La numérisation des secteurs publics est un moyen d’accroitre l’efficacité, la transparence et l’efficience de l’administration publique
« Le secteur de la Transformation numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’Administration a engagé des mesures pour réaliser cette transformation nécessaire pour moderniser l’administration et développer le service public.
Cette approche est mise en œuvre en application des instructions de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, visant à faire du département de la numérisation un secteur qui accroît l’efficacité, la transparence et l’efficience de l’administration publique et améliore son image auprès des citoyens et des partenaires ».
C’est ce qui ressort d’une communication, présentée, lundi, devant le conseil des ministres par M. Mohamed Abdallahi Louly, ministre de la transformation numérique, de l’innovation et de la modernisation de l’administration dans laquelle il détaille tous les aspects ayant trait à la transformation numérique.
Le ministre a précisé que les mesures permettront de créer une nouvelle dynamique de travail basée sur la flexibilité et des résultats tangibles, en mettant l’accent sur l’efficacité et la productivité, l’instauration d’une culture de solidarité et la cohésion d’équipe, la mise à niveau des compétences et l’harmonisation des mécanismes de gouvernance.
La communication a, également, jeter la lumière sur les projets les plus importants, actuellement, en cours, les mesures prises pour les accélérer, les perspectives d’avenir et les défis les plus importants envisagés.
Parmi ces projets phares cité dans le document, figure le projet de développement d’un réseau intranet administratif haut débit (RIAD) via les fibres optiques, qui sera achevé dans le cadre d’un projet en trois parties.
Dans ce contexte, des bâtiments appartenant à l’État (14 sites) ont été identifiés pour l’installation d’équipements d’antennes de réseau actif ((équipements actifs LTE) pour connecter les bâtiments administratifs en dehors du circuit de fibre optique, dont sept sont prêts à fonctionner, et des travaux sont en cours pour équiper deux halls identiques pour recevoir le cœur du réseau, avec un taux de progression de 40%.
S’agissant des autres situés dans le circuit (344 sites), des travaux sont actuellement en cours pour les raccorder au réseau de fibre optique avant la fin de cette année, sachant que tous les secteurs ministériels seront connectés avant le 15 septembre 2023.
La déclaration souligne que ce réseau stratégique constituera la base sur laquelle le système de communication sécurisé du gouvernement sera construit, et ce en plus de l’accès à tous les services numériques de l’administration publique.
A propos du projet deuxième câble marin, le ministre a précisé les procédures administratives nécessaires, l’interaction avec les partenaires et les bailleurs de fonds ont été accélérées de manière flexible et fluide, évitant toute procédure bureaucratique obstructive, ce qui a permis jusqu’à présent l’annonce de l’appel d’offres le 3 août 2023 et la programmation de l’ouverture des offres le 5 octobre 2023.
Au sujet du réseau de fibre optique reliant les villes de l’intérieur, (Backbone national), le document précisé qu’en dépit de l’existence d’un réseau national de fibres optiques à la disposition des opérateurs, son exploitation n’a pas été au niveau requis, ce qui a eu un impact négatif sur le niveau de couverture et la qualité des communications sur l’ensemble du territoire national.
Évoquant la Boucle locale de Nouakchott, le ministre a noté que malgré l’existence de ce circuit et son importance dans l’extension de la couverture et de la qualité des services, il a été constaté qu’il n’est exploité qu’à moins de 10% de sa capacité totale, et ce en dépit de l’existence convention d’affermage entre la Société nationale de développement des infrastructures numériques (SDIN) et l’internationale Mauritanienne des télécommunications (IMT).
« Pour accroitre le niveau d’exploitation de ce circuit assurer sa répercussion positive sur la couverture et la qualité des services au niveau de la capitale, un certain nombre de mesures ont été prises, à commencer par le déplacement du dossier et la tenue d’une série de réunions sous la supervision directe du ministère, et la prise des mesures nécessaires pour payer les cotisations de la SDIN, s’élevant à plus de deux millions de dollars américains », note la déclaration.
Dans le même contexte, la communication précisée que le Datacenter est considéré comme étant un projet structurel et souverain important, qui vise à augmenter la capacité de stockage, de traitement et de transfert des données, et que sa première pierre a été posée par Son Excellence le Président de la République le 13 décembre 2021, pour un coût d’environ 8 millions et 700 mille dollars américains.
La déclaration sou qu’une visite d’inspection a démontré que le projet a été exécuté le 10 juillet 2023 à hauteur de 25%, alors que sa réception était prévue le 13 août 2023. Après avoir constaté que le volet le plus important du projet est à l’arrêt, et pour remédier à cette situation et accélérer la mise en œuvre de ce projet dès que possible, les mesures suivantes ont été prises :
– La tenue d’une série de réunions sur le projet avec l’équipe et l’entreprise en charge de la maitrise d’ouvrage ;
-L’envoi d’une mise en garde à la société assurant la maitrise d’ouvrage le 25 juillet 2023 en raison de son retard et à sa demande injustifiée au ministère pour la revue des tarifs.
-Suite à la mise en garde du ministère, la société d’exécution a acquis l’équipement nécessaire ;
Le département entend parachever le projet avant la fin de l’année en cours et entamer des négociations avec les bailleurs de fonds pour prolonger la date limite, qui expirera en octobre 2023.
Pour ce qui concerne la numérisation du système de correspondance administrative, qui n’est pas moins importante que les composantes précédentes(e-Parapheur), il sera procédé à travers une nouvelle application qui s’étend sur trois étapes, dont la première est liée à la diffusion de la demande à tous les ministères, et cela se fera avant la fin du mois de septembre 2023.
Il y a lieu de rappeler que jusqu’à présent, elle a été appliquée par les ministères en charge de la santé, de la numérisation, de l’emploi, de la culture et de l’environnement, tandis que sa deuxième phase est liée à la numérisation complète et progressive de l’inter-correspondance (comme la demande de points de contact, l’identification des points de contact, la transmission de fichiers…) et ce processus aura lieu avant la fin de l’année en cours.
La troisième et dernière phase consiste à permettre aux citoyens, grâce à leurs téléphones mobiles intelligents, de suivre leur correspondance avec l’administration et de connaître le niveau de traitement, tout comme les envois de fonds et les colis postaux sont disponibles en ligne.
Comme pour le portail des procédures administratives, qui est une plate-forme qui affiche toutes les procédures requises par les services fournis par l’administration en général. Cette plateforme montre en détail toutes les procédures et tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ces procédures. Elle sera opérationnelle avant fin octobre 2023.
Dans ce contexte, un système de connexion automatique sécurisée sera mis en place afin d’éliminer la nécessité pour le secteur en charge de l’éducation nationale de demander des extraits de naissance papiers ; ce système est en cours d’élaboration en pleine coopération et coordination avec le secteur de l’éducation nationale et l’Agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés.
Ce système éliminera le besoin de plus de 300 000 extraits de naissance papiers chaque année à partir de l’année scolaire et universitaire 2023-2024, et se limiter à l’usage du numéro d’identification national (NNI) pour chaque élève ou étudiant.
En ce qui concerne la délivrance des diplômes, le secteur de la numérisation, en coordination et en coopération avec les secteurs concernés et l’Agence nationale du registre de la population et des titres sécurisés, s’efforce d’obtenir la délivrance de diplôme de baccalauréat et autres de notre système éducatif sur des documents sécurisés qui fournissent toutes les assurances internationalement reconnues dans ce domaine, et les attestations assurées seront délivrées avant mars 2024.
Quant au projet de numérisation des services publics, le rythme des travaux sur le projet a été accéléré, assurant son efficacité et fournissant des services réalistes et utiles aux citoyens. Dans ce contexte, les lacunes et les réserves contenues dans le carnet de livraison ont fait l’objet d’un suivi auprès du consortium mettant en œuvre le projet et ont veillé à ce qu’il respecte les spécifications techniques contractuelles et les mesures procédurales stipulées dans la passation de marché.
Dans une phase pilote, l’équipe du projet exploite actuellement 10 services, avec l’annonce officielle de l’utilisation effective de la plateforme et des services associés avant la fin du mois de novembre 2023.
En ce qui concerne la couverture des zones frontalières, il s’agit d’un projet stratégique structurel mis en œuvre par le ministère en pleine coordination avec l’autorité de régulation, et les travaux connaissent des progrès remarquables, car son étude technique a été préparée et sa mise en œuvre sera prochaine, à condition que le projet soit achevé avant le 30 juin 2024.