10è réunion du comité de pilotage du projet Investissement pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest
Nouakchott
Les travaux de la dixième réunion du comité régional de pilotage du projet régional d’investissement pour la résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest « WACA » ont débuté aujourd’hui, mercredi, à Nouakchott.
La rencontre réunion réunit les responsables des comités nationaux du projet au niveau des États membres (Mauritanie, Bénin, Côte d’Ivoire, Sao Tomé et Principe, Sénégal et Togo), en plus des coordonnateurs du projet et des techniciens ainsi que des partenaires financiers, notamment la Banque mondiale et l’Union internationale pour la conservation de la nature et un certain nombre d’institutions régionales concernées.
Cette réunion, d’une durée de deux jours, vise à examiner l’état d’avancement de la mise en œuvre des volets nationaux et régionaux du projet, à discuter des modalités de mise en œuvre des décisions et recommandations adoptées lors de la 9è réunion du comité et à analyser les mesures prises pour mettre en œuvre la législation commune relative aux accords additionnels au Traité d’Abidjan et à la mise en place d’un observatoire régional du littoral ouest africain, ainsi que la discussion de la prochaine phase du projet WACA.
Dans le discours d’ouverture de la rencontre, la ministre de l’Environnement, Mme Lalia Ali Camara, a souligné que le Projet Régional d’Investissement pour la Résilience des Zones Côtières en Afrique de l’Ouest « WACA » est un symbole d’intégration régionale qui rassemble les pays de la côte ouest africaine qui partagent les problèmes d’érosion côtière.
Elle a dit que les grands travaux entre le Bénin, le Togo, la Mauritanie et le Sénégal sont des exemples clairs de cette volonté unitaire de faire face au problème.
Mme Lalia Camara a expliqué que depuis le lancement du projet « WACA » 2018, plusieurs obstacles et défis ont été levés grâce à la détermination des pays membres du projet, avec le soutien des organismes donateurs, notamment la Banque mondiale.
Elle a attiré l’attention sur l’importance de certains des points inscrits à l’ordre du jour de la réunion, principalement liés à l’étendue de la mise en œuvre du programme au niveau des composantes nationales, en plus de la mise en œuvre régionale, et les procédures en cours pour la mise en œuvre des systèmes sociaux des protocoles additionnels de la Convention d’Abidjan, ainsi que la mise en place d’un observatoire régional pour le littoral ouest-africain et la préparation du bilan 2024 pour le littoral.
Elle a appelé à améliorer ces activités de manière rapidement mesurable à partir de nos politiques nationales dans le domaine de la protection de nos espaces marins et côtiers afin d’améliorer les conditions de vie de la population.
M. Peter Christian Sen, Directeur du Secteur de l’Environnement à la Banque Mondiale, a pour sa part, passé en revue les objectifs du Projet Régional d’Investissement en Afrique de l’Ouest « WACA » et les résultats qui ont été enregistrés au niveau des pays concernés.
Il a apprécié les efforts des pays membres dans le domaine de la préservation des écosystèmes marins et côtiers, ce qui traduit leur prise de conscience de l’importance de préserver la biodiversité marine dans ces pays dont les côtes souffrent de fragilité.
La cérémonie d’ouverture de la rencontre s’est déroulée en présence du ministre des Affaires Économiques et du Développement Durable, M. Abdessalam Ould Mohamed Saleh, du secrétaire général du ministère de l’Environnement, M. Moulaye Brahim Ould Moulaye Brahim, du Commissaire de l’Union économique et monétaire en Afrique de l’Ouest, M. Kako Nbekpo, et d’autres personnalités.