Un atelier national pour lancer le processus d’élaboration de la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe en Mauritanie a débuté mardi à Nouakchott, organisé par la Direction de l’évaluation et de la maîtrise de l’environnement du ministère de l’Environnement en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement et l’Agence des Nations Unies pour la prévention des catastrophes.
La réunion de deux jours vise à discuter du processus d’élaboration de cette stratégie qui couvre la période 2024-2030 dans le cadre des engagements internationaux ratifiés par la Mauritanie, principalement liés au cadre « Sendai » pour la réduction des risques de catastrophe.
M. Ahmed Ould Zeine, chargé de mission au Cabinet du ministre de l’Environnement, a expliqué à cette occasion que la mise en place d’une stratégie nationale de réduction des risques de catastrophes en Mauritanie à l’horizon 2024-2030 est une décision prise par le gouvernement en coopération avec ses partenaires, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement et l’Agence des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophes, et répond à l’engagement de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.
Aussi, et le gouvernement œuvre sous la supervision du Premier ministre, M. Mohamed Bilal Messoud, pour renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles, notamment dans le domaine du climat.
Il a ajouté que l’atelier va doter la Mauritanie d’un document de référence national dans le domaine de la réduction des risques de catastrophe, qui servira de cadre à la coopération avec les partenaires.
M. Ahmed Ould Zeine a indiqué que dans les prochains jours, après l’approbation du document de stratégie et de son plan d’action, une table ronde sera organisée avec les partenaires afin d’apporter le soutien financier nécessaire à sa mise en œuvre, ce qui constituera une occasion forte pour coordonner les efforts de financement du risque climatique autour d’une référence unifiée, d’une vision commune et d’axes stratégiques prioritaires.
Il a noté la participation active de tous les acteurs à l’élaboration de la stratégie, qui commence à partir d’aujourd’hui et se poursuivra dans les mois à venir, relevant que l’ensemble des catastrophes enregistrées ces dernières années rappelle que les risques auxquels nous n’étions pas préparés demeurent et que des efforts doivent être concertés pour y faire face.
Le chargé de mission a souligné que les pertes annuelles moyennes causées par les catastrophes naturelles, en particulier dans le domaine des inondations, sont estimées à 17, 4 millions de dollars, soit environ zéro virgule 25% du produit intérieur brut de notre pays.
Pour faire face à ces risques, la Mauritanie et ses partenaires au développement ont pris plusieurs mesures et initié des programmes institutionnels et législatifs pour prévoir les catastrophes et y répondre, à travers la formation d’un comité ministériel pour les situations d’urgence conduit par le Premier ministre, la mise en place d’une cellule permanente de coordination et de suivi des cas d’urgence, un fonds national pour l’action humanitaire, le développement d’une approche décentralisée au niveau national de la prévention sous le contrôle des walis, la mise en place d’une délégation générale à la protection civile et à la gestion des crises, et la désignation du ministère de l’Environnement comme point de contact national pour le Cadre international de réduction des risques de catastrophes.
Parmi les mesures prises, on peut citer la création d’un centre pratique d’alerte, de notification et de gestion des crises.
À son tour, Mme Mirena Abou Atta, Chef de mission du Bureau régional des Nations Unies pour les États arabes pour la réduction des risques de catastrophe, a souligné que cette année, notre région a été témoin de plusieurs catastrophes qui ont entraîné de nombreuses pertes en vies humaines, en biens et en infrastructures vitales telles que le tremblement de terre en Turquie, en Syrie et au Maroc, l’ouragan Daniel en Libye, les incendies de forêt au Liban, en Syrie, au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
La Représentante adjointe du PNUD en Mauritanie, Mme Gus Dee, a souligné que la Stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe en Mauritanie est une référence nationale dans le domaine de la prévention, de la préparation et de la réponse aux catastrophes, qui permet l’élaboration de politiques publiques dans le domaine de la réduction des risques de catastrophe selon un processus participatif et décentralisé, qui constituera le cadre de la coopération technique et financière entre le PNUD et la Mauritanie dans le domaine de la réduction des risques de catastrophe