L'AMI

Atelier pour présenter les résultats des analyses d’échantillons de poissons échoués en 2023

La capitale a abrité mercredi l’ouverture d’un atelier de présentation des résultats de l’analyse des échantillons de poissons échoués sur la plage en 2023, résultats auxquels l’Institut Mauritanien de Recherche Océanographique et de Pêche (IMROP) et son partenaire allemand sont parvenus.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le secrétaire général par intérim, M. Dah Ould Alioune, chargé de mission au Cabinet du ministre des Pêches et de l’Économie Maritime, a déclaré que la zone économique maritime exclusive de la Mauritanie possède des capacités biologiques et une diversité marine qui reflètent la richesse des côtes mauritaniennes en organismes vivants tels que les poissons, les mollusques, les crustacés et les mammifères marins.

Il a indiqué que les défis liés à la pollution et aux répercussions du changement climatique et de la hausse des températures incitent à la vigilance et au suivi de tous les phénomènes affectant le milieu marin, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la pérennité de nos richesses maritimes.

Parmi ces phénomènes, il y a le phénomène de l’échouage massif de poissons, qui est devenu un phénomène quasi mondial et dans la sous-région en particulier.

Les études présentées réalisées par un comité scientifique pluridisciplinaire de l’IMROP, dans le but de diagnostiquer le phénomène de mortalité des poissons, dont la dernière en date remonte à avril 2023 dans la baie du Lévrier (Dakhlet Nouadhibou), ont montré que les décès touchaient principalement des individus de grande taille, non les juvéniles de l’espèce des mulets.

Les analyses des échantillons prélevés ont également montré que les individus n’étaient pas en phase de reproduction, que les organes internes (foie, branchies etc.) étaient de structure normale et ne présentent pas d’anomalies spécifiques, que le niveau de graisse dans les tissus est anormalement très faible, car les analyses ont montré un faible niveau d’oxygène et une température élevée, notant l’absence de tout type d’algues nuisibles.

La présentation a indiqué que l’Institut Mauritanien de Recherche Océanographique et de Pêche, afin d’approfondir les investigations, a envoyé des échantillons d’individus échoués pour analyse dans les laboratoires allemands de Senckenberg, le partenaire scientifique et technique de l’Institut, et les analyses du laboratoire allemand ont montré que ces échantillons sont infectés par trois types de bactéries qui causent des maladies de certains poissons, le mulet en particulier.

Il convient de noter que les températures élevées et la pollution de l’environnement sont les catalyseurs les plus importants pour la propagation de ces types de bactéries.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence d’un certain nombre de conseillers du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, de quelques responsables centraux du département et du directeur général de l’IMROP.

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More