle autour du projet sur la séquestration du carbone et les émissions de gaz à effet de serre dans les systèmes agricoles, pastoraux et forestiers des pays membres du Comité mixte permanent de lutte contre les effets de la sécheresse au Sahel (SILS).
La réunion, de trois jours, organisée par le ministère de l’Agriculture en coopération avec le SILS, vise à évaluer la mise en œuvre du projet jusqu’au 31 décembre, et à échanger avec les partenaires des autres pays du Sahel au sein du Comité SILS sur le thème principal du projet.
En effet, le choix de ce thème vise à améliorer l’évaluation de l’empreinte carbone des écosystèmes éducatifs de la région du Sahel afin de mieux identifier leurs impacts sur le changement climatique et d’élaborer des politiques d’élevage adaptées à la région du Sahel.
Ouvrant la réunion, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Ahmed Salem Ould El Arbi, a indiqué que la recherche permanente, par notre pays des moyens les plus efficaces et les plus rapides pour préserver l’environnement constitue l’un des principaux piliers de l’approche adoptée dans la mise en œuvre des programmes gouvernementaux.
‘’La mise en œuvre d’une telle politique intervient en application des exigences des objectifs annoncés dans le programme ‘’TAAHOUDATI’’ de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dont le gouvernement du Premier ministre, M. Mohamed Bilal Messaoud assure l’exécution, a-t-il ajouté.
Il a souligné que l’atteinte de l’objectif général nécessite la production de connaissances et de normes relatives aux émissions de gaz à effet de serre et aux facteurs de capture du carbone, en plus du développement d’outils et de dispositifs multi-échelles, pour évaluer l’empreinte carbone et participer à la conception d’options d’atténuation durables avec les développeurs.
Ould El Arbi a indiqué que le projet a permis d’atteindre des résultats très importants, notamment en ce qui concerne l’amélioration et l’installation d’un dispositif de mesure directe des émissions de gaz à effet de serre, l’estimation de la séquestration du carbone, la génération et la valorisation d’une importante quantité de données dans le cadre du projet, mais aussi au profit de la formation professionnelle dans certains des pays participant au projet.
Il a souhaité que la prochaine phase du projet permette d’étendre le bénéfice de ses résultats aux pays cibles, à savoir la Mauritanie, le Mali et le Tchad, en plus du Sénégal, du Burkina Faso et du Niger, où des expériences et des études ont été menées couronnées par des formations.
De son côté, le Conseiller technique du ministre de l’Agriculture, chargé du SILS, M. Mohamed Ould Ahmed Bennane, a, au nom du secrétaire exécutif du SILS, souhaité la bienvenue aux délégations participant à cette réunion.
Il a indiqué que la présente réunion vise à approfondir les discussions sur les activités mises en œuvre par le projet sur la séquestration du carbone et les émissions de gaz à effet de serre dans les systèmes agricoles, pastoraux et forestiers des pays du Sahel membres du SILS.
Le coordinateur du projet sur la séquestration du carbone et les émissions de gaz à effet de serre dans les systèmes agricoles, pastoraux et forestiers des pays du Sahel membres du Comité, M. Ladji Traoré, a souligné que cette réunion est très importante, car elle offre l’opportunité de réfléchir sur les progrès jusqu’à présent réalisés par le projet, d’échanger sur les défis et les réussites et de tracer la voie la plus efficace au cours de l’année à venir.
Il a ajouté que les discussions porteront sur les modalités de mise en œuvre des activités restantes et attendues, la stratégie de diffusion des résultats et les perspectives d’avenir qui seront adoptées après le projet, appelant à la nécessité de réfléchir à un autre projet impliquant d’autres pays de la sous-région.
M. Traoré a ajouté que le projet, lancé en 2020 grâce à un financement de l’Union européenne, a franchi des étapes importantes dans l’évaluation de l’empreinte carbone et des systèmes agricoles, pastoraux et forestiers dans les pays du Sahel membres du Comité SILS afin de connaître avec précision les effets induits du changement climatique.